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 Les chroniques de l'Empire Aidelair

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Pioar

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MessageSujet: Les chroniques de l'Empire Aidelair   Dim 7 Oct - 16:34

Bon, ça ce sont des bouts de RP que je fais pour un jeu de stratégie spatiale où mon empire est typiquement dirigé par Rapace et Nikki, donc si vous ne comprenez pas certains trucs, c'est normal.
Bonne lecture.
Plumes d’acier


Quelque part sur Élémenta, réside une capitale d’un empire qui venait tout juste de panser les lourdes plaies qu’elle avait dû subir, pour sa survie. La ville se trouvait dans un fossé, de forme globalement arrondie, cerné de trois côtés par des gigantesques falaises abruptes qui dominaient de leur hauteur tous les gratte-ciel de la ville et remontait en pente douce du dernier côté, la ville s’étendait sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés. Seul un bâtiment avait la même hauteur que les falaises, hautes de deux kilomètre : ce dernier ressemblait à une arche qui s’éloignait de la falaise, sa base plus proche d’elle que son surplomb, seule une portion en forme de trapèze rattachait le sommet de l’arche à celui de la falaise. Dans la direction de la ville pointait de l’arche une forme semblable à un bec d’aigle, car c’est bien de cela qu’il s’agit, vu du ciel le bâtiment dessinait la silhouette d’un rapace en plein vol dans les cieux. Un ventilateur se trouvait sur le « dos » du bâtiment, expulsant de l’air chaud et créant ainsi un courant ascendant permettant aux centaines de rapaces planant au-dessus de la ville de rejoindre leurs nids situés au flanc de la montagne juste derrière la falaise : un béhémoth de roche semblant perforer le ciel et dont la hauteur semblait dépasser les dix kilomètres de haut. Le bâtiment, bien que démesuré face à ceux de la ville, n’était sans commune mesure face à ce géant, comme pour rappeler que certaines forces de la nature restaient indomptables. Le palais impérial était donc ce bâtiment, là où la gouvernance de l’empire s’effectuait.

Le bâtiment fourmillait d’activité, la hauteur et la forme du bâtiment imposait l’utilisation d’ascenseurs spéciaux, qui décrivaient des trajectoires parabolique. Tous ceux qui y travaillaient étaient concentrés sur l’immense tâche qui consistait simplement à faire en sorte que tout se passait bien dans l’empire. Des centaines de personnes étaient en contact avec des employés d’autres planètes qui étaient situés à des milliers d’années-lumières de la capitale. Deux personnes tout du moins n’étaient pas sujettes à cette frénésie. Ces deux personnes ce situaient dans ce qu’on pourrait désigner comme la tête et le bec de l’aigle, donnant à la salle une forme particulière, mais restant tout de même plane au sol. L’une de ces personnes était une femme, à la peau blanchâtre, aux cheveux châtains et aux yeux d’un marron si intense qu’il pourraient se confondre avec celui du plumage de l’aigle royal perché sur son épaule droite. Ce dernier gardait son équilibre même quand la femme se déplaçait, preuve qu’il est resté si longtemps sur ce perchoir qu’il en a fini par suivre naturellement ses mouvements. Il fixait inlassablement l’autre personne de la pièce, un homme cette fois-ci, mais avec une peau plus blanche encore que celle de la femme, qui se remarquait d’autant plus avec son cou exposé. L’homme dévoila l’existence de l’autorité de la femme par ce geste de respect, une autorité qui s’affichait déjà naturellement sur ses traits sévères et renforcé d’autant plus par l’intimidation que provoquait la présence de l’aigle sur son épaule. Après un instant, l’homme se redressa et la femme lança la discussion :
« Je suppose que vous venez m’annoncer que les procédures administratives sont complétées ?

– En effet, confirma-t-il, nous venons d’avoir le feu vert de la part des autorités Melrehns, l’attestation de changement de dirigeant, de nom d’empire et l’autorisation de quitter la guilde des technologistes pour celle des transporteurs ont été validés. Nous pouvons prétendre à une nouvelle identité

C’est alors que la femme poussa un soupir de soulagement si profond qu’on ne peut se rendre compte que maintenant de la grande tension qui était présente dans son visage, qu’elle avait sans doute accumulé depuis une longue période. L’aigle sembla aussi se détendre, comme si son humeur dépendait de celle de la femme. Elle finit par expliquer les raisons de sa tension, un résumé qui annonçait un long récit lourd d’événements :

– Enfin… On peut finalement effacer les dernières traces de l’Empire Tankiste, et donner sa valeur à l’immense sacrifice que nous avons dû effectuer… Que de chemin parcouru pour en arriver là ! Personne ne devrait oublier tout ce que nous avons traversé… Convoquez-moi M. Aegis, je pense qu’il est temps de faire un discours au peuple.

– A vos ordres. »

L’homme s’inclina encore et se retira. Quand le sas de sécurité fut refermé derrière lui, la femme posa une main amicale sur le dos de l’aigle et le caressa. Ce dernier frotta sa tête sur la joue de la femme en signe d’affection et celle-ci se dirigea vers un bureau, ouvrit un tiroir et en sortit un morceau de viande crue, qu’elle présenta à l’aigle, qui l’avala avec appétit.

– Que d’épreuves nous avons eu à traverser pour en arriver là Nikki… A partir de maintenant, nous allons pouvoir prendre en main nous-même notre avenir, sans tenir compte de l’avis des autres. Nous sommes enfin maîtres de notre destin. Plus qu’une étape et nous y sommes.

L’aigle glapit pour montrer son accord avec ses paroles. Ils s’avancèrent tous deux vers la fenêtre, d’où se déroulait la ville, ensemble de gigantesques gratte-ciels, et où circulaient entre eux des milliers de navettes de transport, montrant l’ampleur de la population. Le palais impérial se situait bien au-dessus de la ville, faisant le double de la taille du gratte-ciel le plus haut. Les centaines de rapaces planant inlassablement au-dessus de la ville semblaient être comme des veilleurs, des gardiens de la ville qui la défendraient bec et ongles face à un quelconque envahisseur ayant un but hostile vis-à-vis de la cité. C’était tandis que tous deux étaient plongé dans cette observation que le sas s’ouvra une nouvelle fois, accordant l’accès à un homme vêtu d’habits lui conférant une autorité plus importante que celle du messager venu juste avant. L’homme s’inclina lui-aussi, et demanda en se redressant : « Vous m’avez demandé madame ?

– En effet Monsieur Aegis, il me faut parler au peuple sur-le-champ. Il est temps de leur rappeler en détail ce que nous avons traversé, et de leur décrire la voie à suivre.

– Tout de suite ? Ce n’est pas un peu précipité ? Nous avons rien préparé, et il faudrait avertir la population un peu en avance pour qu’ils ne ratent pas votre discours.

– Vous avez deux heures à partir du moment que vous avez averti la population, et je veux que ce soit fait dans le quart d’heure suivant. Ne protestez pas, je sais comment fonctionne l’organisation des annonces, je sais donc que vous avez le temps. Ceci est d’une importance cruciale, ainsi je vous donne un ordre Monsieur Aegis. »

Toute contestation qui était sur le point d’être faite par ce dernier fut balayée sur le champ, il eut juste le temps de murmurer un « Vos désirs sont des ordres » avant de se retirer. Après qu’il eut disparu par le sas, la femme alla s’installer dans le fauteuil derrière le bureau, dos au paysage splendide de la ville se déroulant au-dessous. L’aigle sauta de son épaule jusqu’à un perchoir situé juste derrière elle, et la femme attendit tandis que un groupe de techniciens arrivèrent dans la salle pour installer la caméra qui allait retransmettre son discours en direct au peuple. Les réglages prirent à peine une demi-heure, mais le gros du travail était surtout de s’assurer que la communication resterait stable et qu’il n’y ait pas de problèmes de liaison, ces opérations se déroulant donc dans la salle de communication du palais. Les techniciens cadrèrent l’image selon les souhaits de la femme, puis attendirent que tout soit prêt du côté de la salle de communication. Une heure et demie plus tard, un des techniciens décompta avec ses doigts le temps restant avant le début de la transmission, et c’est pendant ce temps que l’aigle Nikki sauta de son perchoir pour se replacer sur l’épaule de la femme, après un signe de la main de celle-ci. Une fois que le technicien ait levé son pouce pour indiquer que la communication était établie, la femme commença son discours.

« Peuple d’Élémenta et d’ailleurs. Ce communiqué à l’attention de l’Empire tout entier est pour vous annoncer que notre quête touche à sa fin. La valeur de nos sacrifices est désormais établie : ils n’auront aucunement été vains. L’Empire Tankiste n’est officiellement plus. Nous ne sommes désormais plus obligés de porter son héritage. Nous sommes désormais connus sous le nom de l’Empire Aidelair, pour rappeler la véritable origine de notre nouvelle nation, et moi, Raphaëlle Mace, est désormais considérée comme la dirigeante de notre peuple. Nous allons aussi dès demain quitter la guilde des technologistes pour rejoindre celle des transporteurs, afin de montrer que notre nation est une nation d’échange, et de montrer notre volonté de nous rapprocher et rapprocher les autres. Nous avons une nouvelle identité, bien loin de l’oppression auquel nous étions associés. Réjouissez-vous, car aujourd’hui est un jour de fête !

Elle s’interrompit un instant, comme pour laisser le temps à ceux qui l’écoutaient de faire ce qu’elle venait de dire. Puis elle reprit, d’une voix plus sombre :

– Cependant… N’oublions jamais l’immense sacrifice qui a été réalisé. N’oublions jamais la tyrannie d’un homme qui était prêt à tout pour s’accrocher au pouvoir pour lui seul, jusqu’à tenter de laisser aucune chose à diriger à ceux qui voudraient le renverser. Laissez-moi vous raconter le déroulement entier de ce que nous allons désormais appeler la révolution des plumes d’acier. Au commencement était un empire fondé par PioarMario, sur les cendres de la grande guerre des tanks. A partir de là, il a bâti un empire d’une taille respectable, orientée sur le développement technologique et qui a prospéré au sein de l’alliance de l’Empire des Ombres Souveraines. Tout cela a duré des centaines d’années, jusqu’au jour où Cetyn a commencé à envahir le cadrant d’Aelron. A partir de ce moment, PioarMario a changé, et a dévoilé sa véritable nature. Il a commencé à produire en masse des bataillons de blindés, sous le prétexte de préparatifs pour une invasion en plein cœur de territoire Cetyn, et s’est progressivement isolé du reste de la nation. Il s’est transformé peu à peu en tyran sanguinaire, paranoïaque d’une potentielle tentative de le renverser, et a donc utilisé les blindés produits pour exercer un contrôle de la population et étouffer dans l’œuf toute tentative de rébellion. Cependant… Il n’avait pas prévu que l’on puisse utiliser la population animale contre lui.

« C’était son erreur fatale. Bientôt, un groupe a commencé à se réunir en secret pour organiser le soulèvement de la nation contre lui, et tenter de mettre à sa place un dirigeant plus modéré, qui serait vraiment à l’écoute de la nation. Je faisais partie de ce groupe. Je me souviens de toutes les réunions que nous avons assistées avec Nikki. Et alors vint le jour J. Nous avons réussi à communiquer avec les rapaces, avec l’aide de Nikki, et à les persuader d’attaquer les aéronefs de transports de troupes, se faufilant à l’intérieur des cabines et tuant leurs pilotes. Les aéronefs tombaient comme des mouches, avec les troupes massées à l’intérieur. Nous avons pu le priver d’une partie conséquente de son armée, et avons rassemblé la population, l’avons équipé d’armes récupérées sur les corps des soldats des aéronefs. C’est alors que j’étais en train de récupérer moi-même une arme qu’une plume tomba à mes pieds, comme une pierre. Je l’ai prise et constaté avec effroi qu’elle était tachée de sang et où de nombreux éclats de métal étaient parsemés dessus, c’était une plume d’acier, et bientôt, de dizaines commencèrent à tomber du ciel. PioarMario avait ordonné aux tourelles de défense de tirer sur l’ensemble des rapaces volant dans les cieux, assassinant la majeure partie de leur population, le reste s’en tirant qu’en se posant immédiatement, comme ce fut le cas de Nikki, qui a senti le danger avant les autres. Bientôt, la population entière se massa et marcha vers le palais impérial, dont la route était barrée par les centaines de bataillons de blindés voulant nous empêcher d’atteindre notre objectif. Les deux camps s’affrontèrent. La révolution des plumes d’acier avait commencé. La bataille fut longue, mais au bout de nombreuses heures, quelques uns d’entre nous, dont moi-même finirent par atteindre le bureau de PioarMario, il tenta de se défendre, parvenant à en tuer plusieurs, mais je fus prompte à réagir, et je fis feu avec mon blaster. Le tir l’atteint au foie, le blessant mortellement. Je m’approchais de lui, et ces dernières paroles furent des paroles d’un fou, celles de quelqu’un qui savait qu’il allait perdre son trône, mais qui voulait que personne ne s’en empare : « Vous n’aurez jamais mon empire ! Varus, Code Exterminatus, mot de passe : M3 Lee. » L’IA à commande vocale répondit alors : « A vos ordres monsieur, l’autodestruction des planètes est lancée, temps estimé avant destruction : 8 heures. » Il mourra dans un dernier souffle, un sourire au visage

« Il révéla finalement la véritable ampleur de sa folie. Il allait annihiler sa population entière, de sorte que personne ne puisse prendre le contrôle de son empire, puisqu’il allait disparaître. Ce processus était de sécurité ultime, ne pouvant être interrompu. Réalisant la gravité de la situation, j’ai ordonné que la population qui le pouvait soit embarquée immédiatement dans les transporteurs disponibles, et le vaisseau de colonisation stationné en orbite, nous avions plus à nous soucier de la bataille, car les soldats ont rendu les armes dès qu’ils ont appris que PioarMario était mort, et on même aidé à l’évacuation après l’annonce de l’enclenchement du Code Exterminatus. Je voulais rester pour ne pas donner l’impression que je voulais sauver ma propre vie, car je voulais sauver la population. Mais celle-ci a souhaité que je vienne, car comme j’étais celle qui avait donné le coup fatal, j’étais embuée d’une autorité qui me permettrait de guider la population, car elle aurait besoin d’un guide après ce qui était en train de se passer. Nous avons donc embarqué sur le vaisseau de colonisation en orbite, et nous sommes partis pendant que la planète connue sous le nom d’A-20 explosa sous l’effet de charges de plasma injectées à son cœur. Et nous savions que toutes les autres planètes subissaient en même temps le même sort. C’est alors que nous nous commencèrent à pleurer, car aucun mot n’existait pour d’écrire l’ampleur du massacre qui avait lieu. Nous avons effectué un voyage de plusieurs dizaines d’années jusqu’à ce que nous atterrissions sur cette planète, baptisée Elémenta en mémoire du nom d’origine de la planète-mère A-20, avant que PioarMario prenne le pouvoir. Les autorités Melrehns nous ont soutenus dans notre épreuve, aidant à la reconstruction. Nous sommes restés dans l’alliance de l’Empire des Ombres Souveraines, car nous savions qu’ils n’avaient rien à voir dans le changement de PioarMario, et ils nous ont soutenus aussi.

« Nous ne devons pas oublier le sacrifice de l’entière population de l’ancien empire, et celui de la quasi-totalité de la population des rapaces d’A-20, qui ont permis la victoire, à un prix incommensurablement lourd. C’est pour cela que j’ai décidé de renommer la planète Elémenta pour le nom de Raptor, en mémoire à l’ensemble des espèces qui se sont sacrifiés. La planète Ator sera aussi renommée Nikki, en honneur à celui qui nous a permis de rallier les rapaces pour gagner notre liberté. Les nouveaux noms des autres colonies seront communiqués dès le lendemain. Ainsi es-ce comment on en est venus à la situation actuelle. Ce que nous allons faire dès maintenant est d’affirmer notre indépendance et notre puissance. Maintenant que Cetyn est vaincu définitivement, nous allons bâtir une flotte militaire destinée à nous défendre face à d’éventuels agresseurs. Nos propres modèles de vaisseaux seront en construction dès très prochainement et nos meilleurs ingénieurs seront à l’œuvre. Nous allons aussi construire une flotte de méta transporteurs MK2 modifiés afin de nous rendre indispensable au sein des Melrehns, et même au-delà. L’avenir sera glorieux et permettra aux victimes de reposer en paix, en sachant que leur mort a été le terreau d’un empire à l’influence dépassant les limites d’Amatens. Ainsi, moi, Raphaëlle Mace, je jure que je ferais tout mon possible pour le bien de notre population. Peuple de l’Empire Aidelair, paré au futur, et paré au décollage vers le firmament ! Nikki glapit et Raphaëlle conclut : Que le vent soit avec vous. »

La communication s’interrompit ici, sous les applaudissements des techniciens pour ce discours d’exception, qui a duré un quart d’heure entier. Raphaëlle sourit brièvement et demanda au techniciens de s’en aller, à l’exception de M. Aegis. Une fois que cela fut fait, elle lui dit d’une voix calme, comme si elle était désormais délivrée de son lourd fardeau : « Ordonnez aux techniciens de faire 4 plans de vaisseaux militaires : un plan de chasseur lourd, un plan d’intercepteur, un plan de croiseur amiral, et un plan de cuirassé, je leur fournirais le détail de mes exigences plus tard, ainsi que le nom, mais en tout cas je veux que cela soit fait immédiatement. Et je vais réfléchir au nom des colonies dès maintenant, je vous fournirais la liste entière dès que cela sera fait. D’ici là, disposez jusqu’à ce que je vous donne de nouveaux ordres. L’homme s’inclina et s’en alla. C’est alors que la dirigeante se leva, s’approcha de la baie vitrée, où elle appuya sur un bouton caché, faisant pivoter une vitre vers le haut et dit à son aigle : « Vole Nikki, transmet nos réjouissance à tes compagnons, je veux que leurs cris de joie résonne dans toute la ville, que la capitale sache que aujourd’hui est un jour de fête, le premier que l’on ait eu depuis deux centaines d’années ! Va fier guerrier et vole jusqu’à ce que le crépuscule arrive. » L’aigle poussa un vif glapissement de joie et décolla par la fenêtre ouverte, d’ici il attrapa un courant ascendant et s’éleva au niveau des autres rapaces survolant la ville. Bientôt leurs cris perçants résonnèrent dans toute la capitale, confirmant qu’il n’y avait plus à pleurer les morts, et qu’il était désormais possible de travailler tous ensemble à l’établissement d’un grand empire, ainsi qu’il devrait l’être. Ainsi s’acheva le premier jour d’existence de l’Empire Aidelair.
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Pioar

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MessageSujet: Re: Les chroniques de l'Empire Aidelair   Dim 7 Oct - 16:37

Rencontre

Laissez-moi vous raconter l’histoire d’une rencontre qui a bouleversé le destin d’un empire entier. Une rencontre entre deux âmes vagabondes qui a abouti à un lien qui compte parmi les plus puissants d’Amatens. L’histoire qui a abouti à la naissance de l’Empire Aidelair.

Au début était tout d’abord une habitante de A-20, la planète-mère de l’Empire Tankiste : Raphaëlle Mace. Elle a passé son enfance dans un village isolé situé dans une région montagneuse de la planète. N’ayant qu’un maigre désir d’étudier, elle a vite adopté un mode de vie nomade une fois qu’elle eut reçu l’éducation basique obligatoire. Ses journées étaient donc essentiellement passées à emprunter des sentiers de randonnée, escalader des montagnes, observer les innombrables rapaces qui chassaient dans la région. Elle dormait à la belle étoile, avec seulement un sac de couchage. Ce fut son quotidien durant plusieurs années, jusqu’au jour où elle fit une chute et se cassa une jambe. C’était la première fois qu’elle eut une blessure pareille, elle lutta durement pour surpasser sa douleur et tenter de trouver un abri afin de pouvoir se soigner, espérant qu’aucun prédateur ne lui tombe dessus.

Malheureusement, alors qu’elle était sur le point de trouver un abri pour la nuit, un des plus dangereux prédateurs d’A-20 la trouva. Elle n’avait rien pour se défendre, et il était clair qu’il voulait la tuer, elle savait donc que son heure était venue. Alors que le prédateur se rapprochait et qu’elle avait accepté son sort, venant des cieux, un aigle royal fondit sur ce féroce prédateur, et lui trancha la nuque d’un seul coup de serres. Il n’eut cependant aucun mouvement hostile envers Raphaëlle. Il se contenta simplement de se poser à côté de la carcasse du prédateur avant de commencer à faire son repas sous le regard choqué de la jeune femme.

Dès que Raphaëlle recouvrit ses esprits, Pour montrer à l’aigle qu’elle n’avait aucune intention hostile envers lui et lui témoigner sa gratitude, elle décida de lui offrir un présent. Elle se dirigea donc vers son sac, et en tira une bandelette de viande fraîche, elle savait que c’était un type de viande qu’appréciaient particulièrement les rapaces. Elle le tendit vers l’aigle alors toujours en train de se repaître de son repas. Ayant vu la femme lui tendre la viande, il leva la tête et considéra la bandelette de viande que celle-ci lui présentait. Il sembla hésiter un instant mais finalement attrapa la friandise et l’avala directement.

Profitant de cet instant, Raphaëlle profita lui caressa la tête et lui dit
« merci ». Ayant d’abord eu un mouvement de recul, l’aigle se laissa finalement faire et accepta avec plaisir la caresse. Raphaëlle tenta de prolonger le contact le plus longtemps possible, mais ne voulait pas risquer qu’il finisse par se frustrer, elle retira sa main quelques secondes après. L’aigle la fixa ensuite dans ses yeux quelques secondes, regard que la jeune femme lui renvoya, puis il décolla.

Raphaëlle prit quelques minutes pour regarder l’aigle s’élever dans les cieux puis elle se dirigea vers une grotte qu’elle avait repérée quelques jours plus tôt, elle savait que cela lui suffirait en tant qu’abri pour la nuit. Une fois installée, elle prit d’abord quelques instant pour reprendre ses esprits, car elle était toujours sous état de choc à cause de ce qui s’est passé. Quelques minutes plus tard, elle put enfin prendre le temps de s’occuper de sa jambe blessée. Elle passa dessus une crème permettant d’accélérer la guérison, ainsi en quelques jours, elle retrouva ses forces.

Une fois qu’elle s’était occupée de sa jambe blessée, son ventre se mit à gargouiller. Pas étonnant qu’elle avait faim, elle n’avait pas mangé depuis plusieurs heures ! Elle fit aussi un feu, sachant qu’elle allait en avoir besoin pour ne pas avoir froid car la nuit commençait à tomber. Elle sortit ensuite des morceaux de viande qu’elle fit griller, accompagnés de quelques légumes qu’elle avait ramassé les jours précédents dans un récipient qu’elle remplit d’eau pour les faire cuire. Une fois que son repas était prêt et qu’elle fut rassasiée, elle passa de longues minutes à méditer sur les événements de la journée. Sa chute, sa recherche désespérée d’un abri, la peur de sa vie face au prédateur, le choc qu’elle eût lorsque l’aigle la sauva , et le bref moment de tendresse qu’elle partagea avec lui. Elle savait que cette journée restera gravée dans sa mémoire jusqu’à la fin de sa vie. Après avoir longuement réfléchi sur ses événements, sa fatigue se manifesta et elle déroula sa couche pour dormir d’un sommeil réparateur.

Elle dormit tellement profondément cette nuit-là qu’elle se sentit totalement revigorée le matin suivant. Après s’être assuré que la crème faisait effet, elle en repassa une couche dessus et s’attela à la construction d’une béquille qui lui servirait à se déplacer un peu dans la grotte. Cela lui prit toute la matinée, avec la préparation de son repas de la mi-journée, mais dès qu’elle finit cette tâche, elle décida d’aller jeter un coup d’oeil à l’extérieur de la grotte, voir si elle ne repérait pas l’aigle qui lui avait sauvé la vie dans le ciel. Elle se réjouit de le repérer immédiatement, en train de planer apparemment juste au-dessus de sa tête, et, de fait, l’aigle piqua vers elle peu de temps après qu’elle soit sortie de la grotte. Mais au lieu de l’attaquer comme le prédateur, il se posa sur un rocher à quelques pas de la jeune femme.

Ils s’observèrent tous deux pendant quelques longues minutes avant que Raphaëlle décida de lui donner une autre tranche de viande. Mais cette fois-ci, dès qu’elle tendit la main, l’aigle n’attendit pas qu’elle s’approche et plana un court moment pour aller se percher directement sur son épaule. Un peu surprise, la rescapée hésita un instant avant de lui donner directement la viande. Elle le caressa encore mais cette fois-ci, le rapace ne partit pas aussitôt son repas fini, il lui rendit sa caresse en se frottant sur sa joue. Même après s’être échangés des caresses et après la friandise qu’elle lui a donné, l’aigle ne broncha pas, il resta même sur son épaule, semblant prendre plaisir à de la compagnie avec Raphaëlle. Après quelques minutes passées à rester immobiles tous deux en observant simplement les autres rapaces voler dans le ciel, la jeune femme tenta de communiquer avec l’aigle :


« Tu n’es vraiment pas farouche toi… Tu dois probablement être seul, je ne vois pas d’autre raison pour que tu t’approches autant de moi. »

L’aigle glapit, comme s’il comprenait et approuva la jeune femme.

« Je te remercie encore de m’avoir sauvée hier, sans toi, je ne serais probablement plus là pour parler avec toi. Je te dois la vie. »

L’aigle se frotta à nouveau contre elle, pour lui prouver qu’il ne regrettait pas du tout cette décision.

« Tu devrais aller chasser maintenant, je peux me débrouiller toute seule, puis il me faudra quelques jours avant que je récupère et que je puisse reprendre mes voyages à nouveau. Va ! Retrouve-moi ici demain. »

L’aigle glapit à nouveau et décolla, s’élevant rapidement dans les cieux et vola en cercles jusqu’à ce qu’il soit assez haut pour chasser et partit ensuite vers l’opposé de la grotte, vers ses terrains de chasse. Encore une fois, Raphaëlle l’observa quelques minutes avant d’explorer les alentours, pour trouver de quoi se nourrir. Elle passa une poignée d’heures à cette tâche avant de retourner à la grotte pour s’occuper de sa jambe, se faire à manger et s’endormir.

Les jours suivants ressemblèrent fortement à celui qui venait de s’achever. Raphaëlle se rendit compte notamment que l’aigle était une femelle, qu’elle n’avait pas de compagnon, et qu’il était doté d’une intelligence inhabituelle pour un rapace, en outre, elle était certaine de pouvoir communiquer avec lui. Une amitié puissante était en train de naître entre les deux.

Lorsque sa jambe finit par guérir, au bout de quelques jours, Raphaëlle était certaine que l’aigle ne la quitterait plus et resterait avec elle. La rescapée décida donc de lui donner pour nom Nikki, et en reprenant la route, commença à mettre au point une méthode qui lui permettrait de comprendre le rapace, ainsi que ce dernier puisse comprendre totalement la femme, bien qu’il semblait déjà comprendre le sens général de ce qu’elle lui disait.

Ils passèrent ensuite les mois suivants ensemble, apprenant à communiquer, discutant chacun de leur vie passée, Raphaëlle lui décrivant par exemple la vie sur la planète, les progrès fait dans le domaine spatial, l’inquiétude de la population à cause de PioarMario. Nikki en retour lui expliquait comment utiliser les courants ascendants, lui décrivait la joie de voler, comment utiliser le soleil pour que l’ombre n’alerte pas les proies… Chacun apprenait de l’autre et cela ne fit que renforcer le lien qui était né entre eux.

Tout cela dura jusqu’au jour où Raphaëlle dut revenir à son village natal afin de se réapprovisionner en certains équipements dont elle avait besoin pour poursuivre ses voyages avec Nikki. Dès qu’elle arriva dans son village, elle remarqua immédiatement que la folie de PioarMario avait empiré : un peloton de blindé patrouillait en permanence dans le village et un couvre-feu a été instauré. Elle passa donc juste le temps nécessaire pour se réapprovisionner avant de quitter le village pour retrouver Nikki, car d’un commun accord, pour ne pas effrayer les gens, il a été convenu qu’elle reste en dehors du village en attendant que Raphaëlle revienne de ses achats.

Lorsque Raphaëlle retrouva Nikki, elle lui confia ce qu’elle a vu et s'inquiétaient de la tournure que prenait la folie de l’empereur. Ils débattèrent donc de ce qu’il fallait faire :


« La situation a encore empiré… Maintenant un peloton de blindé surveille la ville et instaure un couvre-feu. Jusqu’où ça va aller ? J’ai peur que la prochaine étape soit un contrôle total de la population, personne n’aura droit à de l’intimité. Je crains même que nous serons les seuls à avoir droit à de l’intimité et à être libres de nos mouvements. »
« Ils seraient vraiment capables de faire cela ? Cela doit être horrible, de ne plus avoir l’autorisation de se déplacer sans l’autorisation de quelqu’un d’autre… »
– On peut voyager dans l’espace je te rappelle. Quelque chose comme ça, c’est simple à réaliser en comparaison. La question n’est pas de savoir si on peut le faire, mais quand va-t-il le faire.
« Et tu comptes donc te laisser faire comme ça, attendre simplement qu’il asservisse tout ton peuple en sachant que toi tu as la chance de pouvoir te cacher ? »
– Je le sais bien, mais… En vérité je ne sais pas quoi faire… PioarMario est très puissant, presque impossible à atteindre. Je ne vois pas ce qu’on pourrait faire…
« Moi en tout cas, ce que je ferais, c’est que j’irais survoler le repaire de l’ennemi, l’observant, ne lui donnant aucun répit, et le moment où il s’expose, je piquerais sur lui et l’égorgerais d’un seul coup de mes serres. Après bien sûr, je sais bien que mes méthodes ne sont pas les même que celles des humains. »
– Evidemment, ça ne marcherait pas… Aussitôt que tu piquerais vers lui, ses gardes réagiraient et t’abattraient sur le champ. Seuls, nous ne pouvons rien faire… Mais si on trouve des alliés, alors peut-être. Peut-être nous serons capables d’apporter une aide décisive pour renverser l’empereur. Sauf que, le problème est de savoir où les trouver…
« Souvent, les plus grands ennemis sont cachés au plus près de leur cible. »

Raphaëlle fut surprise par cette réponse qui faisait preuve de bon sens. Elle caressa même la tête de Nikki pour la remercier, car dorénavant, elle savait ce qu’elle allait faire et où elle allait aller :

– Tu sais que ta façon de penser est différente de la mienne, ce qui te permet de prendre les choses sous un nouvel angle, et ainsi de prendre en compte des éléments que je survole normalement. Grâce à toi, je sais ce que je vais faire : on va aller à la capitale, trouver ceux qui ont la même ambition que nous, et allons leur apporter notre aide. C’est tout ce que nous pouvons apporter comme contribution, mais je sais qu’elle peut être celle qui pourra permettre la réussite du projet.
« Où que tu iras, je te suivrais, tu le sais »
– Oui, mettons-nous en route maintenant. Nous allons y aller à pied, même si ça prendra des mois. Mais du coup on profitera de ce temps pour mettre au point un plan. Ne traînons pas, 5000 kilomètres sont à parcourir, et il vaut mieux ne pas perdre de temps. Avec notre aide, la chute du tyran est possible. Mettons-nous à l’oeuvre dès maintenant.

Elle brandit son blaster de sa main gauche tandis que Nikki déploya ses ailes et glapit. Une amitié venait d’être forgée dans la plus robuste des pierres, et donnera lieu à de grands changements. Et c’est comment une brève rencontre peut changer le cours du destin.
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