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 Les Médiateurs [Fiction]

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Clésé
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MessageSujet: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 18 Sep - 21:15

Eh bien ça y est. A mon tour de commencer une fic
Cependant, je comptais apporté un petit truc en plus, qui est révolutionnaire sur ce forum.

Je posterai de façon REGULIERE, c'est à dire tout les dimanches à 21 heures  
Le pire dans tout ça, c'est que je vais tenir parole car j'ai beaucoup écris cette semaine Bon, il se peut qu'à un moment je lâche un peu, mais pas tout de suite, ça c'est sûr Ca et ce sera pas 21h pile, comme pour aujourd'hui quoi.

Pour ce qui est de l'histoire, c'est bel et bien chez nous, par contre dans la première partie y'aura que des persos que vous connaissez pas
Dernière note, ce sera écrit tout le long en style romanesque et sans smiley. C'est nouveau pour moi, c'est nouveau sur le forum *Mais pas pour vous, vous avez déjà lu un vrai bouquin je présume*, et surtout, c'est que ce sera fucking serious *Puis Clésé arrivera, et là ça deviendra la seconde guerre mondiale*

Enfin bref.

EDIT DU 25 SEPTEMBRE 2016-->Y'a aussi Pioar et Cam qui sont au style romanesque, mes excuses








Les Médiateurs







 Chicago, en 2066.


 Le ciel orangé annonçait le couché du soleil. Il n'y avait aucun civil dans le secteur. Seulement quelques militaires équipés d'exo-squelettes, patrouillant dans un décor apocalyptique.
Il n'y avait plus beaucoup  de bâtiments debouts. Bien évidemment, ceux qui tenaient encore avaient pris la déflagration de plein fouet, les rendants complétements obsolètes, les murs décripés, prêts à s'écrouler d'un instant à l'autre. Sur l'un d'eux encore sur pied, un hélicoptère multi-rotor gris se posa. Une femme presque entièrement recouvert de noir et de sang en sorti. On pouvait reconnaitre aisément son genre grâce à la finesse de ses jambes et de ses bras.

A l'étage juste en dessous se trouvait une pièce de travail luxueuse immense. Seul le lustre, à l'ampoule clignotante, était affecté par les dégradations. L'autre chose frappante en plus de la taille, c'est le tapis rouge, allant de l'entrée jusqu'au bureau. Dessus, des tas de dossiers disposés partout, certains menaçants même de tomber. L'ordinateur ultra-performant fonctionnait, mais indiquait qu'il ne trouvait pas de point d'accès à internet.
Le fauteuil de cuir était vide, son occupant étant juste derrière, contemplant sa ville natale depuis une grande fenêtre poussièreuse. Il se tenait droit, les bras croisés, les épaules hautes, et un costume bleu qui lui conférait un certain statut social. Tout cela contrastait avec ses cheveux hirsutes et gris, son teint blâfard, et ses cernes montrant sa fatigue. Puis il fini par s'affaler dans son fauteuil quand il entendit la porte s'ouvrir.

La dame était rentrée dans son bureau. Elle s'approchait. Il n'osait pas la regarder. Elle dut donc ouvrir le dialogue.


-C'est un joli spectacle que vous nous avez offert, dehors.
-Madame Ellsberg. Vous arrivez à temps, j'avais justement besoin d'être stoppé, lança-t-il sur un ton fatigué. J'ai toujours rêvé d'arrêter les conflits humains pour de bon. Et voilà le résultat...Désespérant...
-J'avais autre chose en tête, en fait. Qui serait bien plus utile.


A cette déclaration, il écarquilla les yeux, se rehaussa dans son fauteuil, et se retourna pour la fixer. Il était étonné de ses paroles, bien qu'il aurait dû s'y attendre.


-Vous savez, monsieur Hasker, on est dans le même cas qu'Hiroshima et Nagasaki. On ne sait pas vraiment qui blâmer, au fond. Ni qui est réellement responsable pour le lancer de cette bombe.
-Vous le pensez réellement?
-En tant qu'historienne? Bien évidemment! Pour comprendre un événement, il faut retracer tout ce qui est derrière. C'est pour cela que j'aimerai passer ma soirée avec vous. Pour que l'on se remémore toute l'histoire derrière cet affreux événement qui vient de se produire.
-Et bien...
-Et pas de cachoterie en tête, mon mari ne va pas tarder à arriver.
-Comme si je pensais à ça après avoir bombardé plusieurs grandes villes américaines, ma bonne dame.


Elle se rapprocha et se posa sur son bureau. L'homme était tellement fatigué de cette journée qu'il passa sa main sur son visage, et resta planté dans cette position une bonne dizaine de secondes.


-Pour commencer, il me semblerait bien de se rappeler l'histoire des Médiateurs, déclara la dame. Depuis les années 2050, ils oeuvrent pour la paix à leur façon, bien qu'ils aient des points critiquables. Mais c'est dans les années 2020 qu'il y a eu ce déclic. Bien qu'ils n'étaient présents que dans les deux nations fantômes. Ainsi donc...Vous m'écoutez au moins?
-Hmm...
-Oui, je sais très bien ce qui ne va pas. Votre fille, la Médiatrice légendaire, qui a beaucoup fait alors qu'elle est apparu au milieu de nulle part il y a quelques mois.
-Elle me hait au plus haut point, alors qu'avant, elle m'adorait. Mais bon, je l'ai mérité, n'est-ce pas?


Il regarda l'historienne avec insistance. Bien qu'il semblait extrêmement blasé au début, il fini par retirer sa main de sa tête et lui souria. Il fouilla dans sa poche pour sortir briquet et cigare. Une fois dans sa bouche, il reprit.


-Vous évoquiez l'année 2020, vous voulez parler de quand elle a rencontré ce jeune, que j'avais envoyé dans ce pays fantôme un peu...Par la force, c'est bien cela?
-Celui-là même.


Au même moment, la porte s'ouvrit, laissant passant un autre homme, de très grande taille. Celui qui connaissait au mieux toute cette histoire.






Partie 1: Les nations fantômes





Prologue




https://www.youtube.com/watch?v=LX5ToaaOWUY&feature=youtu.be&


Il faisait drôlement froid, pour une matinée de septembre. Un courant d'air s'infiltrait à l'ouverture de la porte, faisant vaciller les flammes des nombreuses torches présentes dans la bâtisse en bois. Tous les clients présents ne firent pas attention, continuant de s'hydrater à l'alcool ou de discuter bruyamment du quotidien. Seul un gars, à l'apparence qualifiable de barbare, prêta attention à la personne qui venait de rentrer.

Ni grand, ni petit, il était habillé d'un long manteau noir. Ce vêtement des plus classiques dans ces contrées donnaient à l'homme une carrure un peu plus imposante que n'est la réalité. Surtout quand celle-ci se met à flotter, en réaction au vent s'engouffrant dans le bar. Refermant le passage, il se dirigea au comptoir. Bien que sa démarche était pleine de confiance, il avait le blanc des yeux parsemé de veines rouges, un teint blanc et une expression faciale énervée, voire fatiguée.

Il s'asseya sur un des tabourets, soupira tout en passant sa main sur son visage, puis sur ses cheveux châtains foncés afin d'enlever les mèches collantes hors de son front. Il resta accoudé sur la structure en bois, attendant le barman. Celui-ci arriva, et enclencha l'intéraction.


-Ce sera quoi pour vous, étranger?
-N'importe quoi, tant qu'il n'y a pas d'alcool.
-Ce sera soit l'eau des ch'vaux, soit du lait d'chèvre.
-Et bien, va pour un lait de chèvre, répondit le client.


A peine le chef des lieux le quitta qu'une autre personne vint rejoindre l'inconnu. Le seul gars qui avait fait attention à son entrée. Le voyageur avait remarqué qu'il provenait d'une table où ils étaient tous équipés de haches, et un avec une épée.


-Alors comme ça, on vient de l'Extérieur? débuta le guerrier aux allures barbares et avec une voix et un sourire cynique.
-C'est vrai. Qu'est-ce qui t'as mis au courant? Mon accent? déclara le voyageur d'une voix rauque et tranquille.
-Un gros accent de russien! Ou de nanselais...Voir kalpolais...Bref! Mais y'a aussi tes bottes miséreuses, et le peu de pantalon qu'on voit. Typique de ce qu'on offre aux bouseux de l'Extérieur comme toi, qui viennent fraîchement d'arriver.
-Ah, tu n'es pas là pour une discussion amicale.


Enervé, le grand belliqueux planta son couteau près de la main de son interlocuteur, qui recula instinctivement son membre.


-Ecoute-moi bien, voleur! Les saloperies immigrantes de ton genre sont pas les bienvenues dans notre belle Velentgrad! Vos pays ont pas été capables de bien se faire? Quel dommage! Pour autant, ça vous donne la raison de nous voler travail et richesse?
-En fait, répondit calmement l'étranger après quelques secondes de répits, je n'en sais rien. Je ne connais rien de votre nation fantôme, ni de ce que ceux de "l'Exterieur" viennent y faire.
-...Et bien alors? Pourquoi se vautrer chez nous? grogna-t-il. On a une bien meilleur vie, c'est ça que tu veux!
-Si tu savais la vérité, mon vieux! disait le voyageur dans une fausse joie. Dans tous les cas, j'ai été obligé de venir étudier votre société. Enfin, plutôt le pays voisin.
-Et que fais-tu ici, alors??! s'exclama le barbare tout en se levant.
-Je suis à la recherche d'une dame, enfin, une futur Médiatrice.
-Et tu connais l'autre salope, en plus??


La brute en eu marre et décida d'écraser son poing sur l'innocent voyageur. Ce dernier lui attrapa le poignet et l'éclata violemment sur le comptoir, lui brisant les os. Puis il empoigna sa gorge, avec une force suffisante pour agenouiller son adversaire, et au point de lui faire perdre ses sens. Enfin, avec sa main libre, il prit le couteau en l'enfonça dans le torse.
Poussant un râle, la victime se débattait toute seule au sol. Puis se rendit honteusement compte qu'il ne saignait pas. Il fut tapé par le manche, et non pas par la pointe de la lame. Effrayé, il recula sur le sol en rampant et sortit du bar. Ses potes à la table en rigolèrent.


-Et bien, voyageur! Vous au moins, vous me détruisez pas la baraque! déclara le patron revenu avec du lait de chèvre.
-Un peu de connaissance en biologie, en psychologie, et le tour est joué, dit l'inconnu en buvant enfin sa boisson.
-Bah, connait pas ces mots. En tout cas, je vous fais ça gratis!
-Merci bien! Dites, comme vous semblez m'apprécier, vous pourriez me dire si je suis le bon chemin pour le lac Helkiene?
-A l'est, vous prenez la gauche en sortant de mon bâtiment, puis c'est tout droit pendant deux heures à ch'val. Mais vous êtes pas au courant du danger?
-Pas du tout, mais c'est là que se trouve celle que je cherche.
-La future Médiatrice? Ouais, elle est partie chasser le monstre qui fout un bordel depuis des mois. Mais c'est une alvole quand même, une alvole! s'écria-t-il. Je sais bien qu'il s'agit de son examen, mais elle va s'faire trucider...
-Vous pourriez m'en dire plus sur ce que sont les Médiateurs?
-Et bien, des chasseurs de monstres spécialisés, mais ils servent surtout à calmer les tensions entre bonnes gens, voyez? Ils opèrent ici, et au pays d'à côté.


Tout le long du récit, le voyageur se rassasiait, puis posa sa chope de lait de chèvre sur le comptoir. Il se leva, réajusta sa manche, puis se dirigea vers la sortie en saluant le chef.


-Monsieur! continua le barman, quel est votre nom? Histoire qu'on oublie pas qui a dominé la soirée!
-Vassili Leschy, maître en conférence d'ethnologie et de sociologie à Beljon, de la nation de Dreanda. Enfin, je doute que vous soyez intéressé par le titre.
-Ca me dit rien mais bon. Ce soir, vous serez connu dans l'comté!


Il sortit du bâtiment, regarda vers l'est, et s'y dirigea, comme convenu. Puis il se remémora la description physique de celle qu'il recherchait. Le tout en traversant des bois sauvages, éclairés par le soleil levant et la rosée du matin.

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Dernière édition par Clésé le Dim 23 Oct - 20:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 18 Sep - 21:30

"-En tant qu'historienne? Bien évidemment! Pour comprendre un événement, il faut retracer tout ce qui est derrière. C'est pour cela que j'aimerai passer ma soirée avec vous. Pour que l'on se remémore toute l'histoire derrière cet affreux événement qui vient de se produire.
-Et bien...
-Et pas de cachoterie en tête, mon mari ne va pas tarder à arriver."
C'est écrit sérieusement, mais j'ai rigolé.


"-Ce sera quoi pour vous, étranger?
-N'importe quoi, tant qu'il n'y a pas d'alcool."
BITCH WHAT DID YOU SAY? *Fait l'attaque vomit* /PAN/



Tu parles d'une manière de faire peur à une brute *Prends des notes sur le couteau* /PAN/


Fic sérieuse hein? CHALLENGE ACCEPTED pour lire.

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Clésé
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 25 Sep - 20:42

Chapitre 1: L'arrivée





https://www.youtube.com/watch?v=za8eYjQ7Nz8


 Dans la pénombre forestière, elle marchait à pas feutrés, son arme à deux mains pointées vers l'avant. Son regard acéré fuyait dans tous les sens, à la recherche de sa proie.


C'était une jeune dame équipée d'un pourpoint noir, et de quelques motifs, des tracés oranges. Ce haut à manches courtes avait en dessous un autre tissu, blanc, pour cacher le coude de la propriétaire, ainsi que de longs gants marrons cachant une bonne partie de ses avant-bras. Son pantalon gris semblait fourré et protecteur, et pourtant s'en dégageait aussi une impression de légéreté. Pratique pour avoir un bon jeu de jambes au combat.

On remarquait aussi des sanglages s'enroulant autour des deux jambes. Pareilles lanières de cuires se trouvaient aussi sur chacune de ses bottes marrons, mais aussi un bien plus gros qui la ceinturait au dessus du bassin. Accroché à sa droite une arbalète, et à sa gauche une petite dague. En un baudrier passait aussi sur son épaule droite, recouvrant tout le long de son dos.

Mais l'élément le plus notable chez cette aventurière était ses cheveux. Gris-cendré, mariage parfait avec le bleu clair de ses yeux étincelant. Dépassant de peu le dos, sa chevelure était en partie attachée en chignon avec un ruban bleu. Au niveau du front se formait quelques piques, tandis que sur le côté, de fines et jolies longues mèches "coulaient" le long de ses oreilles, tandis que les pointes se posait calmement sur ses épaules.


Elle était tout le temps équipé de son hallebarde de petite taille. Pour preuve, elle en était justement équipée pour son actuelle traque.

La nuit approchant, la dame avait tout prévu; elle prit sa fiole au liquide jaune, pendouillant à sa ceinture, et bu le tout d'une traite. Elle stoppa sa marche net, pencha sa tête vers le bas, et se mit à avoir de légers troubles respiratoires.  Jusqu'à ce qu'une goutte de sang coule à partir de ses deux yeux. Des gouttes acides. Malgré cette épreuve à la potion douloureuse, elle peut désormais voir -temporairement- dans le noir, tout comme le monstre.

La bête, appelée alvole. Malgré ses airs anthropomorphiques, elle était assez hideuse et pourvu d'un bec, volant près des arbres. Ses habits en lambeaux le recouvrait, mais ses ailes blanches possédaient tout de même une certaine beauté, faisant refléter les lumières émises par la lune.
Elle n'allait pas bien vite. Elle devait avoir senti une proie.

La dame, elle, l'avait repéré. Elle se mit à courir, fit un petit saut sur un arbre abbatu, suivi d'un énorme bond la faisant atterir pile sur la bête. Elle planta sa hallebarde pile entre les deux homoplates. Pas assez fort pour tuer le monstre, mais suffisament pour que les deux êtres s'écrasent au sol.

Suite à quelques roulés-boulés, l'humaine était debout, sa proie aussi malgré des difficultées.



https://www.youtube.com/watch?v=1XTwxyq4OSk



La bête fonça sur l'hallebardière. Levant son arme, cette dernière l'abbatit violemment sur la bête, mais elle bloqua avec ses avant-bras, garnis de plaques d'acier. S'en suivirent d'autres coups de hast, tous contrés par l'alvole, qui finit par riposter d'un coup de griffe au visage. Reculant sa tête pour esquiver, la guerrière fit trois autres pas en arrière, avant de former un signe rouge.

Une boule de même couleur se forma et s'écrasa sur le monstre. Confus par ce sort,  c'était le moment idéal pour le décapiter. Mais elle eut tout de même le réflexe de baisser agilement son buste de manière inhumaine. Puis de planter son bras dans le ventre de l'humaine, sans aller profondément. Elle regretta rapidement son geste et retira son membre, le sang acidifié lui brûlant la main. L'aventurière, un peu blessée par l'attaque, l'attrapa par le cou et l'écrasa sur un arbre, puis tenta à nouveau de la décapiter. En vain.

L'ailé en profita pour s'envoler un peu plus loin, et fondi dans les arbres. Il ne lui fallut même pas dix secondes pour sortir des fourrés à toute vitesse pour lui porter un coup fatal. Celle-ci put faire un plongeon dans l'herbe juste à temps. Malheureusement, le monstre, plus rapide, lui mit un violent coup de patte sur la tête alors qu'elle se relevait, aggripa son arme et la jetta au loin. Puis il mordit son ennemie juste en dessous des côtes.

La dame tapait sur sa tête, en vain, tout en poussant des râles de douleurs. La situation était vraiment mauvaise pour l'humaine. L'alvole, elle, préféra na pas s'enfoncer avant de recevoir trop de sang acide. Elle préféra garder prise tout en soulevant sa proie avec ses mains et la jetta au loin comme un vulgaire caillou.


Fin du thème


Elle était allongé au sol, reculant lentement avec un bras -l'autre tenant la blessure-. La bête quant à elle se rapprocha lentement, en balançant sa langue un peu partout. Malgré ses airs bêtes et monstrueux, l'alvole était douée de parole.


-Même avec cet acidité de Médiateur, je reconnaitrai ce sang entre mille. Le sang maternel..., rajouta l'alvole en fourchant sa langue.


Elle continua sa marche lente et terrifiante dans la pénombre, en affichant un sourire sadique et en poussant d'horribles petits cris. Mais sa tête devint lourde. Ses articulations lui faisaient mal. Commençant à convulser, elle regarda sa main, puis vit l'humaine se relever douloureusement.
Regardant dans ses alentours, le monstre aperçu qu'elle était dans un cercle. Formé par les soins de la guerrière lorsque qu'elle fut violemment mordu par une mâchoire sous les côtes.

Après avoir poussé un cri sauvage, la bête sauta sur son opposante. Accueilli par un bref et violent souffle de feu, elle était maintenu dans le piège. Sa solution étant d'en sortir sur le côté, et d'en finir avec l'humanide au plus vite avant que son état n'empire. Celle-ci eut le temps de reprendre son arme, d'esquiver un coup de griffe en executant un pas sur la droite, puis de lui mettre un coup de hampe (Bâton du hast) sur la tête. Enfin, elle planta sa lame dans le bras du monstre, lui arrachant.

Effrayé par une issue de combat incertaine, l'ailé recula non sans trébucher ridiculeusement, puis prit son envol pour fuir. Elle se prit un carreau par derrière, le faisant s'écraser sur le sol, la tête la première. Dans les vappes, il put entendre un mécanisme d'arbalète grinçant dans le noir. En se retournant, l'alvole prit un autre tir en plein dans le coeur, s'écroula, et mourra.

L'humaine s'approcha en titubant, la main gauche toujours sur sa plaie droite, et l'autre saisissant sa dague. Arrivé au niveau du monstre, elle s'effondra sur ses genoux. Puis sur son ventre.




--




https://www.youtube.com/watch?v=404Vyt92lCs


Le soleil commençait de se montrer. Ses premiers rayons allaient droit sur elle, l'éblouissant. La guerrière se redressa non sans peine, mais au moins en vie. Elle observa les alentours, apercevant sa proie au sol, morte. Contente de s'en être débarassée, elle reposa tout son corps sur l'herbe fraîche du matin. Puis elle se releva soudainement en sentant une présence derrière elle. L'homme qui la recherchait. La réaction de la Médiatrice fut pour le moins étrange, au premier abord.


-Rassurez-moi, vous ne m'avez pas soigné, tué aucune bête qui rodait, rien de tout ça?
-Eh bien, non...Vous auriez préféré que je vous laisse en nourriture aux prédateurs du coin?
-Héhé, grand dieu non, déclara-t-elle en s'asseyant sur un tronc d'arbre abbatu. J'ai enfin droit de l'être...
-La future Médiatrice en examen? C'est donc bien vous, Midori Hasker?


A cette question, elle lui souria, et fit un oui de la tête.


-Un nom altenrien (Japon) dans un pays ultra européen? C'est intéressant, déclara calmement le voyageur.
-Hey, je n'ai pas que ça de mystérieux! Mais bref, vous êtes qui, pour me rechercher ainsi? lui repondit-elle
-Vassili Leschy. J'ai été envoyé par votre père, dit-il tout en se posant à côté d'elle.
-Mon père? Tiens donc, il se dit que c'est maintenant que je devrai avoir besoin de protection?
-Bien au contraire, il m'a dit que c'était plutôt vous qui me protégerait! Plus sérieusement, il m'a envoyé contre mon gré faire quelques...études sociétales sur cette île, et que je devais m'adresser auprès de vous pour débuter.
-Contre votre gré? Ca ne lui ressemble pas...Mais bien, pourquoi pas après tout? J'ai juste une question, ça ne presse pas trop au moins, votre histoire?
-A moins de faire un dossier bien complet ou de mourir entre-temps, j'ai tout mon temps, répondit le chercheur.
-Parfait, je dois retourner à la cathédrale d'Arseldown pour midi tout au plus, pour faire mon rapport avec la tête de la bestiole en preuve. On a une bonne demi-heure de chemin, mais le soleil est haut.


Midori se releva et alla vers le monstre, découpant sa tête avec un peu de mal. Puis elle fini en l'entreposant sur le côté droit de son cheval. Après une vérification de ses blessures, elle monta sur son destrier, hallebarde au dos, accroché grâce à une sorte de pince automatique. Le genre de chose réellement atypique dans ce pays. Vassili l'avait bien remarqué. Depuis son arrivée, il avait l'impression d'être au Moyen-Âge, même s'il n'était pas allé plus loin que les campagnes de Velentgrad, pour l'instant.

Il monta lui aussi un cheval, qu'il avait récupéré quelques heures plus tôt, après une confrontation avec des bandits. Pendant tout le long du trajet, c'était le calme plat. De temps à autre, il tentait de lancer une discussion, en vain. Pourtant, il voyait qu'elle l'observait à certains moments, mais elle détournait son regard à chaque fois.

Il se demandait à quoi tout cela rimait. Mépris? Dédain? Soudaine timidité? Bah, il finirait bien pas savoir prochainement.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Sam 8 Oct - 12:33

Bon j'avais fait un petit pavé qui s'est effacé, donc ce sera plus concis mais je remets les points forts qui m'ont marqué *tg*

Ben déjà j'aime beaucoup les descriptions, y'a un truc qui fait que c'est vachement agréable à lire, et alors que c'pas des pavés on se fait quand même une bonne image des endroits et de l'ambiance donc bravo de ce côté

Après les personnes sont aussi bien introduits, tu sens déjà la classe émaner d'eux  (le combat du 1er chapitre était vachement plaisant par exemple *tg*)

et le reste que j'avais dit dans la pauvre première version j'ai oublié :( *tg* Mais bon, au moins j'ai rattrapé, et ça, c'est cool.

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Attention spoil:
 
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 16 Oct - 21:27

Suite du chapitre 1






https://www.youtube.com/watch?v=TJuPBBw-l-M


 Il était désormais dans les 11 heures du matin, avec un ciel dégagé et un soleil tapant, contrastant avec les vents frais de septembre. Après trois-quarts d'heure de trots à cheval, les deux personnages arrivèrent à la cathédrale d'Arseldown, le bastion des Médiateurs situé en un lieu forestier.

Avec ses allures de château fort en pierre, et de la mousse un peu partout, le bâtiment possédait pourtant une façade principale ressemblant aux cathédrales habituelles. Néanmoins, les coins avaient des tours ornées de meurtrières. Et le toit lui était une immense terrasse.
Ils harnachèrent leurs chevaux à l'extérieur, puis rentrèrent une fois le pont-levis abaissé. Seul un homme était présent. Cheveux bruns biens coiffés, des jolies lunettes rondes, un pourpoint bleu et un pantalon blanc, ainsi que des bottes marrons.

Il s'approcha d'abord tout sourire en apercevant Midori, mais sa trogne devint nettement moins gentille quand il aperçeva le compagnon qu'elle ramenait.


-Qui est-ce donc? demanda-t-il amèrement.
-Un simple voyageur, que j'ai rencontré après avoir battu l'alvole.
-Alors ça y est! Tu es une Médiatrice!


Les deux se prirent dans leurs bras, et se mirent à s'embrasser. De façon assez intense pour comprendre qu'ils étaient en couple. Ils se relâchèrent enfin après quelques secondes.


-Midori! Tu es blessée!
-Eh bien? J'ai affronté une alvole, pas un simple gouafre.
-Alors allons à l'infirmerie, veux-tu?


Puis le couple s'en alla dans une autre pièce. Evidemment...Seul dans l'immense hall, Vassili prit le temps d'observer l'endroit où il se trouvait. Tout de pierre, avec un tapis rouge se déroulant de l'entrée à l'autre bout de la l'immense pièce, se terminant sur un escalier. Il prit le temps d'observer les portraits accrochés tout le long des murs. Des tableaux des chefs Médiateurs. Le premier datait de 1871.  
Il marcha, scruta chaque portrait qui n'avaient rien de différents, excepté le personnage représenté. Mais le dernier était particulier. Plus grand, le cadre était beau à voir, moins triste que les autres. Et l'homme présent dégageait une certaine aura.
Bras croisés, armure légère mais impressionnante, regard à la fois dur et sympa, peut être grâce au mouvement des lèvres. Seul détail picotant, ses cheveux attachés en queue de cheval. Mais le chercheur savait bien une chose; c'est démodé dans SA société, mais peut être qu'il s'agit d'un signe de puissance dans CETTE société.
Cette distinction de point de vue peut paraître idiote, mais est très importante, surtout dans sa branche scientifique. Bref. Puis il se mit à lire le descriptif tout en se grattant.


-Voyons voir... "Roy "Zirael" Zerkof, chef des Médiateurs de 1997 à ...". Hum, sûrement l'actuel chef. Sympatique cadre, il ne doit pas faire dans la demi-mesure, je pense.


Il entendit une porte s'ouvrir. L'homme de tout à l'heure s'approcha de lui. Il semblait cette fois un peu plus ouvert et souriant. Puis il se pencha honteusement.


-Monsieur Leschy, je suis désolé de vous avoir dévisagé il y a quelques instants. Si vous aviez aidé ma femme dans sa quête, vous auriez perturbé l'examen. Vous ne pouviez pourtant pas le savoir...
-Ne vous inquiètez, je comprends que vous soyez méfiant envers ce qui est étranger. C'est un réflexe humain en somme tout assez classique, rassura Vassili en lui tendant sa main. Vous êtes?
-Hum hum, toussa l'homme en lui serrant la main, je m'appelle Friedriech Vegelbud, Médiateur de classe D, né d'un père osteurien (Autriche) et d'une mère idricienne (Italie).


Se présenter en annonçant l'origine ethnique de ses parents? Là où ça pourrait paraître bizarre pour un occidental, le voyageur nota ce comportement dans un coin de sa tête, avant que son hôte n'enchaîna la discussion.


-Ma femme m'a raconté à propos de vous, que c'est apparemment mon beau-père qui vous a envoyé pour...Etudier notre société, c'est bien cela?
-C'est bien ça. J'ai besoin de passer par vous pour pouvoir m'intégrer, expliqua Vassili.
-Je vois...Vous comptez passer par l'observation participante, ou simplement directe?
-Euh, participante... répondit-il en étant surpris. Vous vous y connaissez en sciences humaines?
-Ah! Je suis de classe D, dit Friedrich, je connais beaucoup de choses des sciences humaines, notamment celles de l'Extérieur. Bien que je ne devrai pas...
-La population n'a pas accès à ce qui se passe à l'Extérieur? demanda le chercheur.
-Non, la perception des peuples de cette île est fausse, mais celle des gouvernants aussi, je pense. Pour eux, si on sort de l'île, on ne trouvera que mort et désolation, et des humains "sauvages", réduit à l'état de tribu.  Pour ce qui est de ma femme est moi, nous sommes un cas...Particulier, mais nous verrons celà plus tard, voulez-vous? termina-t-il gaiment.
-J'ai remarqué aussi autre chose d'étrange, que l'on a pas à l'Extérieur. Des bêtes capables de parler, des monstres je dirai même. Tiens, un peu comme...Celui là-bas?


Fin du thème


Friedrich se retourna en direction du pont-levis, toujours abaissé. Un desdit monstre, très proche des trolls, fonçait vers les deux hommes. Le Médiateur tendit sa main en direction d'une hache, qui ornait les murs, et l'attira vers lui par psychokynésie. Il créa par la suite un souffle de feu avec son autre main pour stopper la course de la bête.


-Reculez Vassili!


Il tenta de frapper le monstre à deux reprises. Mais il esquiva, puis frappa violemment la hache, la décrochant des mains de son propriétaire. Puis il envoya valdinguer l'humain d'un coup de patte.
Au même moment, Vassili, censé rester en retrait, chargea sur le troll en poussant un léger grognement, sabre en avant, et le planta dans l'abdomen. Ni une ni deux, il retira son arme du corps, et fit un grand bond en arrière pour éviter un coup de patte. La bête fit deux pas en arrière, avant qu'un boule de feu ne viennent s'écraser sur sa tête, le tuant sur le coup.

Le combat étant apparemment terminé, il rangea son arme dans son fourreau, et regarda sur sa droite. Même habillé d'un simple peignoir et de quelques bandages, ça ne prenait qu'un sort à Midori pour en finir. Elle rigola, puis retourna dans l'infirmerie. En effet, son action la fit saigner de nouveau. Utile.
Le voyageur quant à lui releva Friedrich.


Reprise du thème.


-Et ben, niveau sorts, votre femme ne fait pas dans la dentelle, je me trompe?
-Oh, je suis de classe D, et elle en C, c'est donc son domaine, répondit-il en étant secoué.
-Il y a différentes classes de Médiateurs? demanda Vassili?
-Les D pour diplomates, les C pour combattants, les M pour les mixtes, répondit Friedrich.
-Hmm hmm, je vois.
-Dites voir, Vassili, vous aussi vous êtes taillés pour le combat. Pourtant vous avez fait de grandes études, n'est-ce pas?
-Hey! Comme vous, j'ai aussi ma petite part de mystère.
-Bon, ne restons pas planté ici! Venez avec moi, vous avez besoin de meilleurs habits que ces chiffons.


--


Une heure après, l'outsider sortit d'une salle de bain, avec les cheveux pas super bien séchés. Ca faisait deux ou trois jours qu'il n'avait prit ni bain, ni effectué de rasage, ce qui le rendait déjà bien plus présentable. Il avait désormais une chemise blanche aux manches retroussées, un pantalon noir, et des chaussures marrons. Alors que l'osteurien le rejoignait, il finissait de mettre une ceinture en cuir au niveau du bassin, celle qui tenait son sabre. Trop grande, il fit une boucle sur la fin.


-Vous faites déjà bien plus présentable, et banal! A l'exception de l'épée, seul les Médiateurs et les autorités sont autorisées à en porter, hors de la zone d'Arseldown.
-Ca marche pareil à l'Extérieur, alors ne vous inquiètez, je ne la garderai pas, rajouta le chercheur avant de remettre son long manteau noir.
-Votre arme d'ailleurs...Ce n'est pas un simple bout de fer, non?
-C'est une shashka, une lame légérement courbé, assez courante en Ressia à une certaine époque. Par contre, le fer lui n'est pas banal, déclara-t-il en la rangeant dans son fourreau.
-Je vous accorde que c'est une très belle arme! rajouta Friedrich. Comme beaucoup de Médiateurs, je combats avec une épée à deux mains. Et toujours une dague pour découper la tête des monstres. Une forme de preuve.
-Les Médiateurs sont des chasseurs de monstres, en somme? demanda Vassili.
-Pas vraiment. Nous sommes à la base des diplomates avec une formation au combat. Crée vers...1871. Les monstres, on s'en occupe depuis leurs apparitions vers 1910. Notre but principal reste avant tout le maintien de la paix à différentes échelles.


Au même moment, Midori vint rejoindre les deux hommes. Elle était de nouveau habillée en guerrière, malgré quelques bandages dépassants de ses vêtements.


-Je suis prête, on peut rentrer chez nous maintenant!
-Allons, Midori, tu es en convalescence! se plaigna son mari.
-Maintenant que je suis officiellement Médiatrice, je dois proposer mes services au plus vite au lieu de chômer, tu ne penses pas? Et puis, je dois aider notre cher Vassili dans son enquête, rajouta-t-elle joyeusement.
-Ma chérie, je sais très bien que tu ne veux que revoir notre fille!
-Eh bien, toujours aussi perspicace, mon cher!
-Sans vouloir jouer les moralisateurs, vous avez risqué votre vie ainsi alors que vous êtes une mère? fit remarquer Vassili.
-Ca peut paraître bien étrange, mais je me suis toujours destinée à être Médiatrice, peu importe ce qui ce passe. C'est un peu mon choix, disait-elle en rigolant légérement. Allez, je vais m'occuper des cheveaux, je vous laisse encore cinq minutes de repos, après c'est fini!


Alors qu'elle sortait, son mari tapota l'épaule du voyageur. Ils rejoignirent une carte de l'île, où on pouvait apercevoir des bouts d'autres pays aux abords du dessin.


-Voilà l'île où nous sommes, expliqua Friedrich, et la zone neutre qu'est le village et sa cathédrale d'Arseldown est pile au milieu. Le pays au nord, mais qui n'a pas d'accès à la mer, c'est Velentgrad. Tu connais un peu, donc?


Vassili remarqua que cette fois, il le tutoyait. Cette remarque banale le mit néanmoins plus en confiance.


-Oui, j'ai remarqué qu'ils n'aimaient pas trop les immigrés. fit remarquer l'outsider. Tout du moins dans les campagnes, sans faire de généralités.
-Tout les politiciens du pays en font leur programme, de nos jours. Il y a quelques semaines, en août 2020, il y a même eux des émeutes chez eux. En fait, le problème dans tout ça est le deuxième pays de l'île, qui attire les migrants du continent d'Efsane mais qui ne les obligent pas à rester chez eux.
-Donc, si mon esprit de déduction marche correctement, il s'agit d'Asheland?
-Exactement.
-C'est justement ce pays qui m'intéresse. Pour ne rien te cacher, ton beau-père ne m'a rien demander sur Velentgrad.
-Si tu veux comprendre Asheland, tu seras bien obligé de t'attarder de temps à autre sur Velentgrad. Ces deux pays ont un traité économique équivalent à votre...Union d'Efsane, si je ne me trompe pas.
-Si tu compares à la disparition du contrôle aux frontières, oui.
-Voilà. Actuellement, des actes terroristes sont perpétrés en Asheland et Velentgrad, commit par des migrants efsanais. Enfin bref, nous allons partir à l'instant, et on arrivera à 21 heures
-Dix heures de trajet? Pour aller où?
-Ici, dit Friedrich en pointant le sud de l'île sur la carte. On habite New-Manchester, la capitale du pays.


Ils s'en allèrent dehors, pour rejoindre la guerrière et s'en aller.
Pendant le trajet...


-Au fait Vassili, débuta Midori, je suis vraiment désolé pour ne pas t'avoir adressé la parole, ce matin...
-Pendant le trajet?
-Oui. Tu disais que mon père t'avais obligé de venir ici, donc je suppose que tu ne dois pas me porter dans ton coeur. Du coup je n'ai pas trop osé...
-Je ne juge pas quelqu'un à cause des actes d'un membre de sa famille. De plus, même si j'ai été forcé, il semblait exprimer un sincère regret. Et au fond, tout comme lui, tu sembles sympa.
-Hé, merci....Mais oui, c'est comme ça que marche notre famille des Hasker!
-Vegelbud. Tu es une Vegelbud, maintenant, rajouta Friedrich de manière désespéré.
-Laisse-moi le temps de m'habituer, ça ne fait pas longtemps que j'ai changé de nom de famille...
-Un an, ma chère.


Puis les deux se bousculèrent gentiment, en rigolant, et en se fixant amoureusement.


-Et toi Vassili? Tu as quelqu'un dans la vie?
-Nan. De toute façon, je n'ai pas vraiment envie.
-Penses-tu! Tu trouveras un jour sans t'y attendre, j'en suis sûr! déclara Midori.
-Si tu le dis.
-J'y pense, tu es émotif? demanda Friedrich.
-Pas à un gros degré, pourquoi?
-On est sur la "route des Fins", il se peut qu'on trouve des arbres avec plusieurs personnes pendus. Une condamnation rare, mais qui trouve quand même des clients.
-Hum, un truc routinier, quoi.
-Vraiment?
-J'ai participé à la crise breskimienne (Ukraine) en 2014. Je n'en suis pas traumatisé, donc ça ira.
-Personnellement, j'ai toujours un peu de mal en y passant, dit la jeune dame.
-De même, rajouta son mari.


--

Le ciel orangé s'assombrissait de plus en plus, annonçant la nuit qui arrive. Le trio débarqua de la forêt qui n'était pas très dense. A dos de cheval, ils étaient sur la seule colline de tout le plateau, leur donnant une vue d'ensemble de ce qu'ils observaient.

Une ville industrielle à l'ancienne, comme on n'en fait plus. Rien qu'à voir toutes ces fumées sortant des bâtiments, ça se ressentait. A cette distance, on pouvait même facilement faire du découpage de quartier. Au centre-ville, de grands et majestueux appartements en pierre, et sur la partie ouest, beaucoup de maisons en bois insalubres. Toute la partie du sud semblait consacrer à la zone industrielle.
En clair, là où Velentgrad semblait bloqué à la Renaissance, Asheland était bel et bien à l'époque industrielle, comme l'imaginait le reste du monde.


-Alors Vassili, t'en dis quoi?
-Et bien, je ne suis pas déçu. Exactement ce à quoi je m'attendais.
-Il est vrai que les gens de l'Extérieur ne savent strictement rien de ce qui se passe dans les deux pays? demanda Midori.
-Tout comme ceux vivants ici qui pensent que l'Extérieur n'est que mort et désolation je dirai, rajouta Friedrich
-C'est le cas, oui, mais on aura l'occasion d'en parler plus tard.


Suite à ses paroles, il continua de contempler ce qu'il avait sous les yeux, et resta bloqué. Il se posait tout un tas de questions auquel il n'avait strictement aucune réponse. Alors qu'il continuait de regarder, elle l'interrompit en le tirant hors de ses pensées.


-Hey Vassili, il y a un problème?
-Oh rien, je réfléchissais déjà à quelle méthode j'allais utiliser pour comprendre ce que j'ai devant moi. C'est du jamais vu dans les sciences que je pratique, vois-tu
-Tu ne mentirais pas un peu? Je viens de t'appelé cinq fois sans que tu ne me répondes. Il y a quelque chose d'autre, et qui te tracasse.
-Eh bien..Ton père ne m'a strictement pas dit pourquoi il m'a envoyé ici, ni pourquoi il s'intéresse à ce pays autarcique, ni même pourquoi il m'a choisit moi alors qu'on ne se connait strictement pas.
-Je ne sais pas non plus pourquoi, mais on le saura bien un jour ou l'autre. En attendant, on devrait se dépêcher de rentrer, tu dois avoir besoin de repos.


Au même instant, elle ordonna à son cheval d'avancer au trot. Il fit de même en allant d'abord lentement, et en regardant à nouveau la ville où il allait devoir désormais vivre contre son gré. Puis il fit accélérer sa monture à son tour pour les rattraper.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Jeu 20 Oct - 13:38

Je trouvais que le dernier chapitre faisait pas de sens, jusqu'à ce que je lise celui d'avant. /PAN/


Combat épique. C'est écrit en roman, on sent plus de sérieux (c'est nécessaire aussi, faut que ce soit crédible )
Sociétales? C'est un vrai mot? Je pensais que c'était inventé. Ben merci, cette fic m'apprend de nouveaux mots. *Sors*



"Les deux se prirent dans leurs bras, et se mirent à s'embrasser. De façon assez intense pour comprendre qu'ils étaient en couple. Ils se relâchèrent enfin après quelques secondes."
J'ai ri involontairement.


Deux bonnes suites.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Jeu 20 Oct - 18:01

IL S'APPELLE FRIEDRIECH OH MON DIEU
DU RIECH FRIS 
DU RIETSCH FRIS 
DU RIZ FRI- *tg omg*


"fin du thème" "reprise du thème" TU M'AS TROMPEE ESPECE DE MECHANT éwé *j'ai gueulé telle une fragile en lisant reprise du thème, c'était epic*

"-Laisse-moi le temps de m'habituer, ça ne fait pas longtemps que j'ai changé de nom de famille...
-Un an, ma chère. " Ben on a pas tous la même appréciation du temps, ça arrive. *tg*




C'était un bon chapitre avec un peu de transition pour installer le nouveau décor, mais j'ai pas grand chose à dire donc..ben voilà, j'attends de voir ça avec la prochaine partie  

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 23 Oct - 21:02

Chapitre 2: Première observation




https://www.youtube.com/watch?v=cFf1245LMSA



 Le matin gris de septembre était là. Il ne faisait pas spécialement froid, malgré un vent léger. Pas mal de personnes marchaient dans la rue cependant alors qu'il était six heures trente du mat'.
Il sortit en premier de ce qui semblait être la meilleure maison du quartier -La moins délabrée, en somme-. Puis il descendit lentement les trois marches, main sur la barrière d'acier maladroitement peinte en noire, tout en observant les alentours. Chose qu'il n'eut pas le temps de faire en arrivant pour la première fois hier soir, à cause de la nuit s'abbatant sur la cité. Vassili en était stupéfait.


-Alors, on observe la beauté du quartier osteurien?  dit Midori en descendant à son tour les escaliers.
-J'ai l'impression d'être dans une projection holographique 3D de vieux quartiers, qu'on peut voir dans n'importe quel bouquin d'histoire à la page "période industriel". Et pourtant non, c'est bel et bien la réalité.
-Evite de dire "holographique", 3D", ou toute autre terme inapproprié pour cette époque en présence d'autres personnes. Bon! Prêt à commencer de voir comment fonctionne  cette société?
-Pas le choix, déclara sinistrement Vassili. Et toi, première journée de Médiatrice?
-Ah ça tu sais, je me force à sourire et être calme, mais c'est très difficile.
-A force de faire, tu oublieras très vite ces anxiétés, tu verras.


Elle ne dit rien, et commença de marcher en prenant à sa gauche, vers une légère montée. Il se mit à la suivre, tout en continuant d'observer le quartier.
La voie était composée d'un passage piéton de chaque côté de la route, et qui était faite en galet. Dans les pays occidentaux, seul certains centres-villes avaient encore ce genre de route, pas du tout pratique pour les déplacements motorisés. Il était aussi étonné de ne voir que des cheveaux tirant des carioles, transportant généralement des marchandises. Pas de voiture ou de camion, rien. Ce qui est normal par ici, en somme.


-Vassili, je me demandais...Coment tu fais pour réussir à être rassurant, comme ça? Alors que tu es complètement nouveau?
-Il existe des comportements humains de base, qui marche dans toute circonstance. Par exemple, pour ce que je viens de te dire, c'est à force de répétition qu'on fini par s'habituer, donc à ne plus à en avoir peur. C'est ce que me disait mon professeur avant des examens.
-Alors, toi qui a des connaissances sur l'homme, tu te sentirais capable d'arrêter une rixe? Deux personnes qui s'apprêtent à se battre parce qu'ils veulent avoir absolument raison?
-Hum...Disons que s'ils me laissent le temps d'appréhender la situation, je pourrai toujours départager. Et si ça fini mal, j'essai de les arrêter par la force. Sans leur casser les os, bien sûr.
-En fait, ce que tu viens de dire...C'est exactement ça, le travail des Médiateurs. La caste fut crée pour stopper les rixes politiques, et créer du vrai débat. Mais je ne faisais jamais attention à ces leçons, j'ai toujours préféré me battre. Résultat, je ne suis pas vraiment...Une Médiatrice au parcours admirable...


Bien qu'elle continuait de marcher, elle baissa légérement sa tête et perdi son sourire pour laisser place à un triste visage.


-Hey! Ne perds pas ce sourire dès ton premier jour, Midori.
- Désolé, c'est juste que ça me presse beaucoup, cette histoire, déclara-t-elle en déglutissant. Je pourrai...Te demander un service?
-Je dois t'avouer que je stresse un peu aussi, hors je ne sais pas du tout où on va. On verra ça ce soir, si tu veux
-Oui, tu as raison Vassili, on y réfléchira plus tard! Bien, comme convenu hier soir, on doit se rendre à la Grève.
-On va protester contre ces ordures de patrons?
-Euh...
-Oui, je sais, c'est le lieu pour recruter de la main d'oeuvre ouvrière. Comme ça, ça me donnera une certaine idée de l'état actuelle de cette société.
-Cette blague était nulle, tu le sais?
-Oui.
-Bref...Pour ma part, j'y trouverai moi aussi un contrat pour Médiateur, certainement. Friedrich s'y rendait régulièrement quand il débutait, il y a quatre ans de cela. Il est devenu tellement populaire qu'on vient tout le temps le voir!
-Tu espères avoir ce même genre de succès par la suite?
-Et bien...J'en doute...
-Si tu commences avec des doutes, tu n'arrivera à rien, ma chère.
-Tu as bien raison, ça me ressaisit déjà!


Ils arrivèrent quelques minutes plus tard au lieu convenu, près du grand fleuve de la ville, la Casise.
Beaucoup d'établis en bois étaient posés à la suite sur cinquante mètres de trottoir, assez solide pour avoir dessus des hommes qui parlaient fort, et qui rameutaient des ouvriers autour d'eux. L'un d'entre eux était particulièrement remarquable. Il faisait des allers et retours incessants sur son petit espace de marche, manquant de piétiner les feuilles présentes. Sa voix la remportait largement sur celle de ses concurrents, mais aussi sa tenue -Redingote bleu et magnifique haut de forme-. Et puis, sa barbe et ses cheveux gris lui donnait un certain âge.

Au jugé, il devait certainement être le chef de se propre usine, quand les autres n'étaient que des employés. Une pancarte derrière lui, risquant de tomber dans l'eau d'un moment à l'autre, affichait en gros "RECHERCHE URGENTE DE MEDIATEUR"


-Celui-ci m'a l'air bien, on va pouvoir bosser au même endroit! déclara-t-elle joyeusement.
-Tu sais quel genre de boulot il va te proposer?
-Il suffit de lui parler pour savoir, ne penses-tu pas?
-Je te remercie pour cette leçon d'intéraction, grogna Vassili.


Midori s'approcha de son futur employeur, et le fixa droit dans les yeux. Lui, perché sur sa table, le faisant surplomber par rapport à la dame, mit un peu de temps avant de se rendre compte de sa présence. Et il la fixa à son tour. Puis elle fit un signe en bougeant légérement sa tête et ses yeux sur la gauche, désignant son ruban rouge.
Il s'agissait là de la coutume propre aux Médiateurs pour se faire reconnaitre, et que beaucoup de gens reconnaissent dans ce pays.


-Tenez donc! Je ne m'attendais pas à trouver un Médiateur aussi rapidement! Bien que je n'aimerai pas vour faire fuir étant donné la...Pauvre paye...
-Cela signifie un boulot pas très difficile, je suppose? C'est ma première mission, donc ça tombe plutôt bien, souligna-t-elle en lui souriant de façon maligne.
-Fort bien! Par contre, pas besoin d'être deux, votre collégue peut aller checher ailleurs.
-Je n'ai de ruban rouge, déclara séchement Vassili, je recherche juste du travail.
-Alors allez voir Frank, juste là, l'employeur montrant du doigt un de ses gars.


Le chercheur l'en remercia et alla s'enquérir auprès dudit Frank, tout en écoutant la conversation qui allait débuter entre la Médiatrice et le chef d'entreprise. Ce dernier descendit de sa table avec un petit saut, mais manqua sa réception et fut rattrapé par la dame.


-Oh, merci bien! Vous êtes miss...?
-Aspirante à la caste des Mé...Ah, suis-je bête, je suis Médiatrice depuis hier! Pardonnez-moi mon erreur, je n'ai pas encore l'habitude. Oh, et je me nomme Midori Hasker.
-Vegelbud.
-Retourne à tes affaires, Vassili!
-Vous n'annoncez pas vos origines, madame, expliqua le richou, vous assumez donc être une ashelandaise pure malgré votre nom...Exotique?
-Oh, c'est à dire que j'ai toujours vécu chez des paysans, à Bury, qui sont vraiment du pays. Donc c'est assez délicat.
-Eh bien moi, Lord Melfour, je suis un pur, voyez-vous! déclara-t-il solennellement en lui baisant la main. Cependant, jamais, au grand jamais je ne cracherai sur les autres cultures. Les migrants que nous recevons sont de bons gens, malgré ce que certains peuvent dire!


Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il passa son bras droit autour d'elle, malgré les difficultés dues à sa petite taille, et l'amena à quelques pas en arrière.


-C'est justement pour une question concernant des migrants que j'aurai besoin de vous, miss. Voyez, à midi, je recevrai dans mon usine un autre chef d'entreprise de la Red Dust, la capitale de Velentgrad. Il est cependant très dur sur la question des migrants, vu que son pays en reçoit à cause du nôtre. Enfin, vous voyez bien de ce dont je veux parler, miss.
-Bien sûr, c'est une question d'actualité.


Sa réponse était en grande partie un mensonge. Elle sait que la migration est mal vue en Asheland depuis quelques années, mais jamais elle n'était intéressée par ce genre de question. Par conséquent,  elle ne se renseignait pas, alors que cela aurait été très utile pour le côté diplomatique des Médiateurs.


-Tant mieux! Je vous engage pour la matinée, mais c'est surtout au repas de midi, auquel vous serez conviée, où j'aurai besoin de vous.
-Il me suffira de taper du poing sur la table si la question venait, entre autre.
-Grand dieu non! Je veux être capable, tout comme les gens de votre profession, miss, de pouvoir créer un vrai débat avec cet homme! Cependant, il est du genre à partir au quart de tour, voyez-vous?
-Bien sûr, acquiesça-t-elle.


En vérité, ça la dérangeait profondément. Midori recherchait un contrat en rapport avec du combat, certainement pas pour faire les diplomates, formation qu'elle devrait pourtant avoir. En ville, c'est quasi-impossible de trouver de quoi chasser du monstre, car ces bêtes rôdent dans les campagnes seulement. De plus, elle trouvait son employeur sympathique, et comme elle avait engagé le dialogue, elle se sentait mal de refuser désormais.
Le riche homme d'affaire retourna sur sa table en lui tapotant le dos amicalement à plusieur reprises. Puis Vassili vint la rejoindre, ayant terminé avec les inscriptions.


-Eh bien ça va, tu ne devrais pas avoir trop de mal, il semblerait.
-Un Médiateur qui ne dormait pas pendant certaines leçons, oui...
-Dis moi, comment as-tu fais pour être Médiatrice, si tu es si mauvaise que ça?
-J'ai fais l'exploit de tuer une alvole. Peu de Médiateurs en sont capables, et encore moins un humain basique. C'était donc suffisament de points pour rattraper mon retard dans les autres matières, mais du coup, je suis amputée de la partie diplomatique...


Elle posa ses mains sur les épaules du voyageur, qui était à peine plus grand qu'elle. Puis elle le fixa avec un sourire forcé, mais qui était trahi par ses yeux humides et débordants.


-S'il-te-plaît, dis moi ce que je dois faire.
-C'est simple, dès que les voix montent, tu les calmes avec des arguments. Tu trouves ça si compliqué? demanda-t-il en fronçant son sourcil gauche.
-Hum, ça devrait le faire...


Un employé cria pour attirer l'attention de tous les ouvriers concernés; c'était l'heure d'y aller. Alors que tout le monde se rassemblait et avançait en troupeau, le chercheur devait faire de même. Il se lâcha de l'emprise de la jeune dame et lui tapota l'épaule un coup pour la rassurer, puis s'en alla. Elle était déjà rassurée, ses bras croisés et son sourire se dessinant étant une forme de preuve.


--


https://www.youtube.com/watch?v=F-QCjTBR0Pg


Cela faisait maintenant plusieurs heures que le travail avait commencé. La Médiatrice n'avait rien à faire pendant tout ce temps, mais au moins, elle était payée. Situé tout en haut de l'usine, elle termina de monter des escaliers en fers. Depuis son point de vue, elle pouvait voir quasiment tout ce qui ce passait dans l'usine. Et ça lui permettait notamment d'échapper à la chaleur, aux vapeurs de charbon, et de se plaindre à la place des ouvriers qui connaissaient ça quotidiennement. Quand bien même, elle ne retrouvait pas son ami parmi tout cet amas d'humains.

Elle continua d'avancer sur la rampe métallique, sa main glissant le long de la rambarde, puis elle fini par s'accouder à une fenêtre. Le temps passait. Elle contemplait cette ville qu'était New-Manchester. Enfant, c'était une sorte de rêve inaccessible pour elle, une vision partagée par tous ceux du milieu paysan. Une sorte de paradis, même. Bien qu'attenué aujourd'hui, elle avait toujours cette impression en tête.

Puis elle repensa à l'Extérieur, le monde qui s'était réellement développé, pour qui l'âge industriel n'est plus qu'un fumeux passé, malgré une nostalgie du non-chômage. Elle se demandait pourquoi Asheland et Velentgrad étaient restés bloqués à ce stade, pourquoi ceux y habitants ne savaient rien de la vérité extérieur. Et surtout, pourquoi des Efsanais y viennent...


-Miss Hasker! C'est l'heure!


Fin du thème.


Elle tourna sa tête en direction de la voix. Son employeur, mais aussi l'homme qu'il reçoit était présent. Tiré hors de ses pensées, elle s'approcha d'eux, et eut un baise-main de la part de l'arriviste. Cette façon de saluer les femmes est habituelle, ce qui n'est plus le cas occidental.


-Miss, je me présente, Lord Stylson, propriétaire des mines de charbon dans la Red Dust, en Velentgrad. Et tous mes hommages, bien évidemment, disait-t-il dans un ton à la fois snob mais respectueux, et en se courbant.
-Moi de même, très cher, répondit-t-elle.
-Bien! déclara Lord Melfour. je suis désolé d'avoir du faire appel à un Médiateur, mais j'ai encore la marque du couteau de notre dernière rencontre!
-Et moi donc! Renverser ce vase hors de prix sur ma tête en fonction de mes prises de positions, une honte!
-Vous allez voir à vous calmer, mes cocos, s'empressa de dire Midori en se plaçant entre les deux hommes.
-Mes cocos? En voilà une manière de parler! beugla Lord Stylson.
-Peut être dois-je usité d'un pareil langage étant donné votre comportement de sauvage, messieurs?


Suite à cette réplique, l'homme fut calmé, tandis que le propriétaire des lieux en rigola. Puis il proposa à ses deux invités de passer dans une pièce en bois. Une sorte de préfabriqué, mais qui était assez soigné à l'intérieur. Par obligation, Midori déposa son hallebarde et son arbalète sur le côté de la porte, puis retira ses gants pour les glisser à sa ceinture.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 30 Oct - 9:14

J'aime ce richou (et pourquoi j'oublie toujours de lire tes suites à temps bordel, me faut vraiment des post-it de partout je rêve *tg*)

"Vous allez voir à vous calmer mes cocos"
Dire ça à côté de 2 richous, c'est tellement la classe putain.
Midori avait peur de se la jouer zen entre autres, mais ses premiers pas sont pas trop mal, à cause de sa nature de combattante ça peut mener à des techniques intéressantes pour calmer le jeu *tg*

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 30 Oct - 23:08

Suite du chapitre 2







 En une heure de repas, il n'y avait pas eu un seul débordement. Elle était plutôt contente que la question de l'immigration ne se posa pas. En fait, les deux hommes avaient l'air de s'entendre comme de vieux amis. Elle put même participer à leur discussion en rigolant. Enfin, sa joie redescendit d'un seul coup en une seule phrase.


-C'était un très bon repas, Lord Melfour. Mais au fait, vous employez toujours du migrant?


Et voilà.


-Sachez, mon cher, que c'est une main d'oeuvre tout à fait efficace.
-Et bien, vous ne pourriez pas, je ne sais pas moi, les payer un peu mieux que ça? lança Lord Stylson sur un ton dédaigneux. Car que votre pays appelle à l'immigration, c'est une chose, mais que vous nous les envoyez car vous ne savez pas les traiter correctement, alors que l'on ne veut pas de ces traines-savates, c'est hors de question!
-Comment osez-vous insulter tout ce beau monde de la sorte!?!


Tout de suite, la Médiatrice fracassa son poing sur la table, servant d'appui pour se lever au même moment. Ceci calma immédiatement les deux hommes qui la fixèrent.


-Si vous n'êtes pas capables de parler d'un sujet sans crier dès le premier mot, alors ne parlez pas, tout bonnement!


Elle pensait bien faire. Arrêter un débat au plus vite quand les choses s'enveniment. Cependant, les Médiateurs sont réputés pour faire continuer la discussion tout en s'assurant qu'il n'y ait pas de débordement.


-Miss, enfin, je vous ai engagé pour éviter le combat, pas pour nous bloquer dans notre liberté d'expression!
-Si l'élite devait s'arrêter dans sa réflexion à chaque voix qui monte, on serait bien rendu, tiens!
-Mais enfin, bafouillait Midori, vous ne pouvez pas être plus raisonnables? Comme parler moins fort?
-Quoi??! Et comment fait-on valoriser nos idées, ma bonne dame?!? piaillait Lord Stylson
-Enfin, ce...est-ce la peine d'insulter tous les migrants, répliqua-t-elle difficilement.
-Oh! Parce qu'ils sont différents maintenant? lâcha-t-il
-Dîtes quelque chose, Lord Melfour! disait-elle en le regardant désespéremment
-Il a tout de même raison sur ce point, ce sont tous les mêmes, miss.
-...Quoi? Mais je croyais que vous aviez...Que vous étiez...
-Eh bien, interrompi le Lord invité, quel est votre avis à vous, miss?
-Enfin, un Médiateur ne donne pas son avis!
-Entre nous, ma chère, sans vos principes débiles, que pensez-vous de la question migratoire?
-Je ne donnerai pas mon avis, disait-elle en retenant sa colère montante.
-Eh bien, reprit l'homme d'affaire de Velentgrad, vous n'êtes pas très bavarde, ou c'est parce que vous feriez vous aussi partie de ces attardés d'européens, qui vivent dans la misère la plus totale et qui viennent voler nos ressources?


Elle n'en pouvait plus et lui fracassa son poing au visage. Enfin, au nez plutôt, histoire que ça saigne bien. Le Lord Stylson tomba de sa chaise et termina sur le sol, à moitié conscient. Son hôte débarqua affolé de son fauteuil et tenta de le réanimer en donnant des tapes sur sa main.
Midori elle s'en alla, récupéra ses armes en sortant, et se mit à descendre les escaliers de fer tout en remettant ses gants, encore bouillonnante de rage. Pile à ce moment, une cloche sonnait. Une fois arrivée au rez-de-chausée, elle prit la porte principale en sortant en même temps que les derniers ouvriers. Puis elle s'arrêta quand une certaine voix désormais familière l'interpella.


-Alors Médiatrice, on a calmé les ardeurs des richous?
-Ah, Vassili...Si on veut, oui...
-Tu es toute rouge et le richard gueule là-haut en appelant un brancardier. Pas difficile de deviner ce qui s'est passé.
-Je le savais que j'aurai du refuser, même un petit repas, je suis pas capable de le contenir...


Alors qu'elle commençait de baisser sa tête par désespoir, Midori se redressa quand elle entendit des cris humains, accompagné de celui d'une bête. En se retournant, elle vit un corps leur foncer droit dessus, mais elle eut le temps de légérement tirer Vassili vers elle. C'était exactement le même genre de troll rencontré à la cathédrale d'Arseldown qui était là, au milieu de l'usine. Il était en train de détruire des biens ou d'écraser les quelques malheureux qui étaient encore là. Puis il regarda la sortie, et se mit à y foncer comme un dératé.

Le voyant courir droit sur eux, la Médiatrice fit un rapide bond sur la droite, posa sa main sur un wagonnet et provoqua un puissant souffle, envoyant valser le petit véhicule sur la jambe du monstre. Il le prit de plein fouet, allant jusqu'à arracher sa peau et faisant voler des gerbes de sangs dans tous les sens. Puis il tomba sur le ventre, devant la guerrière. Elle leva son hallebarde et lui planta violemment entre les deux omoplates.

Cependant, sa peau était tellement épaisse qu'elle n'avait enfoncé que quelques centimètres. La bête se releva subitement, et Midori fut soulevée au passage, puisqu'elle tenait son arme avec ses deux mains. Elle eut le réflexe fulgurant de prendre sa dague tout en tenant en équilibre, et frappa la pointe de sa lame dans le cou du monstre. Puis elle posa son pied en appui sur le visage monstrueux et exécuta un salto arrière afin de se dégager.

Maintenant affaibli, la bestiole leva ses bras et les fit tomber pour les écraser sur son ennemie. Mais l'humaine les attrapa. S'en suivit une confrontation de force pur. Elle avait l'avantage, et réussit à faire reculer difficilement le troll. Un pas..Deux pas...

Au final, elle flanqua son poing sur l'abdomen adverse, le faisant s'affaiser, puis elle saisit la tête. La jeune dame fracassa ensuite le monstre dans un four où du charbon brûlait fortement, enfonçant la grille de protection, et en lui maintenant dedans. Bien que ses jambes se débattaient, son sort était scellé. Les mouvements étaient moins intenses, les membres bougeaient de moins en moins, puis plus du tout.

Elle arracha son hallebarde du dos de la créature, puis la rangea. Sa dague étant en train de brûler dans le four, fichue donc. Son employeur descendait les marches avec une telle vitesse et une telle furie qu'il manquait à chaque fois de tomber. Il fini par arriver devant la Médiatrice et lui lança violemment une bourse qu'elle rattrapa.


-Voilà! Je vous donne quand même ça pour cette fichue bête, mais maintenant vous allez dégager! Et croyez-moi que je vais vous tailler une réputation, vous allez en pleurer!
-Et moi de mon côté, je peux dire qu'un monstre a réussi à s'infiltrer en ville grâce à vous, car c'est un peu ce qui s'est passé, non? lança-t-elle sur un ton dédaigneux.
-Je vous demande pardon? Qu'est-ce qu'un honnête patron comme moi aurait à voir avec ça? Allez plutôt donc vérifier comment il est venu, ce monstre!
-Donc je ne dois plus partir?
-ENQUÊTEZ!


L'apparition de ce monstre était vraiment troublante, elle voulut donc tout de même enquêter sur ce qui vient de se passer. Elle fit trois pas vers une grande caisse en bois, ouverte violemment, puis s'arrêta en se rendant compte que Vassili n'était plus là. Mais comme Lord Melfour la fixait, elle se dépêcha d'approcher le container.

Défoncé de l'intérieur, il n'y avait pas vraiment de doute, ça venait de là. D'autant plus que c'était entièrement vide, et qu'une odeur putride s'en dégageait. Elle regarda tout autour de la boite. Rien. Puis elle se dirigea vers un des morceau de bois en éclat, sur lequel était accroché un papier. "En provenance de la Red Dust Capitol-Stylson's factory".

Après deux minutes à inspecter les alentours, elle approcha le chef de l'usine et lui donna le bout de bois.


-J'en conclu qu'il semblerait que le monstre était dans ce container en bois, acheminé ici. Puis il est passé à l'acte, certainement à son réveil.
-Et vous auriez une idée de qui est derrière ce coup fumeux?? demanda-t-il en tapant du pied et bras croisés.
-Eh bien, vu ce qui est écrit sur cette feuille, vous passerez le bonjour à Lord Stylson, et à son bestiau décédé.


L'homme était abasourdi, et ne réagisait pas.

Midori sortit du bâtiment, respira enfin un bon coup, et regarda la masse de personnes qui se déplaçaient à travers la ville. Midi trente, l'heure de pointe. Elle avança tout droit pour traverser la route, effleura les gens qui venaient de droite et gauche, et évita un cheval qui tirait une charette. La Médiatrice avait rejoint Vassili et s'accouda sur une barrière en pierre, le fleuve de Casise coulant en dessous.


-Et bien alors? On est tout sale, mon cher? souligna-t-elle dans une fausse joie.
-Juste un peu de charbon, comparé au sale boulot diplomatique que tu viens de torcher.
-Pff, ne m'en parle pas, je le savais bien en plus, que ça finirait mal...
-Pourquoi ne ferais-tu pas que des contrats liés au combat, vu que la partie diplomatique n'est pas du tout ton fort?
-Les contrats de chasses sont rares en villes. Je devrai aller régulièrement dans les campagnes pour en avoir, mais ça signifierait s'éloigner de la ville, et donc de ma famille. Hors, il faut bien qu'on s'occupe de la petite, nan?
-Friedrich, peut être?
-Non, je ne te l'ai pas dis directement, mais il a un poste fixe dans l'Assemblée Général. Il est le Médiateur du gouvernement. Le salaire y est, mais les horaires aussi. En fait, avant sa prise de poste, il a voulu m'initier au côté diplomatique du travail, mais en vain...Et ce matin, je pensais que...
-Que je t'aide à acquérir la partie diplomatique des Médiateurs?
-Voilà.
-Comment tu veux que je t'aide à devenir Médiatrice alors qu'il y a pas trois jours, je ne savais même pas que ce boulot existait?
-En fait, Vassili, je pensais à ce que tu viennes avec moi pour faire des contrats de ville.
-Parce que tu oses penser réellement que je vais servir à quelque chose?
-Oui, tu as toutes les qualités requises pour un Médiateur diplomatique. Et comme ça, tu pourras aussi étudier comment marche les gens. Ca ne te semble pas correct?
-Hmm...Je veux bien essayer, pour voir si j'apporte quelque chose, et si ton métier me donne en retour des éléments objectifs sur la société ashelandaise. Mais il se peut que je rompt subitement si je considère que ça ne va pas, d'accord?
-Ahah, je veux, oui! déclara-t-elle en lui souriant grandement. Si un jour j'étais comme toi, ça me faciliterait largement les contrats!


A cette déclaration, il se mit à rire sombrement mais légérement, et fit tomber sa tête dans ses bras, accoudés à la barrière de pierre. Puis il se mit à la fixer sérieusement.


-Personne ne voudrai mon histoire, crois-moi.
-Allons, allons, tu noircis un peu le tableau, non?
-Eh bien, tu as vécu tranquillement dans une famille, et c'était un plaisir pour toi, hm?
-Oui.
-Pas moi.
-Tu n'en as pas? Tu aurais voulu avoir une vraie famille, c'est ça?
-Comme tout le monde je pense. Enfin, j'ai bien ma soeur, mais quand on a pas de lieu de vie fixe, c'est assez compliqué. Et puis, j'ai fais la connerie d'avoir eu des élans nationalistes dans ma jeunesse.
-Tu en avais parlé, la crise breskimienne, c'est ça?
-Ouais.


Le bruit des activités dans la ville diminuait, mais restait tout de même actif. Vassili se rendit compte que le travail allait reprendre, malgré le fait qu'il n'ait pas eu le temps de manger à cause des péripéties. Mais soit. Alors qu'il y retournait, elle l'interpella.


-Alors, on débute dès demain?
-Désolé, mais pour que je puisse réellement t'aider, je vais devoir en apprendre plus sur ce pays, ses normes, ses coutumes. Et sur le fonctionnement des Médiateurs aussi. On commencera plus tard, donc.
-Bah, ça me va. Dis, tu connais le chemin de la maison?
-Ouais ouais, on se retrouvera ce soir.



---



Il rentrait enfin dans la maison, fatigué, et couvert de poussière de charbon. Il referma derrière lui la porte qui menait à un quartier plongé dans l'obscurité à cause de la nuit. Et ce malgré quelques lampadaires à huiles allumés. Poutant, il y avait encore une certaine activité, d'autres personnes qui rentraient dans leurs foyers, par exemple. Il ne fit que quelques autres pas avant de s'affaler sur la première chaise de cuisine venue.

Friedrich, qui venait à peine de rentrer lui aussi, était déjà installé. Assis sur une des autres chaises de la cuisine, il abaissa son journal du matin qu'il terminait de lire pour observer l'arrivée de son invité. Puis il le salua. Midori, elle, était en train de cuisiner, et rigola en voyant l'apparition soudaine d'un Vassili exténué.


-Et bien alors, Vassili? On est fatigué??
-Allons ma chère, rétorqua Friedrich, tu sais très bien que ce n'est pas facile!
-Oh, si je ne peux plus taquiner.
-Elle n'a pas complétement tort, répondit Vassili en toussant un coup. J'ai déjà fais du boulot comme ça, et je suis préparé aux trucs physiques. Par contre, faire de sept à vingt heures, jamais. On sent bien qu'on a un siècle et demi en retard, niveau loi du travail.
-Oui, c'est incroyable les avancées sociales que vous avez faits à l'Exterieur. Même si ce n'est pas équivalent entre continents, c'est bien ça? demanda le Médiateur.
-Si l'on veut, oui
-Voyons, mon chérie, ce n'est pas le moment de l'assomer avec des questions comme ça! Tu as de la chance, j'ai pensé à toi en te préparant un bain, tu en auras bien besoin.
-Ca fait longtemps que je n'ai pas eu ce genre d'attention pour ma part, ma chère, souligna ironiquement Friedrich tout en faisant glisser un livre sur la table. Tiens Vassili, elle t'a même préparé de la lecture.
-Voyons voir, déclara-t-il en prenant l'objet. Qu'est-ce qu'un Médiateur? Je constate que tu as vraiment hâte que je t'accompagnes, Midori.


Elle continua de cuisiner, et fit comme si elle n'avait pas entendu alors qu'elle essayait juste de cacher sa honte. Il en souria en ayant l'air faussement désespéré, puis se dirigea vers la salle de bain avec l'oeuvre.
Une heure après, une fois le repas terminé, la Médiatrice interpella son invité en ouvrant une des portes en bois.


-Bien, comme je te fais confiance, il est temps que l'on se dise des choses plus sérieuses.
-Vraiment?
-Oui, bien que tu ne peux pas la voir aujourd'hui vu qu'elle dort, tu dois au moins voir les quelques photos de ma fille!
-Ah oui, c'est vrai qu'on touche là un point essentiel, lança-t-il en soupirant.


Il traversa un petit couloir en pierre, tout en s'écrasant sur la gauche du mur pour ne pas marcher sur les rondins de bois qui jonchaient le sol. La pièce qu'il rejoigna faisait  déjà bien plus chaleureuse malgré qu'elle soit à peine éclairée de quelques bougies. Les plaintes en bois s'accordaient bien avec le mur rouge orné de décorations jaunes, ainsi qu'une petite bibliothèque en bois, et deux bureaux de travail remplis de documents papiers. Il nota la présence d'un encrier et d'une plume, et pas d'ordinateur portable. Ca lui faisait toujours aussi étrange, ce côté ancien.


-Tu peux commencer? J'aimerai aller me coucher, sans être offusquant.
-En fait, ce n'était qu'un prétexte pour pas que Friedrich nous suive, car je ne suis pas censée te parler de ça.
-Et bien?


https://www.youtube.com/watch?v=HNu_3ESgZbI *Désolé, j'ai pas d'extended*


Au même moment, elle leva son bras droit et tira la manche de son pourpoint. Alors que son membre semblait nu, une lumière se créa et descendit le long de son bras, laissant apparaitre sur son sillage un métal froid. Une fois le spectacle fini, il s'agissait d'une sorte de bracelet avec un grand écran tactile incurvé. Vassili semblait surprit, mais elle s'attendait quand même à une plus réaction bien plus vive qu'un "Bordel de merde".


-Je peux savoir qu'est-ce que tu fais avec ça?? lança-t-il froidement.
-Quoi? Mais...Mais tu ne peux pas faire comme si tu savais que ça existait, mon père m'a certifié que quasiment personne ne connait cet objet!
-Midori, ce n'est pas un simple appareil, c'est une création alienne.


Elle se mit à contempler son objet en tournant son bras pour le contempler dans tous les angles, et était vraiment choquée par cette annonce. Origine alienne? Vraiment? Au même instant, Vassili fit le même procédé; tirage de manche, bras nu, puis apparition de l'engin. Là, elle fut bouche bée.


-Ces sortes des tablettes s'appellent des hayonnes, déclara le chercheur. Le peuple Terrianais, ou Volsieque, comme tu veux, les utilisent quotidiennement pour énormément de choses. Téléphone, ordinateur, disque dur, appareil photo ou vidéo, contrôle de machine, et d'autres trucs.
-Attends voir...Tu es en train de me dire que je suis en possession d'un objet alien? Et tu m'assumes comme ça qu'il existe donc des aliens?
-Bien sûr.
-D'accord...Mais comment est-ce que sais-tu ça?
-En fait, ils nous connaissent depuis plus d'un siècle. Depuis cette époque, ils nous observent. Malgré notre nature belliqueuse et décevante sur beaucoup de points, ils voudraient nous aider à nous unifier pour pouvoir échanger avec nous. En fait, j'en connais même un qui s'est établi chez nous, qui m'a expliqué tout ça. Il s'agit de mon professeur.
-Wow, eh bien...Ravie de savoir ça, mais...Comment il a fait pour s'incruster sur Terre sans que personne ne remarque rien?
-Ces Terrianais nous ressemblent en tout point, excepté leurs cheveux pouvant nous paraître des fois farfelus, certaines couleurs d'yeux que l'on ne possède pas, ou encore leur troisième rein. Ils sont même capables de se reproduire avec nous, aux dernières nouvelles.


Elle fit quelques pas vers son bureau et s'y posa, les yeux rivés au sol. Elle n'arrivait pas vraiment à croire ce qu'il venait de dire. Pourtant, cette histoire d'hayonne semblait être une bonne preuve.


-Ce qui veut dire que si je possède ça, j'aurai des...Des origines aliennes?
-Pas du tout. J'en possède un sans l'être pour autant. Dans tous les cas, plus le temps passe, plus je me demande réellement qui est ton père. Il m'intrigue réellement.
-Je ne pourrai pas t'en dire plus, il refuserait de me dire quoi que ce soit. Je vais essayer, mais je ne te promets rien. D'ailleurs, si Friedrich et moi sommes au courant de ce qu'est réellement l'Extérieur, c'est grâce à cet hayonne. Je suis connectée à l'internet mondial, sans pouvoir communiquer par contre
-Pareil pour moi, le mien me permet de correspondre avec ceux que je connais de l'Extérieur. Enfin, ma soeur surtout.
-Elle était inquiète de ta disparition?
-Une réaction humaine classique, tu ne trouves pas?
-Oh si...


Il vint se poser à côté d'elle, sur le bureau. Elle soupira un grand coup, ne sachant pas spécialement comment réagir, ni quoi dire. Ce fut à son tour de poser une question.


-Et toi, pourquoi possèdes-tu un hayonne?
-Je ne sais strictement pas. C'était un cadeau de ma famille adoptive à mes cinq ans, qui m'ont ensuite dit que je venais de l'Extérieur. C'est de mon père je suppose, mais j'ai été donné avec cet objet.
-Et je parie dans toute cette histoire que ton père ne t'a jamais dis ce que tu faisais ici? Et ta mère dans tout ça?
-Elle est morte quand j'avais un an, et j'ai été envoyé ici dans la foulée. Il ne m'a pas dit pourquoi, je sais juste que c'était le 8 juillet 1997.
-Le huit? Intéressant, je suis né trois jours avant.
-...Tu penses qu'il y a un lien?
-Nan, juste une coïncidence. Bon, j'irai bien me coucher, déclara-t-il en se décollant du bureau.


https://www.youtube.com/watch?v=Jy_JSWKzshI&list=PLNYGWOAZQ3KUItN24WZHxZAaJtX5q9kzG&index=16


-Pas si vite! fit-elle en le retenant. Tu n'oublierai pas quelque chose?
-Les photos?
-Exactement. En plus, même si les photos sont très rares dans ce pays car chères, et en noir et blanc en plus, je peux pour ma part en faire à volonté grâce au hayonne!
-Pour mon plus grand plaisir.


Et c'est après cette séance qu'il pouvait enfin aller se coucher. Vous voulez savoir ce qui a été dit à ce moment là? Tant mieux, puisqu'il s'agit du soutien juste en dessous

_________________

Enfin, je dis soutien, mais il s'agit plus d'un passage débile, à la fin de certains chapitres, écrit en théâtral, et avec des pitits smileys *Ca me manque des fois*. D'autant plus que c'est pas forcément entre deux personnes.


Midori: *Fait glisser différentes photos sur l'hayonne* Eeeet...Voilà Alors, que dis-tu de ma fifille?
Vassili: Ben...
Midori: Oh allez, un petit effort, s'il-te-plait
Vassili: Désolé, mais c'est pas trop mon truc les mômes.
Midori: Tiens donc, j'ai l'impression d'entendre mon meilleur ami =/
Vassili: *Soupire* Et ben...Elle...J'ai l'impression de voir la version fille d'un autre môme que je connais?
Midori: ...J'aime pas trop la concurrence, tu sais?
Vassili: Peut être, mais c'est ce que je pense. Yeux bleus, cheveux noirs en bordel, y'a pas à tergiverser 150 ans. Après la tienne n'a pas l'avantage d'être à moitié alien.
Midori: Ah c'est celui du gars que tu parlais? Le terrianais? 8D
Vassili: Ouais.
Midori: Après, la mienne a l'avantage d'avoir le meilleur prénom au monde, qui n'est ni plus ni moins que Kana
Vassili: ... *Rigole comme un con en essayant de se retenir*
Midori: ...Ah mais fais attention, mon p'tit père, tu peux critiquer mes choix comme tu veux, mais celui là, c'est TRES dangereux =/
Vassili: *Reprend son souffle* Non, c'est juste en rapport à un jeu vidéo, la coincidence est très grosse, j'ai rigolé =3
Midori: Bon...Tu peux aller te coucher, mais je t'ai à l'oeil éwé
Vassili: Ouais, c'est ça, à demain.

_________________


"Oh I feel your presence
You'll never leave here
But did you leave me anything?
You're the Phantom of my past..."


Il faut qu'on se suicide, c'est un pari sur l'avenir, et je le prends, parce que je suis un homme en COLERE
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mar 1 Nov - 11:22

"Enfin, sa joie redescendit d'un seul coup en une seule phrase.


-C'était un très bon repas, Lord Melfour. Mais au fait, vous employez toujours du migrant?"
Midori: *braces herself* Trouble is coming  


"-Oh! Parce qu'ils sont différents maintenant? lâcha-t-il
-Dîtes quelque chose, Lord Melfour! disait-elle en le regardant désespéremment" ils swappent de métier c'est trop marrant  *tg*


Par contre tu as utilisé "attardés d'européens", c'était voulu ou tu as oublié le contexte de ce monde avec Efsane? :o


"Ces Terrianais nous ressemblent en tout point, excepté leurs cheveux pouvant nous paraître des fois farfelus" LA COUPE ANANAS MA GUEULE 


Toutes ces références olala


Puis le soutien  C'est sympa les scènes comme ça 8D


Kana quoi. Merde à la fin. *tg*


"Vassili: ... *Rigole comme un con en essayant de se retenir*" le smiley qui illustre à la perfection:  

_________________


Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate


Attention spoil:
 
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mer 9 Nov - 18:19

Dimanche étant une sacrée journée, ma mémoire ayant fait yolo pour le poster plus tôt....Ben j'suis en retard
Du coup, j'en profite pour dire que je vais poster en début d'après-midi qu'à 21h, désormais






Chapitre 3: Le groupe terroriste





https://www.youtube.com/watch?v=Kcz5V7qvidc



 Il descendait les escaliers en bois tout en alignant ses pieds l'un en face de l'autre à chaque marche, pour se poser à chaque fois sur le fin tissu rouge qui était posé sur la structure. Il réalisait cet exercice d'équilibre matinal quotidiennement afin de s'extirper de ses difficiles réveils. Et surtout pour ne pas oublier qu'il y a une porte tout en bas de l'escalier, quelque chose de récurrent dans les maisons de ce pays.

En arrivant dans la cuisine, il put apercevoir la Médiatrice qui passait par la porte menant à l'extérieur. Elle en revenait, ça se voyait puisqu'elle frottait ses pieds sur le paillasson, et qu'elle tenait une baguette de pain sous son bras.


-Tiens, je croyais que tu détestais aller dehors le matin sans avoir mangé.
-Peut être, mais ce matin, l'annonce de la Une du journal fait que je devais aller m'en procurer un. De plus, j'ai ramener quelque chose qui te fera plaisir! déclara-t-elle joyeusement.
-Si tu parles du pain étant donné mon pays d'origine, sache que tu oublies les cuisses de grenouilles, le fromage et le vin.
-Très drôle, Vassili, grommela-t-elle. Je parle du journal, c'est ton truc les médias, nan?
-Oui, mais je n'ai pas le temps de m'y atteler actuellement. Le travail à l'usine aux horaires inhumaines et le fait d'écrire tout ce que j'observe le soir même, ben j'ai pas le temps.
-Et bien aujourd'hui, pas de Grève, tu viens bosser avec nous!
-Comment ça?
-Lis la une, je t'expliquerai après.


Il se saisit du journal et se mit à lire les trois pages consacrées à l'incident qui venait de se produire. La nuit du jeudi 19 au vendredi 20 novembre 2020, à minuit, l'usine qui produit les tirages d'un journal concurrent, la Mill's and Tears Compagny, aurait subi une explosion tuant une douzaine d'ouvriers présents. Cet attentat terroriste a été revendiquée dans l'heure qui suit par la Milicia of Liberty, ou MOL. Une enquête a débuté afin d'examiner les lieux du crime et de confirmer la piste terroriste, les Médiateurs devant s'en charger ce matin même.

Tout le reste de l'article était consacré en une interview des familles des victimes, très proches du lieu de l'incident donc déjà présentes, qui étaient toutes écrites dans un format tragique. Où ils sont en deuils. De même pour les habitants du quartier juste en face qui sont appeurés, à l'exception d'un, témoignant sa colère avec de virulents propos sur la MOL, mais aussi sur son gouvernement. Et c'est justement le  vice premier ministre qui conclut l'article en qualifiant cet acte de barbare, et que les coupables seront un jour traduits en justice comme il se doit.

Après avoir terminé la lecture de la Une,  le Dreandalais posa le journal à côté du chauffe-eau puis se mit à soupirer les yeux fermés, tout en affichant un certain sourire. Alors qu'elle nettoyait un peu de vaisselle avec une serviette, Midori le fixa en souriant bêtement à son tour.


-Alors, tes conclusions mon cher?
-Un des avantages que je voyais en ce pays, c'était de ne plus me farcir des news de ce genre sur des attentats terroristes. J'ai faux sur pratiquement toute la ligne. Il manque juste les témoins qui ont entendu un "Allah Akbar", lança-t-il ironiquement.
-Qu'est-ce qui te chagrines dans ces nouvelles?
-Le premier paragraphe nous expose les faits très concrètement, on comprend bien. Et tout le reste, ce sont des gens qui pleurent leurs morts. Je ne leur en veux pas, mais une page toute entière leur est dédiée. C'est juste sentimental. Et comme par hasard, une page de pub juste après vu qu'on a du temps de cerveau disponible.
-Du temps de quoi? J'ai, je n'ai pas compris
-Tu chercheras sur ce merveilleux outil qu'est internet. Bref, pourquoi je dois venir, et pourquoi cet événement concerne les Médiateurs?
-Ce n'était pas indiqué dans le livre? Lors d'une grosse attaque sur un des deux pays, tous les Médiateurs de la ville sont appelés pour enquêter. Sauf ceux avec un poste fixe comme mon Friedrichounet!
-Je ne suis pas Médiateur.
-Dès aujourd'hui, si!


A cette déclaration, il se mit à rire légèrement, et fronça les sourcils comme pour marquer une sorte de mini désespoir, le tout en se "facepalmant". A moitié offensée, Midori jeta son torchon à côté de l'évier, prit une chaise pour s'asseoir et se mit à fixer son hôte, le tout avec un regard sérieux et déterminé.


-Je vais t'auto-proclamer Médiateur, et je suis sûr que tu passeras brillamment le test improvisé du chef.
-...Ah oui, tu as tant confiance en moi?
-Bien sûr. A partir de maintenant, on va faire des quêtes de Médiateurs ensemble. Tu verras, on formera le meilleur duo qui soit.
-En deux mois que je te connais, je ne t'ai jamais vu être aussi sérieuse. Tu sais que c'est en parti flippant?
-Genre, aurais-tu peur de moi?
-Non, juste le manque d'habitude, lâcha-t-il laconiquement.
-Tu as de méchantes répliques quand tu t'y mets, espèce de sauvage. Allez! Tu as cinq minutes pour manger, après on y va!
-Et dix de plus le temps que je me lave, c'est non négociable.
-Bien, mais dépêche-toi, on va être les derniers! Ah, et n'oublie pas ton épée, tu en aura besoin, maintenant!


Vingt minutes après, il sortit à son tour, vêtit comme à l'accoutumé mais avec son sabre en plus, et son manteau noir qu'il avait en arrivant il y a deux mois de cela. Il faisait désormais froid, sa collègue ayant un long manteau en côton moltoné en plus de ses habits de guerrières. Sa petite dague et son arbalète était en dessous, ce qui n'était bien évidemment pas le cas de sa hallebarde, bien visible dans son dos. Au moment même où elle ferma la porte à clé, elle le questionna.


-Dis voir, tu ne te sens pas mieux quand tu as ton arme avec toi?
-Si, une réaction humaine basique car on se sent moins "nu", pourquoi?
-Oh rien, pour savoir. J'y pense, Friedriech et moi avions préparé ce joli ruban rouge juste pour toi au cas où!
-Désolé, il m'arrive de faire ma coquette mais pas au point de décorer mes cheveux avec ça.
-Arrête de jouer aux idiots, tu sais très bien pourquoi!
-Oui oui, je sais, il faut le mettre au bras gauche pour signifier qu'on est Médiateur, déclara-t-il en attrapant l'accessoire.
-N'oublie pas, tu dois l'avoir afin de porter une arme sans qu'on t'embête.
-En gros, le premier blaireau qui en met un se fait passer pour quelqu'un de la caste, donc.
-Les imposteurs découverts sont jugés, mais tu peux être sûr qu'ils vont être exécutés.
-Donc tu me fais risquer gros, si je comprends.
-Non, si tu es vers moi, j'assume la responsabilité et tu ne crains rien.
-Je te fais confiance, toi qui dormais pendant les cours de droit.
-Pour ce point, j'en suis sûre et certaine, mon cher!
-Pas le choix, de toute façon.


Juste après, ils dérivèrent vers un autre sujet de conversation qui n'a strictement rien à voir pendant toute la marche. Une fois qu'elle termina de donner son avis sur la taxe des haricots, ils approchèrent la Mill's and Tears, l'usine victime de l'attaque terroriste. Le duo traversa la route de galets, tout en évitant une ou deux carioles, pour atteindre l'autre trottoir. Vassili ne la voyait plus à ses côtés et se retourna.


-Midori, je peux savoir à quoi tu joues?
-Fais comme si de rien n'était, disait-elle peureusement en se cachant derrière lui avant d'être interrompue.
- Tenez-donc! Regardez qui voilà!


Une dame était posée contre la façade d'un des bâtiments de la rue, mais qui était le seul brûlé. Son dos et son pied droit étaient appuyés dessus. Après sa phrase, elle s'en décolla et s'approcha des deux.

Elle était blonde, de cheveux bien soyeux descendant jusqu'à ses épaules, et bouclants vers la fin. Son visage était composé de yeux bleus très foncés, de légers sourcils, un visage fin, et très peu de maquillage mais utilisé à bon escient. La seule chose qui faisait un peu tâche et qui contrastait avec son joli minois était sa cicatrice, qui allait d'au dessus de son oeil droit à en dessous de son oeil gauche.

A l'instar de Midori, elle était en tenue de guerrière, mais son pourpoint était bleu clair, son pantalon de combat gris foncé, tandis que ses bottes et gants étaient noirs. L'accessoire notable, en plus de son ruban rouge au bras gauche, était son épée à deux mains longeant tout sa jambe gauche.


-Euh, ben, Vassili, je te présente Jane, une collègue...Chieuse.
-Je sens qu'elle est quelque chose cliché, du genre ta rivale?
-Eh bien eh bien! Quel sens de la déduction, noble inconnu! lança vigoureusement la prénommée Jane. Je suppose que ton Friedrichounet ne te comble plus et que tu as un amant?
-Ne commence pas avec tes insinuations douteuses, malaprise!
-Tu n'avais qu'à pas me cicatriser mon petit minois, ignarde!
-Et toi tu n'as pas à te moquer ouvertement de ma fille!


Déjà exténué par ce qui semblait être la routine entre ces jeunes femmes, Vassili les sépara subitement en les poussant assez violemments.


-Dites donc, pour des femmes qui ont pour métier de calmer des conflits, vous faites forts, non?
-Tu t'engages dans une pente glissante, mon cher, oh oui...disait Midori en rentrant honteuse dans le bâtiment.
-Je suis désolé de vous avoir affliger un tel spectacle, noble inconnu, mais ça a toujours été comme ça entre nous, expliqua calmement la dame. Mais je comprends qu'elle vous ai choisi, vous avez un accent dreandalais, tout comme moi, donc vous êtes un tombeur né!
-Je ne suis pas son amant, ou une quelconque bêtise dans ce genre. J'ai été envoyé dans ce pays par son père, et elle m'héberge en attendant. En tout cas, il semblerait que vous ayez un attrait pour les mangeurs de baguettes que nous sommes, non?
-Mes parents sont d'origine dreandalaise, et je trouve qu'on est les gens plus classieux de tout le continent Efsanais, pas vous?
-Pas plus que ça. Mais pourquoi vous appelez-vous Jane et non pas Jeanne, si vos parents sont dreandalais?
-Une bonne partie des migrants qui viennent en Asheland prénomment leurs enfants avec un nom anglophone. Mais d'autres ne le font pas, comme Midori. Un choix que j'avais légérement critiqué, par ailleurs.
-Et la cicatrice que vous avez, c'est à propos de ça?
-Non, on se querellait déjà pour des choses plus sérieuses, mais ce coup-ci, elle m'a sauté dessus quand j'ai dis ça. Mais bref! Comment vous appelez-vous?
-Vassili Leschy.
-Quoi? Mais ce n'est pas du tout dreandalais?!
-Non.
-C'est bien dommage. Enfin bref, rentrez.
-Vous ne venez pas?
-Je garde l'entrée pour éviter aux indésirables de rentrer. Allez-y!


Il rentra donc dans le bâtiment, en s'abaissant pour franchir le cordon interdissant le passage aux personnes non autorisés. Cette fois-ci, il rentrait dans une usine non pas pour travailler dans un dur labeur, mais pour enquêter. Ou se faire rejeter par le chef Médiateur, au choix. En observant rapidement l'intérieur, ça lui faisait bizarre de voir des hommes et des femmes en tenue de combat et armés, généralement d'une épée et d'une dague.

De plus, ils se déplaçaient absolument partout pour enquêter. Le bruit de leurs voix durant les communications étaient bien moins bruyantes que lorsque toutes les machines sont activées, un point agréable pour lui. Cependant, au milieu de tout ça, Vassili était un peu dépassé. Il avait beau regarder partout, il ne retrouvait pas la Médiatrice. Et comme tout le monde travaillait, il ne savait pas qui aborder. Puis une main lui attrapa l'épaule. En se retournant, il vit un homme de sa taille, arborant un grand et énorme sourire, et qui se gratta rapidement ses cheveux.

Ceux-ci étaient gominés en arrière malgré quelques mèches ondulées tombant sur l'avant. Ils allaient jusqu'aux épaules, et étaient donc formés en queue de cheval. D'ailleurs, la couleur fait directement penser au caramel.  Oui, cette comparaison est une clé essentielle à la compréhension de l'histoire. Mettons ceci de côté, sa tenue de combat était exactement la même que celle de Midori, sauf que les motifs oranges étaient bleus.

Il était aussi mieux protégé, puisqu'il avait des protections de cuirs aux épaules, aux coudes, aux genoux et des protège-tibias. Ces derniers lui ayant fait opter pour des chaussures plutôt que les habituelles bottes. Une lanière, de cuir également, passait de sorte que son épée était accrochée dans son dos. Dans sa tête, la première réaction de Vassili était de se dire comment il faisait pour retirer sa lame du fourreau. Car oui, si on place une arme de cette taille dans le dos avec un fourreau classique, on ne peut la sortir correctement *Désolé de casser le mythe*.

Il remarqua pour terminer qu'il avait un ruban rouge, donc que c'était un Médiateur.


-Tant d'indices qui concordent, je dirai sans l'ombre d'un doute que c'est toi, Vassili?? demanda-t-il amusé
-Eh bien, tu donneras mes félicitations à tes parents d'avoir créer un petit génie. Mais oui, c'est bien moi.
-Ah ben hé, je leur dirai bien, mais je les ai jamais connus!
-Ah? Désolé de ma remarque, je ne savais pa-
-De toute façon, je préfère largement mes parounets adoptifs, vois-tu!
-Hum, certes. Mais que me veux-tu?
-...Ah oui, Midori m'a chargé de te dire de monter ces escaliers. Elle t'arranges un truc avec le chef en attendant.
-Ok, merci bien.
-Ah et au fait, j'aime beaucoup ta conclusion partielle sur le travail ouvrier de ce pays!


Alors qu'il était déjà en train de gravir la première marche, Vassili s'arrêta net, se retourna et regarda son interlocuteur. Impossible de savoir si son regard était celui d'un étonné ou d'un blasé. Peut être les deux à la fois. Dans tous les cas, il fit quelques pas pour retourner vers le Médiateur puis prit la parole.


-Comment est-ce que tu sais ça, toi?
-Ben, Midori m'en a parlé, tiens, déclara l'homme en rigolant à moitié.
-Je veux dire, elle a pas eu le temps de te l'expliquer à l'instant, vous avez dû vous croiser que quelques secondes.
-Penses-tu, je sais pratiquement tout ce que tu fais depuis ton arrivée ici!
-Hum, je vois, tu es donc Edgar, son meilleur ami?
-Ah ah, gagné! Toi aussi tu es un petit génie!
-Certes. Je suppose qu'elle t'en a parlé quand vous vous êtes croisés récemment.


Alors qu'il se remit à nouveau à monter les escaliers, une nouvelle phrase vint interrompre le chercheur.


https://www.youtube.com/watch?v=xqt5uqOCf3o&index=30&list=PLNYGWOAZQ3KUItN24WZHxZAaJtX5q9kzG


-Avant que tu n'y ailles, j'ai une question très importante...
-Oui?
-Elle t'a dit d'où venait nos superbes vêtements de combats??
-Euh...Je m'attendais à plus bouleversant comme question.
-Mais c'est super important pour moi!
-Eh bien non, elle ne m'a pas dit.
-Il s'agit ni plus ni moins que de mes parents!
-Eh bien, tu leurs transmettras à nouveau mes félicitations...Mais je croyais qu'ils étaient paysans, tes parents adoptifs.
-Bah, ils auraient voulu faire couturier, mais comme ils sont pas du tout connus, ils doivent faire pécore. Enfin bref, va voir le chef au plus vite!


Alors qu'il put enfin monter les escaliers, il fut de nouveau interpellé.


-Vassili!
-Quoi encore?, disait-il en commençant à s'impatienter.
-Rien, c'est juste pour te faire perdre ton temps.


Et il éclata de rire de sa blague. De son côté, dépité, Vassili monta les escaliers. Bien qu'on aurait dit qu'il était en rogne envers Edgar, il lui rappelait quelqu'un. Toujours à agir de façon idiote, et pourtant il a une position sociale assez prestigieuse, celle de Médiateur. Il est persuadé que dans sa tête, il est bien plus intelligent que ça, qu'il fait exprès de jouer les idiots. Cependant, il mit cette réflexion de côté en apercevant le grand chef.


_________________________________

Pour le soutien du jour,  faisons une ellipse temporelle pour aller jusqu'à midi, c'est à dire quand l'enquête est terminée. On se retrouve donc à la sortie de l'usine



Edgar: Le seul et unique point positif de ces attaques terroristes, c'est que l'enquête nous fait une belle petite prime qu'on a envie de claquer tout de suite
Midori: Pareil, pour la peine je vais passer le reste de la journée avec ma gamine
Vassili: Tant mieux pour vous, j'ai pleins de trucs à écrire à côté.
Midori: *Applaudit* Merci d'avoir cassé l'ambiance, hein
Edgar: Mais boucle la, ma belle, tout ce dont il a besoin, c'est d'un bon jeu de carte et d'une bonne bière
Midori: Très peu pour moi, aujourd'hui j'ai pas envie de supporter tes beuveries ou de jouer aux cartes :<
Vassili: Bon, j'accepte pour pas te laisser tout seul.
Edgar: Et bam, va jouer les baby-sitters, nous on reste entre gars
Midori: Tu viens de t'engager sur une pente glissante, mon cher Vassili. Je veux juste que tu l'empêches de finir la tête dans les toilettes, comme la fois à Tellingham. Aller à plus *S'en va*
Edgar: Ok cool, suis-moi, je t'emmène à mon bar favori et je t'explique les règles de notre jeu national *Marche* Le but est simple, on a chacun un paquet de cartes équivalent, face caché. A chaque tour, on pioche la carte du tas du dessus pour la confronter à celle de l'adversaire. Celui qui a la valeur la plus forte gagne les deux cartes, et à la fin, celui qui en a récupéré le plus gagne. C'est tout con
Vassili: Je vois, ouais.
Edgar: Pour les valeur, on va du 3 au 10, le 3 étant plus faible. Et au-dessus on a-
Vassili: Le joker, la reine, le roi, l'as, tandis que le 2 est le plus puissant
Edgar: ...Tu connais? D8
Vassili: On a le même à Dreanda, et ça s'appelle le président. Ou le trou du cul, au choix
Edgar: Ah mais nous c'est pareil Hole pour trou, tout bêtement, et ash, comme notre pays. Le ashole, quoi
Vassili: ...
Edgar: Et comme je suis sympa, on se fait quelques parties d'échauffement avant de rentrer dans le vif du sujet
Vassili: C'est à dire?
Edgar: Allonger le pognon sur la table, tiens

_________________


"Oh I feel your presence
You'll never leave here
But did you leave me anything?
You're the Phantom of my past..."


Il faut qu'on se suicide, c'est un pari sur l'avenir, et je le prends, parce que je suis un homme en COLERE
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 13 Nov - 12:12

"a été revendiquée dans l'heure qui suit par la Milicia of Liberty, ou MOL" j'te parie que leur chef s'appelle Olivier, Olivier de la milice


"-Désolé, il m'arrive de faire ma coquette mais pas au point de décorer mes cheveux avec ça." l'auteur aime bien les chouchous pourtant :/ *tg*


"-Mes parents sont d'origine dreandalaise, et je trouve qu'on est les gens plus classieux de tout le continent Efsanais, pas vous?" J'sais pas pourquoi mais cette remarque ça me fait imaginer les Dreandalais et les Idriciens qui se prennent la gueule pour savoir qui est le pays le plus adapté au charisme et tout




Au début je me faisais des préjugés sur Edgar mais il m'a tué finalement, je sens que je vais l'aimer <3 *tg* 

Le ashole avec le soutien, bordel avec la réaction de Vassili j'ai décédé  

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Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate


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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Lun 21 Nov - 4:07

"-Vous n'annoncez pas vos origines, madame, expliqua le richou" /PAN/


"-Mes cocos? En voilà une manière de parler! beugla Lord Stylson.
-Peut être dois-je usité d'un pareil langage étant donné votre comportement de sauvage, messieurs?" Imagine si elle était vulgaire pour vrai /PAN/


*Va rattraper la suite demain, va se coucher*

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mar 22 Nov - 21:16

Bon, révision de la "suite du chapitre 2"


Pauvre Midori, sérieusement, dans le même genre de situation, pas sûr que j'aurais la patience non plus.


"-Tu es toute rouge et le richard gueule là-haut en appelant un brancardier. Pas difficile de deviner ce qui s'est passé.
-Je le savais que j'aurai du refuser, même un petit repas, je suis pas capable de le contenir..."
Vassili:


Quel combat cool *Prend des notes* /PAN/


"-Voilà! Je vous donne quand même ça pour cette fichue bête, mais maintenant vous allez dégager! Et croyez-moi que je vais vous tailler une réputation, vous allez en pleurer!
-Et moi de mon côté, je peux dire qu'un monstre a réussi à s'infiltrer en ville grâce à vous, car c'est un peu ce qui s'est passé, non? lança-t-elle sur un ton dédaigneux.
-Je vous demande pardon? Qu'est-ce qu'un honnête patron comme moi aurait à voir avec ça? Allez plutôt donc vérifier comment il est venu, ce monstre!
-Donc je ne dois plus partir?" CASSÉ :bricedenice:


"-Elle est morte quand j'avais un an, et j'ai été envoyé ici dans la foulée. Il ne m'a pas dit pourquoi, je sais juste que c'était le 8 juillet 1997.
-Le huit? Intéressant, je suis né trois jours avant." Aaaaah, une journée avant moi /PAN/


Sympa le soutien!


Chapitre 3


"-Qu'est-ce qui te chagrines dans ces nouvelles?
-Le premier paragraphe nous expose les faits très concrètement, on comprend bien. Et tout le reste, ce sont des gens qui pleurent leurs morts. Je ne leur en veux pas, mais une page toute entière leur est dédiée. C'est juste sentimental. Et comme par hasard, une page de pub juste après vu qu'on a du temps de cerveau disponible." So true /PAN/

"-Euh, ben, Vassili, je te présente Jane, une collègue...Chieuse.
-Je sens qu'elle est quelque chose cliché, du genre ta rivale?" Je n'aurais pas dit mieux /PAN/


"D'ailleurs, la couleur fait directement penser au caramel.  Oui, cette comparaison est une clé essentielle à la compréhension de l'histoire."

Je mets CARAMEL en gros pour m'en souvenir


"-Vassili!
-Quoi encore?, disait-il en commençant à s'impatienter.
-Rien, c'est juste pour te faire perdre ton temps." Mais bordel, imagine quand il y a une apocalypse et quelqu'un fait c'te blague de merde /PAN/


Bref, tout rattrapé, la prochaine fois je prendrais pas 30 plombes pour lire.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mar 29 Nov - 21:40

Suite du chapitre 3






Après avoir fait quelques pas, il s'arrêta net en apercevant Midori, mais surtout son chef qui regardait à travers une énorme fenêtre. Deux mètres, c'était la taille qu'il faisait, au bas mot. Déjà que sur tableau, il dégageait une certaine aura, mais là, ça lui donnait vraiment une prestance. Au même moment, il se retourna lentement et aperçut Vassili, ce dernier effectuant d'autres pas lents pour se rapprocher. Le grand homme prit la parole en premier, sa voix grave et posée concordant parfaitement avec sa carrure .


-Alors, c'est toi qui veux devenir Médiateur sans passer par la formation initiale?
-Eh bien, si l'on veut, oui.
-Bien.


Le dénommé Zirael se retourna de nouveau et fit quelques pas tout en tirant une de ses imposantes épées. La levant dans les airs, il la fit descendre lentement vers Midori, et glissa sa lame vers sa gorge en prenant la parole.


-Tu tombes sur cette scène dans la rue; Habillé comme un vagabond, ma lame se pose comme-ci sur la gorge de cette dame qui est aussi pauvrement habillée. Qu'est-ce que tu ferais?
-Pas d'argent. Je passe mon chemin, lança-t-il.
-Quoi? Mais t'es complètement dingue! cracha-t-elle.
-Midori, tu te tais. Vassili, explique-toi.
-Je ne suis pas Médiateur, et vous n'avez pas dit de me projeter dans la situation en tant que tel. J'ai réagis comme je le ferai puisque je ne suis pas censé être armé.
-Et pourquoi avoir pensé comme cela?
-Une des règles les plus importantes en diplomatie pour un Médiateur est la mise en contexte. Par contre ne me demandez pas le numéro de la règle, ça je sais plus.
-Bien. Très bien. Une petite remarque à propos de ton échec personel, Midori?
-...Non.
-Nous reprenons la même situation, Vassili, mais cette fois tu as un ruban rouge au bras et ton sabre avec toi, car je t'ai autorisé à jouer les Médiateurs. Comment réagis-tu?


Bien que de l'extérieur, il paraissait à moitié blasé car ce qu'il faisait était évident, il était déjà plus stressé dans sa tête, se demandant si sa réponse sera la bonne. Tout du moins, il espèrait que cette simulation allait se dérouler exactement comme il le prévoyait. Il soupira légérement, petit signe de faiblesse qui contrastait complétement par rapport à sa posture -Notamment ses bras croisés-.


-Je vous demande ce que vous voulez à cette pauvre dame.
-Et je te réponds séchement que je veux juste l'argent de cette grognasse, et le tiens par la même occasion. Maintenant?
-Mon argent? Parfait.


Suite à cette réponse, il plongea sa main dans sa poche de manteau, histoire de fouiller dans la bourse qui s'y trouvait. Puis il en jeta plusieurs à même le sol, derrière le grand chef Médiateur. Ce dernier eut le réflexe de les regarder atterir, et Vassili en profita pour saisir la lame pointée sur son amie -Son gant le protégeant des coupures- et flanqua un violant coup de poing au chef, le faisant s'écraser au sol.

Il jeta l'épée par terre. Le bruit de l'acier fracassé au sol résonna à travers toute l'usine, faisant faire regarder plusieurs Médiateurs vers la scène. Ils étaient étonnés de voir leur supérieur au sol, mais aucun n'alla s'interposer. Celui-ci se releva en frottant rapidement sa joue, arborant un regard sérieux mais ne montrant aucune colère.


-Pourquoi avoir tenté une manoeuvre aussi risqué? Tu pensais réellement que j'allais regarder ces pièces? demanda-t-il.
-Oui. Réflexe humain. La preuve vous l'avez fait.
-Intéressant, mais tu as commis une énorme erreur, Vassili. Pourquoi avoir attaqué mon personnage sans être certain qu'il soit réellement dangereux?
-Sans être certain? En insultant la personne sans défense qu'il menace, puis en pointant son arme sur moi, facilement reconnaissable comme une autoritée du Royaume? Qu'est-ce que j'en conclus?
-...Que conclus-tu donc?
-Je lui défonce sa gueule.


A ces mots, le chef Médiateur attira son épée jusque vers lui par psychokynésie, et la rangea dans son fourreau une fois fait. Il tira ensuite son autre épée, une lame d'un gris éclatant, forgée dans de l'argent et sur laquelle fut gravé des sigles en violet. Comparable à l'adoubement d'un seigneur envers un chevalier, il posa son arme luxueuse sur la tête du dreandalais.


-Il ne fait aucun doute que tu connais et appliques nos règles de Médiateurs comme il doit. Tout du moins, mieux qu'une certaine personne que je ne citerai pas.
-Je vous en remercie, chef, lança-t-elle à moitié honteuse.
-Je t'autorise désormais à être Médiateur, et ce de classe D.
-Diplomatique? demanda Midori. Quand je vous disais qu'il se battait très bien, je ne rigolais pas!
-Ce n'est pas nécessaire, et je n'ai pas envie de refaire un test, répliqua Vassili.
-Tu sais réellement te battre, petit?
-Peut être, mais je ne veux pas-
-Tu n'as pas le choix.


Sentant que l'épée au dessus de sa tête s'élevait, Vassili recula et dégaina rapidement son sabre pour parer le coup qui lui tomba dessus. Mais la puissance était telle qu'il perdit l'équilibre, et se rattrapa difficilement avec son bras gauche en s'écrasant au sol. Il se releva et para rapidement une autre série de coups. Il ne pouvait que rester sur la défensive, et ne pouvait clairement pas riposter.
Finalement, un puissant souffle de vent le fit s'envoler sur quelques mètres en arrière, avant de s'écraser contre une rembarde métallique. Il était toujours debout, mais déjà essouflé. Son adversaire en rigola légérement, et rangea sa lame argentée dans son fourreau respectif, puis fit une déclaration solenelle.


-Vassili, tu es désormais un Médiateur Mixte, à la fois apte au combat et à la diplomatie. Sais-tu ce que tu gagnes?
-Euh, pas vraiment non, répondit-il en haletant.
-Le droit d'enquêter comme tous les autres! Allez, dépêche.


Suite à ces paroles, il se dirigea vers le bureau du directeur tout en refermant la porte. Rangeant son arme en étant encore un peu déboussolé par cette attaque soudaine, le fait que Midori lui sauta dessus joyeusement n'arrangeait pas la chose. Mais bon, cela représentait beaucoup pour elle, puisque désormais, les quêtes de Médiateurs en ville lui seraient réellement disponibles.


-Ah ah, je savais que tu allais réussir, ma gueule!
-Ma gueule? Tu utilises cette expression maintenant? répliqua-t-il en soufflant un coup.
-Je l'ai vu sur internet, je l'utilise bien?
-Ouais, mais ça ne te va pas, garde ton langage habituel, tu veux?
-Ah? Et bien, si tu le penses. Allez viens, on va aider les autres!


Alors qu'elle se mit à courir sans réfléchir vers les escaliers, Vassili fut un peu plus lent et regarda vers là où devrait se trouver le chef. Il y a quelque chose qui ne colle pas avec cet homme. Mais bon, il saura bien à un moment ou un autre. Alors qu'il se mit finalement à descendre les escaliers en tenant sa jambe douloureuse, il put apercevoir Edgar et Midori discuter. Tout du moins, il parlait un poil fort pour exprimer son mécontentement.


-Rah nan mais j'y crois pas, il se pointe le premier jour, lui colle un pain, et tac, il est engagé!
-Eh bien, c'était la marche à suivre puisqu'il m'a recruté, tu ne penses pas?
-Ah mais je t'en félicite, ne t'inquiètes pas, c'est juste que je suis jaloux!
-Oui, la première fois que tu as frappé Zirael, c'était à un entrainement. Tu en étais tellement fier que tu as fini en plonge pendant trois jours, répondit Midori en le taquinant.
-Et à part ça, par quoi commence-t-on?
-Vassili, même si je t'apprécie déjà plutôt bien, pas la peine d'aller aussi vite! déclara Edgar.
-Désolé, c'est juste que je n'aime pas rien faire quand tous les autres sont au travail.
-Puis même, il n'y avait pas quelque chose pour moi? demanda-t-elle.
-Ah mais si, suivez moi vous deux.


Edgar passa devant et fit signe aux deux autres de le suivre. Ils se mirent à traverser l'usine, afin d'arriver à ce qui semblait être le lieu de l'explosion. Un petit cratère fut formé par l'attaque, et le mur en briques rouges juste derrière avait explosé, laissant un trou béant. L'emplacement était stratégique, puisque juste à côté se trouvait les papiers vierges prêts à être imprimés, histoire qu'ils prennent feu.

Quelques Médiateurs étaient déjà sur place, enquêtant vers ces environs, mais cessèrent leurs activités en voyant le trio arriver. Ils les saluèrent, et se retirèrent pour les laisser travailler tout en les observant. Midori se pencha au dessus du point d'explosion et fit apparaître son hayonne pour analyser. Vassili en fut très surpris.


-Mais, qu'est-ce que tu fais, là?
-Ben quoi?
-On avait pas convenu que les hayonnes ne devaient être vus par personne?
-Ah si, mais j'ai oublié de te prévenir que les Médiateurs d'Asheland sont au courant de ça...Je te l'ai vraiment pas dit?
-Je ne crois pas.
-Et bien voilà. Notre chef a toujours dit que j'en possédais un, donc ils ne sont pas surprit. Par contre il ne savent pas pour les réalités de l'Extérieur, bien entendu.
-Hmm, oui, et tu dis ça de sorte qu'Edgar entende bien, aussi.
-Peut être parce que je le sais déjà, mon gars! répliqua ce dernier. Je ne suis pas le meilleur ami de cette charmante dame pour rien!
-Pas faux, dit Vassili à voix basse. Mais au fait, si vous êtes meilleurs amis, vous n'avez pas pensé à une époque à...Vivre ensemble?
-Oh si, mais entre elle qui veut absolument avoir des marmots, et moi qui déteste ça, c'est mort, vois-tu.
-Certes.


Un petit bruit se fit entendre, stoppant cette conversation. L'hayonne de Midori avait terminé de faire ses analyses. Elle se releva donc et se tourna en direction des deux hommes pour faire part de ses conclusions. Enfin, celle de l'appareil.


-Bon, les principaux composants pour faire une bombe sont là. Il n'y a strictement rien d'intéressant, hormi ça.
-Tu sais quel est le mode d'enclenchement utilisé? questionna Edgar.
-Enclenchement manuel. Ce qui veut dire qu'un des assaillants s'est fait sauter avec.
-Tiens donc, ça me rappelle un peu le genre de terroriste qui sévit aussi à l'Extérieur, souligna ironiquement Vassili.
-De plus, la MOL emploie principalement des Efsanais. C'est pas beau ça?
-Bref, le seul truc utile, c'est le parfum de groseille qui pullule dans l'air! conclua-t-elle
-Un parfum de groseille? demanda le dreandalais.
-Oui, très régulièrement employé par la MOL, répondit Edgar. Non seulement ça confirme leur acte, mais en plus, le hayonne va nous permettre de retrouver leur trace si ça persiste assez!
-Eh bien c'est parfait, on suit cet indice, puis on verra bien ce qu'on trouve, proposa Midori.


Le trio sortit de l'usine. C'était la guerrière à l'hallebarde qui ouvrait la marche, avec le bras tendu en face d'elle. Elle paraissait complétement débile aux yeux des passants, mais elle dirigeait en fait le hayonne de sorte à voir sur l'écran une modélisation 3D de l'odeur de parfum au groseille. De plus, sa manche passait par-dessus l'engin de sorte que personne ne le voyait. Bien sûr, l'affichage passait par dessus le tissu, comme quoi cette technologie était vraiment très développée.


-Même si tu as du lire le bouquin, tu sais ce qu'est un Médiateur J, Vassili? demanda le meilleur ami de Midori
-Pas la moindre idée. C'est bouleversant si je ne sais pas?
-Ah pas du tout, c'est juste que c'est une fonction de juge très récente, que moi seul peut exercer, vois-tu! se vanta-t-il.
-Je vois. Donc tu gères les conflits entre Médiateurs?
-Oui, je suis le Médiateur des Médiateurs. Ca peut paraître un peu dingue, mais c'est comme ça.
-Nan, j'imagine bien qu'il faut bien quelqu'un pour résoudre les conflits internes. Et j'imagine aussi que ça paye bien?
-Si on excepte les menaces de morts, oui, disait-il en affirmant d'un mouvement de tête.
-Des menaces? D'autres Médiateurs?
-Eh oui. Y'en a deux ou trois comme ça.
-C'est quand même chaud, venant de gens censés résoudre des conflits.
-Je le sais bien, cette ironie est drôle, tu ne trouves pas? Enfin, dépêchons nous, elle a continué sans nous.


Effectivement, alors qu'ils étaient restés sur place à papauter, Midori avait continué de suivre la piste et tournait justement à gauche. Elle venait d'emprunter une des ruelles de la grande rue. Edgar se dépêcha de la rejoindre tout en prenant soin de ne pas -trop- bousculer les nombreux passants. Une fois rentré à son tour dans la ruelle, il aperçut quelques hommes et femmes en train de manipuler des tonneaux. Le lieu était mal éclairé, en plus d'être délabré *La terre encore boueuse et de l'herbe essayant de pousser*, mais ils étaient tous habillés d'un manteau de cuir bleu. Sauf un en gris, le chef. Ce vêtement là était la caractéristique principale de la Milicia of Liberty.


-Ils ne ne ont pas vus, Mido'?
-Non. Et on vient de tomber sur le pactole, si tu vois ce que je veux dire, déclara-t-elle en regardant son ami avec un large sourire.
-Je ne vois pas du tout ce que tu dire, disait-il en pointant son revolver sur l'ennemi. Hey les pouilleux! Par ici!


Les gens de la MOL céssèrent leurs activitées immédiatement, et le régardèrent sans ciller. Il affichait un énorme sourire sadique, en s'amusant à tapoter son colt pour montrer sa supériorité. C'était sans compter sur les cinq terroristes qui sortirent à leur tour leur revolver.


-...Ah ben c'est bien joué, je t'en félicite, fit-elle pour se moquer.
-Pour des Médiateurs, vous êtes quand même bien empotés, déclara le chef qui avait, il faut souligner, un beau revolver.
-Oui, je suis désolé, ma copine n'a pas de très belles idées, mentit Edgar pour se venger du sarcasme de sa collègue.
-Ah ben bien! Venge-toi sur moi tant que tu y es!
-Ne compliquez pas les choses vous deux, levez les mains en l'air.


Ils s'exécutèrent, mais la façon de faire d'Edgar était bizarre. Il levait bien les bras vers les cieux, mais en tenant toujours  l'arme avec ses deux mains.


-Je peux savoir à quoi tu joues? demanda le chef agacé.
-C'est ma sciatique du bras, je peux pas faire autrement. Et au fait, très belle moustache!


Ne comprenant rien à la situation, le chef se mit à toucher sa moustache pour savoir ce qu'il y avait de spécial. Edgar tira. Le coup de feu s'adressait à une corde, qui faisait pendre dans les airs plusieurs tonneaux, les faisant s'écraser sur la cible. Alors que les quatre autres personnes n'avaient rien comprit à ce qui se passait, le fauteur de trouble tira Midori par l'épaule pour aller se planquer derrière les tonneaux écrasés.

Pour pouvoir riposter à l'échange de tirs en cours, elle prit son arbalète et tira un carreau mais manqua sa cible. Elle s'abaissa et prit un autre carreau, mais elle le fit tomber. Une fois qu'elle put enfin glisser la munition dans l'arme, elle se releva et tira en plein coeur d'un des ennemis. Elle recommença l'opération en y allant à toute vitesse, bercée par le bruit des balles rajoutant du stress. Puis on lui posa la main sur l'épaule.


-C'est fini, ils sont tous mort, tu sais, déclara Edgar.
-Quoi? Mais, mais on a peine commencé, non?
-Je t'ai déjà dis cent fois. Le revolver est bien plus efficace que l'arbalète. Mais non, madame n'écoute pas.
-Le carreau d'arbalète empoisonné, c'est bien plus efficace contre les monstres, répliqua-t-elle en s'énervant.
-Oui, et dans les combats d'armes à feux, tu es foutu ma belle. Roh allez, prends pas la mouche pour ça!
-Y'a pas que ça, la piste de l'odeur s'arrête ici pour l'hayonne, on ne peut pas aller plus loin.
-Et bordel. Bon, c'est pas grave, on retourne à l'usine.


Alors que les deux compères sortirent de la ruelle, ils furent rejoint par Vassili qui revenait seulement. Ils déclarèrent vite fait ce qu'ils ont vu, ont fait, et que la piste se terminait ici. Ils n'avaient plus à rester là, sachant que la police arriverait d'une minute à l'autre pour récupérer les cadavres. Une fois le rapport fait lors de leur retour à l'usine, l'enquête continua. Mais rien de bien surprenant fut découvert.

La matinée se termina. Le conclusion était simple; Le groupe de la Milicia Of Liberty avait eut lieu. A nouveau. Encore une attaque terroriste qui frappe les habitants du pays pour leur rappeler que les actions de leur gouvernement sont inacceptables pour la MOL. Il aurait été plus judicieux de frapper directement le gouvernement, mais bon.

Ainsi se termina cette journée. C'est à dire sur un point plutôt positif étant donné la réussite de Vassili que d'être accepté comme Médiateur en un seul et unique test. Et on peut rajouter à cela qu'il s'est même fait un ami Pour comprendre cela, regardons comment s'est passé leur partie d'ashole, le jeu de carte national.

___________________



Edgar: *Eclate une carte sur la table* ET ENCORE UN AS, MON GARS *Récupère les cartes* Allez, il est temps de passer aux choses sérieuses
Vassili: Désolé, mais je ne peux pas aligner d'argent, tu le sais bien.
Edgar: Mais si y'a pas de défis, ça vaut pas le coup Je sais, si je gagne, tu m'écris une chanson de ton pays pour qu'on puisse la chanter avec les gars
Autres clients: *Lèvent leurs verres* OUAIS
Edgar: Si tu gagnes, ben je t'allonge 3 sterlings.
Vassili: Je sais déjà ce que je vais vous faire chanter, je vais bien me marrer

-Une partie après-

Edgar: *Boit* Encore gagné
Vassili: *Commence d'écrire* J'en ai pour 5 minutes, après on en refait d'autres, tu veux?
Edgar: Je veux ouais. *Prend une choppe et boit* J'espère que c'est bien festif
Vassili: Ouais. Et lié à l'alcool.
Edgar: Hi hi

-Quelques parties et verres plus tard-

Edgar et d'autres ouvriers bourrés: Et il est aller se mettre sur un o-ran-ger. Sur un O, A LA VELETTEUH, sur un O, A LA VELETTEUH, sur un ooo-Orangeeer~
Public bourré: BRAVO
Edgar: *Retourne voir Vassili* Alors, j'étais comment?
Vassili: Ma-gni-fi-que
Edgar: Oh bordel, ramène-moi chez moi, j'sais plus où j'habite
Vassili: C'est à dire que je sais pas non plus, en fait :/
Edgar: ...

_________________


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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mer 30 Nov - 12:44

Ziriel chaque fois qu'il regarde Midori: *TG*


"-Je t'autorise désormais à être Médiateur, et ce de classe D.
-Diplomatique? demanda Midori. Quand je vous disais qu'il se battait très bien, je ne rigolais pas!" Ouais OK les classes qui signifient un mot? "Tu es de classe A maintenant....ton apprentissage sera À recommencer " *Sors loin*


"-Oh si, mais entre elle qui veut absolument avoir des marmots, et moi qui déteste ça, c'est mort, vois-tu.
-Certes." *Compatit*


"-Même si tu as du lire le bouquin, tu sais ce qu'est un Médiateur J, Vassili? demanda le meilleur ami de Midori
-Pas la moindre idée. C'est bouleversant si je ne sais pas?
-Ah pas du tout, c'est juste que c'est une fonction de JUGE très récente" Qu'est-ce que je disais


Bon, c'est BG les gens qui utilisent des arcs et des arbalètes, mais à un moment donné, faut se simplifier *Ton adversaire a un bazooka* *TG*


Partie "d'ASHOLE" (on arrêtait pas de dire "trou de cul")


Bonne partie.

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Mer 30 Nov - 16:42

"Bien que de l'extérieur, il paraissait à moitié blasé car ce qu'il faisait était évident, il était déjà plus stressé dans sa tête" on dirait moi pendant des oraux..... Papa? C'est toi? D8 *tg*


Le mec qui vient oklm et se fait engager en moins de 10 min, j'aime


"-Oh si, mais entre elle qui veut absolument avoir des marmots, et moi qui déteste ça, c'est mort, vois-tu." un autre papa


"Il affichait un énorme sourire sadique, en s'amusant à tapoter son colt pour montrer sa supériorité. C'était sans compter sur les cinq terroristes qui sortirent à leur tour leur revolver." en imaginant les traits de son visage se déformer j'ai décédé xD




Il leur fait chanter à la volette ce con *die hard* *tg*

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 15 Jan - 19:24

Rien posté depuis le 30 novembre...




Chapitre 4: L'arène Sadrilienne


 

 La neige tombait à flot en ce 9 décembre 2020. La nuit arrivait peu à peu, plongeant la ville dans le pénombre, alimentée pourtant par des  vieilles lampes un peu partout pour empêcher les ténèbres de tout recouvrir. Rajouté à cela le froid bien installé dans les rues, très peu d'humains se risquaient dehors, à l'exception des sans-abris qui ne pouvaient faire autrement que de se réchauffer avec de l'alcool. Avec de la bière rousse généralement.

Parlant justement de boissons alcoolisées, trois Médiateurs se trouvaient actuellement à une table d'un des nombreux pubs des alentours. Il faut dire, la journée n'a pas été très productive pour eux, un peu comme un étudiant qui possède une bonne connexion internet et Netflix (Placement de produit tranquille).


-Le problème du mois de décembre, c'est qu'avec la neige et les festivités, on est un peu inutile, déclara tristement Midori dans sa déclaration et en rebuvant un coup.
-Peut être, mais comme j'ai encore assez d'argent pour les pubs pour décembre, moi ça va, disait Edgar en souriant à son verre.
-Eh ben, y'en a qui ne s'inquiètent pas au moins.
-Oui bon, c'est le même discours chaque année, Mido'. C'est comme le journal quand la neige tombe, ils parlent que de ça. Tiens d'ailleurs, je suis sûr que les journaleux de l'Extérieur font pareil, hein Vassili? Oh Vassi'?


Le concerné ne répondait pas. Il regardait inlassablement par la fenêtre toute la neige accumulée en une journée. A cause du réchauffement climatique, on ne trouvait plus autant de cette poudre blanche dans toute l'Efsane. Surtout que les températures ashelandaises relevées par l'hayonne depuis son arrivée ne correspondaient pas à celles qu'il devrait y avoir normalement. Il se posait alors une question essentielle; Que les pays d'Asheland et Velentgrad restent bloqués à la période industrielle, c'est une chose, mais que les températures fassent pareil, pourquoi?

Dans tous les cas, Edgar ne savait pas ce qui se passait dans la tête de Vassili, et le réveilla en lui secouant légérement l'épaule. Et en lui tendant son verre d'alcool, bien évidemment.


-Et ben alors? Tu t'endors mon gars?!
-Désolé, je ne fais pas attention quand je réfléchis trop.
-Tu réfléchissais? Tu pensais à tous les cadeaux de Noël que tu n'auras pas cette année? Mon pauvre petit! souligna ironiquement Edgar.
-D'un côté tant mieux, je ne suis pas un fan de Noël, vois-tu.
-Quoi? Pourtant à l'Extérieur, je sais que presque tout le monde reçoit plein de cadeaux, et toi comme un connard t'aimes pas ça?
-Non. J'ai l'impression d'ailleurs de sentir une petite rancoeur. Vous ne le fêtez pas en Asheland?
-Oh, si, mais pour le côté cadeau, c'est pour les riches, pas le reste de la population. Et les Médiateurs font pas parti des riches, sauf peut-être celle du Roi. Puis bon, on a l'alcool, moi ça me va, disait-il en buvant à nouveau.
-Mais oui, comme on le disait, la période de Noël est plutôt néfaste pour les Médiateurs, proclama Midori. Néanmoins, j'ai tout de même un cadeau pour ma fifille, évidemment!
-Ah ouais? C'est quoi?
-Un peigne!
-Eh ben, elle est gâtée.
-Euh, dis voir Edgar, demanda Vassili. C'était ironique ta phrase là?
-...Pas du tout pourquoi?
-Oh rien.


La porte du pub grinça, amenant automatiquement les Médiateurs à regarder qui c'était. Une dame aux longs cheveux châtains foncés venait de rentrer. Elle n'était pas bien grande, et avait l'air toute penaude. Il y avait même un effet comique, rapport au fait qu'elle avait un long et large manteau bleu qui lui donnait un buste énorme, qui ne collait pas du tout avec ses fines jambes.

Elle paraissait même assez empotée puisqu'elle croyait ne pas avoir bien fermé la porte. Du coup elle continuait de pousser, mais rien de plus ne se produisit. Et comme elle était complétement déconcertée, elle n'abandonna ce combat inutile que quand Midori l'appela. La nouvelle s'approcha donc du groupe lentement.


-Tiens donc, je ne savais pas que tu te mettais à écumer les pubs! déclara Midori.
-Euh je, je vous cherchais justement, répondit-elle en bafouillant.
-Attends, je fais les présentations; Vassili, je te présente Antigone, Antigone, je te présente Vassili.
-Bonjour, lâcha-t-il mécaniquement.
-Bonjour. Et euh...Vous n'avez rien à euh...Rajouter?
-Ma foi non, pourquoi?


A sa grande surprise, la nouvelle se mit à lâcher une petite larme qu'elle s'empressa d'enlever avec son doigt. Edgar et Midori en rigolèrent, surtout lui qui s'étouffait à moitié. Tandis que Vassili ne comprit strictement rien à la situation de son côté. Un lien se fit dans sa tête, et il devina "l'élément comique" de la situation.


-Je vois, ce serait à cause de votre prénom, c'est ça?
-Oooh, ma joie aura été de courte durée...
-En fait, commenta Edgar, tout le monde lui dit "Holala?! Comme dans l'oeuvre?!!" à chaque fois qu'elle donne son prénom. Elle pensait que tu venait de faire exception, mais c'est raté!
-C'est parce que ses parents sont de fiers littéraires d'origines grecques#, rajouta Midori.
-Et euh, mes parents m'auraient appelés Jésus si j'avais été un garçon, alors vous euh, vous voyez?
-Eh bien au moins ce n'est pas le cas, rassura le chercheur.
-Non, mais euh, ça l'est pour mon petit frère.


S'en suivit un micro malaise, un haussement d'épaule de Vassili qui regarda ailleurs pour éviter d'en rire, et les deux autres explosèrent à nouveau. Bref, la dénommée Antigone prit la parole pour annoncer quel bon vent l'amenait.


-J'ai reçu un télégramme ce matin, la nouvelle d'un, euh, journaliste, qui m'a donné une piste qui intéresserait les Médiateurs, apparemment.
-Une piste? Mais pour suivre quoi? demanda Edgar.
-Euh, il semblerait qu'il y aurait des recruteurs de la Milicia of Liberty dans les arènes sadriliennes, qui sont à la recherche, euh ben de combattants pour leur groupuscule.
-Mais pourquoi ce serait pour nous, cette histoire?
-Je ne sais pas, j'ai, euh, donné le message au chef ce matin, qui m'a dit qu'il serait bon de collaborer avec ce journaliste pour lui donner, ben des infos. Et il m'a dit d'ordonner à Midori de s'en charger avec si possible un autre Médiateur spécialisé en diplomatie.
-Ah mais j'ai compris la tactique du chef. En gros il voudrait que je fasse un carnage aux arènes, comme ça les recruteurs s'intéressent à moi, je m'inscris dans la MOL, je demande les trucs voulu par le journaliste, et c'est tout bon!
-Tu vois que tu es perspicace, Midori! Tu as des qualités quand tu veux! déclara Antigone.
-Merci de lancer mes problèmes de confiances devant les autres, Antigone.
-Oh! Je suis désolée! Le secret professionnel!
-Bon et bien, comme il est dix-neuf heures trente, on devrait y aller, ça commence à vingt, dit Edgar.
-Bien sûr oui, mais je reviens, je dois, euh, faire une vidange!


Après avoir dit cette phrase pour le moins mystérieuse, la petite femme d'origine grecque s'en alla vers une porte. Les trois Médiateurs se levèrent et récupérèrent leurs manteaux au dos de leurs chaises, prêts à aller dans cette arène sadrilienne.


-Son expression à l'instant, c'est-
-Oui Vassili, répondit Midori. Elle utilise des expressions bizarres pour des trucs simples, comme là ça veut dire aller pisser.
-Certes. Juste un truc, quand elle a parlé de "secret professionnel", elle est psy, ou quelque chose dans le genre?
-Ouais, comme elle ne sait ni se battre, ni calmer les gens, elle fait des études sur le mental et met ses services pour les Médiateurs. Mais elle s'occupe aussi de l'envoi et la réception des télégrammes, donc elle reste très utile, vois-tu!
-Je vois, ouais.
-Mido', tu lui as dis pour l'Extérieur? interrogea Edgar.
-Ah non...En fait, elle connait elle aussi la réalité de l'Extérieur!
-Ah? Mais combien le savent, demanda Vassili.
-Ah c'est la dernière, je le jure! En fait, je lui avais dis un jour, par erreur. Et après lui avoir expliqué, on a...Echangé nos rôles!
-Echanger vos rôles?
-Ah bah elle était inconsolable, j'ai dû lui faire à mon tour de la psycha...Psykokouak truc, là.
-De la psychanalyse?
-Voilà, merci Vassili!


Finalement, les quatre personnes purent enfin s'en aller. Ils firent d'abord un détour chez Edgar, qui habitait juste à côté, pour déposer leurs armes et leurs bandeaux rouges. En effet, dans ces arènes sadriliennes, les Médiateurs peuvent être mal vu étant donné qu'ils représentent un peu l'autorité, et que c'est une activitée illégale. Pour atteindre ce lieu, il fallait tout d'abord se rendre dans le quartier où vivent les gens provenant de la Sadrila (Espagne). L'une des ruelles de ce quartier défavorisé avait une porte de cave des plus banales, mais toujours ouverte.

En l'empruntant, il fallait suivre un long tunnel pour pouvoir émerger de nouveau dans l'énorme grange abandonnée et condamnée du quartier. En arrivant, les quatres prirent un escalier en bois pour arriver dans ce qui semblait être des gradins, et ce sans place assise. Depuis cette hauteur, on pouvait observer le lieu de combat de l'arène. Au milieu, un énorme cercle délimité par de solides barrières en bois, avec à l'extérieur des ballots de paille pour renforcer la palissade.

Il y avait de plus en plus de gens qui venaient, et qui s'agglutinaient autour de l'arène afin d'observer le spectacle. Comme il devenait impossible d'être aux premières loges, les autres spectateurs arrivants se cherchaient une place de choix dans ces gradins.
Midori quant à elle se sépara du groupe et les salua, puisqu'elle se dirigea vers le lieu d'inscription.


-Elle connait bien l'endroit apparemment. Je suis pas tant étonné que ça, remarque.
-Oh tu sais Vassili, j'y ai déjà participé aussi. Pas autant que cette barbare, certes, mais je m'y connais bien! avoua Edgar.
-Je suis pas étonné non plus.
-Si tu veux absolument être étonné, sache que si on connait cet endroit, ce n'est que grâce à Antigone!
-Qui? Moi? Oh euh, pas du tout...
-Non contente de connaître New-Manchester par coeur, elle connait aussi les trucs cachés, pour mon plus grand bonheur!
-Ok, ça, je m'y attendais pas, avoua Vassili. Du coup, tu connais les règles de l'arène?
-Tu demandes à moi ou elle, là?
-N'importe.
-Antigone, tu t'en charges?
-Hein? Euh, y'a l'arène, et euuuuh...


Elle n'arrivait pas à continuer sa phrase. Du coup Edgar se permit de la couper.


-Bon, je prends le relais. En gros, y'a un dingo qui s'est dit que faire combattre quinze gugusses avec des bâtons, c'était pas assez drôle. Du coup il s'est dit  de rajouter un bon gros taureau des familles! Déjà tu penses quoi du concept en lui-même, Vassili?
-Rien que d'entendre ça, je pense que le gars devait être un forumeur.
-Un...Un quoi?
-Rien. Un groupe de gens que j'ai connu.
-Euh, ça me rappelle un autre truc...Enfin bref, les règles sont simples; Les combattants ont des bâtons et ils doivent mettre les autres K.O., tout en faisant super gaffe au taureau. Simple!
-Et pour ce qui serait de tuer la bête?
-Pas fou non?! C'est super cher et rare! Limite, c'est un animal sacré, mais quoi qu'il en soit, il ne faut surtout pas le tuer. Le dernier qui a fait, c'est pas compliqué, le public l'a jeté dans un bac de lave, dans la fonderie du quartier.
-Festivité jusqu'au bout, conclua Vassili.
-Euh, tes forumeurs là, ils seraient capable de jeter un gars dans de la lave?
-Une personne, nan, c'est pas assez. Un groupe de toads, ouais par contre.
-Hein hein...Bon, qu'est-ce qui pourrait t'étonner encore...
-Tu cherches vraiment?
-Ouais.
-Je regarde un peu le public, et y'a de tous les âges. Et je vais t'avouer être étonné de voir des gamins de même pas cinq ans, ou encore le papy en fauteuil roulant qui gueule à plein poumons quand ça n'a même pas commencé.
-Ouais, j'espère qu'il va pas mourir avant le début du show!


Quelques minutes plus tard, le combat allait commencer. En tant que combattante, Midori passa par dessus la barrière comme les autres participants. Elle n'avait que son soutien-gorge qui voilait une partie de son torse, car pour les combats d'arènes,  être torse-nu est une "tenue" obligatoire pour les hommes comme pour les femmes. A noter aussi qu'elle avait un simple bâton comme arme, comme tous les autres, mais qu'elle était bien la seule à en avoir prit un qui fait deux mètres, contre un mètre habituellement.

Devant patienter un peu, elle posa son arme de fortune sur ses épaules et observa les concurrents. Presque autant de femmes que d'hommes. Chose qu'on ne verrait pas dans les pays de l'Extérieur, ici les rencontres sportives, légales ou non, sont mixtes. Elle tenta ensuite d'observer les gradins, mais de son point de vue, c'était plongé dans le noir. L'énorme lampe de chantier installée au plafond de la grange n'éclairait que l'arène.


_______________________________
#Comme j'ai pas d'idée de nom pour la Grèce, et que y'a rien de prévu actuellement, j'ai mis le nom original en attendant.
Ah et pas de "soutien" pour aujourd'hui, j'avais pas d'idée :(

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 15 Jan - 20:52

"A cause du réchauffement climatique, on ne trouvait plus autant de cette poudre blanche dans toute l'Efsane" C'est seulement là que je me rend compte que tu utilises les noms du topic de lieu, GG.


Puis un peu plus tard, OMG Vassili connait un peu les forumeurs... De l'histoire ancienne, quand il doit se demander ce qu'ils sont devenus: "Bah Just déprime dans une ville de lasagne" "Wat " /PAN/


"-En fait, commenta Edgar, tout le monde lui dit "Holala?! Comme dans l'oeuvre?!!" à chaque fois qu'elle donne son prénom. Elle pensait que tu venait de faire exception, mais c'est raté!
-C'est parce que ses parents sont de fiers littéraires d'origines grecques#, rajouta Midori." Merci de m'expliquer une blague que je n'ai pas compris par pure inculterie *TG*


Et le petit malaise avec Jésus, bordel. J'imagine trop se la raconter dans les bars: "Wow, vous êtes Jésus pour moi" "Normal, je le suis "


"Elle n'avait que son soutien-gorge qui voilait une partie de son torse, car pour les combats d'arènes, être torse-nu est une "tenue" obligatoire pour les hommes comme pour les femmes. " WSH PAS DE DISCRIMINATION, C'EST COMME ÇA QUE ÇA MARCHE! /PAN/


Le prochain chapitre va faire ses vidanges moi je le dis *TG avec cette expression*

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Ven 27 Jan - 22:44

Antigone c'est pas qu'une oeuvre, c'est avant tout un personnage mythique apparu dans nombres de- *tg*

Psykokouak *a décédé*
Moi qui pensais être la première à penser à l'idée de faire combattre une bgette dans des endroits à la Assassin's Creed... Déçue de moi-même éwé *tg*

Cette référence aux forumeurs *j'aime*

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Sam 28 Jan - 22:57

Pour une raison qui m'échappe, la semaine dernière j'ai rien posté. Du coup je mets la fin du chapitre 4 et le début du 5 d'une traite. J'en ai marre de prendre du retard, et le chapitre 5 amène quelqu'un que j'avais vraiment envie d'introduire en fic








https://www.youtube.com/watch?v=DAcNKbH0DM0


 Quelqu'un siffla, un clairon se fit entendre pour annoncer le début du match, et deux-trois tambours se mirent à battre pour donner une ambiance. Les acclamations du public faisaient comprendre que le taureau allait être lâché. Midori adorait cette ambiance, notamment que des gens la regardent combattre. Ses capacitées supérieures lui offraient d'avance la victoire, mais ça ne l'empêchait pas de ressentir des frissons d'excitations. Elle se mit à faire tourner son bâton comme une pale d'hélicoptère, puis s'approcha du centre de l'arène

L'homme à sa droite l'interpella, et fit une remarque mysogine pour attirer son attention. C'est une coutume très régulière que de se moquer soit du sexe opposé, soit d'insulter quelqu'un d'être du sexe opposé. Bien que de nos jours, les gens s'exciteraient pour rien face à une remarque de ce genre, c'était toujours à prendre de façon humoristique en Asheland, sous peine d'être mal vu. Surtout en compétition où insulter l'adversaire est une marque de respect, tant que c'est dit avec le sourire.
Dans tous les cas, elle lui répondit en souriant qu'elle allait lui coller un coup dans les parties. Alors qu'il en rigolait, il se calma quand il se prit le bâton sur la joue, allant jusqu'à l'envoyer contre la barrière en bois. Heureusement qu'elle ne frappa pas réellement les parties. Une combattante avait vu la scène, et se dirigea en courant vers Midori. Les sens poussés de cette dernière fit qu'elle l'avait entendu arriver, et bloqua le coup sauté de son attaquante.

S'en suivit une série de coups que la Médiatrice bloqua facilement, et pourtant elle reculait en même temps. Une fois qu'elle avait suffisament reculé pour s'accouder à la barrière, elle claqua violemment son bâton sur la main de son adversaire qui lâcha son arme, lui empoigna le cou, puis la balança par dessus la palissade comme un vulgaire torchon.


-Tu vois, Vassili, la première fois qu'on a combattu ici, je lui avais dis qu'elle arriverait jamais à me faire ça.
-Et alors?
-Je l'ai amèrement regretté, vois-tu.


Elle repéra un homme qui venait de fracasser sa batte sur le crâne d'un autre, le mettant hors-circuit. Elle s'approcha de lui tout en faisant tournoyer son bâton à une vitesse impressionnante, et alors qu'elle s'apprêtait à lui coller un coup sur sa droite, elle feinta pour le frapper sur le gauche. Il eut le temps de bloquer le coup et de lui toucher violemment l'épaule avec le bout de sa batte, la faisant reculer de deux pas. Surprise qu'un homme apparamment ordinaire puisse stopper un coup à elle comme ça, elle entra en duel avec lui.

Alors que les deux se donnaient et contraient des coups, une personne dans le fond s'envola avant de lamentablement s'écraser de l'autre côté de la barrière. Le taureau libéré faisait des ravages lors de ce combat. Il aperçut Midori en plein combat, et se mit à charger vers sa direction alors qu'elle ne le voyait pas. Son duelliste afficha un sourire narquois avant de reculer. Elle comprit de suite et fit une roulade sur la gauche afin d'esquiver la bête qui chargeait.

Une fois son mouvement exécuté, elle frappa à deux reprises un autre concurrent qui était en face d'elle. Une fois fait, elle observa l'arène pour constater qu'il n'y avait plus d'autres participants à l'exception de l'homme qui lui tenait tête. Cependant, le taureau était entre les deux, et il ne bougeait pas d'un poil. Les deux derniers combattants se mirent à tourner vers les bordures de l'arène afin de trouver une faille.

Finalement, elle cessa d'élaborer une stratégie et préféra courir vers l'animal afin de poser son pied sur sa tête, puis de bondir sur l'humain restant pour lui asséner un puissant coup. Mais il esquiva, et elle fracassa son bâton sur la barrière en bois, manquant de frapper le public. Le coup était tellement puissant que son arme se coupa en deux.

Désarmée, la Médiatrice fit un bond en arrière pour éviter le taureau, qui s'explosa à son tour sur la palissade, et s'étourdissant par la même occasion. Elle employa donc la même tactique; en retombant suite à son esquive, elle s'appuya sur l'animal dans les vappes, fit un bond colossal et plaça ses avants-bras en face d'elle pour se protéger du coup qui arrivait. L'inconnu eut la mauvaise idée d'attaquer, faisant qu'elle bloqua. Et malgré la douleur, elle attrapa son arme, lui retira de son emprise, et lui asséna un sale coup sur la tête, l'envoyant s'écraser au sol.

Comme elle l'avait prévu, elle avait gagné, mais non sans peine. Elle attrapa le taureau par les cornes, littéralement, et elle le tira pour le ramener vers la sortie prévu à cet effet. Une fois fait, cet inconnu, qui s'était remarquablement bien défendu, l'approcha.


Fin du thème.


-Désolé de vous avoir fracassé le crâne, mais c'est le combat!
-Je le sais bien, m'dame, c'est juste qu'étant donné vos capacités, j'ai remarqué que vous étiez Médiatrice, en fait.
-Ah mais euh...Nan, qu'est-ce qui vous...Vous fait croire ça? bafouilla-t-elle.
-Je vous connais, vous êtes la femme de Friedrich et on vivait le même quartier il y a quelques années! Ne vous inquiètez pas, je sais que les gens n'aimerait pas connaître votre présence.
-Vous me rassurez! fit-elle en se rhabillant.
-Alors, il va bien depuis ces dernières années?
-Ah oui oui oui, vous inquiètez pas!
-Je suis Franck Friedman, si ça vous dit quelque chose?
-Mais si, vous...Vous étiez le jeune des bandes qui a maté tout le monde fut un temps, c'est pour ça que vous êtes balèze pour un non-Médiateur! Alors, vous faites toujours dans l'illégalité?
-Ah non, pas du tout, avec mon passé j'ai hérité d'un manoir et d'une affaire à Gate Town, le village pas très loin de la capitale. A trente cinq ans, j'en ai fini avec ces petites affaires de bandes, voyez-vous! Dîtes, ça vous dirait de venir me rendre visite un jour avec Friedrich?


Au même moment, deux hommes vinrent les rejoindre. Manteau de cuir bleu? Ouais, c'est bien eux, des gars de la MOL. Sûrement les recruteurs en questions, au vu des feuilles qu'ils tenaient. Quand bien même, ils faisaient assez jeunes pour des recruteurs, mais passons ce détail. Sachant ce que signifiait leur présence, Franck s'éloigna, mais il reçut un hochement de tête confirmant qu'elle viendrait.
Puis les deux recruteurs prirent la parole.


-Eh dites donc damoiselle, vous vous battez bien vous! commença le premier.
-Vous seriez intéressée pour faire plus de combats? demande le second.
-Fracasser plus de tronches? Ben ouais que je veux!
-J'espère juste que vous n'avez rien contre les...La Milicia of Liberty, j'espère bien?
-J'sais pas ce que c'est.
-Vous n'avez jamais lu ce que c'était dans les journaux, damoiselle?
-Ben j'sais pas lire.
-Te fatigues pas, Rupert, tu sais bien que les trois-quarts de la population ne sait pas lire. Allez venez, on va vous expliquer comment ça marche.


Jouer les grosses abruties en prétendant ne même pas savoir lire. C'était très bien joué de sa part, puisque ça augmentait ses chances d'être recrutée (C'est le genre de profil qu'ils recherchent). Elle suivit donc les deux gars de la MOL qui allaient lui expliquer ce qu'était leur organisation.
La Milicia Of Liberty a été crée par des gens venant de Velentgrad.
Leur but est simple; L'actuelle Union entre leur pays et Asheland, et vigueur depuis 1901, abolit la "frontière" des deux nations, dans le sens où n'importe qui peut passer avec n'importe quoi. L'utilité de ce procédé est de permettre des échanges en baissant les coûts. Et oui, si il n'y a a plus de taxes douanières à payer pour passer une frontière, il y a moins d'argent à dépenser. Très pratique pour les entreprises à première vue, cela peut bénéficier à la population puisque les choses devraient coûter moins cher. En théorie.

Le problème, c'est qu'avec la vague migratoire des années 1980, puis celle qui dure depuis 2014, Asheland reçoit des immigrés Efsanais, dont certains qui ont tendances à aller à Velentgrad. Chose qui n'est pas apprécié par la population locale. En réponse, les politiciens parlent de plus en plus d'abolir ces migrants, voire même de quitter l'Union.

La MOL fut donc crée il y a quelques années. Ils mènent de temps à autres des attaques terroristes dans les deux pays afin d'amener au plus vite à la destruction de cette Union. Bien qu'ils se disent indépendant vis-à-vis du gouvernement Velanais, le courant est originaire du pays. Et il y a aussi un énorme paradoxe; ils emploient volontiers des gens originaires d'Efsane.

De leur côté, Antigone, Edgar et Vassili purent voir leur collègue être acceptée par la MOL. Ils descendirent donc du gradin en bois pour aller la rejoindre. Ils furent momentanément séparés, le temps de passer entre les spectateurs qui attendaient le deuxième match, mais se recomposèrent une fois arrivé à la porte de sortie. C'est étrange d'ailleurs, la grange doit être barricadée, et personne ne doit passer par là pour ne pas éveiller les soupçons. Mais passons.
Une fois à l'Extérieur, ils firent le choix de les suivre au loin.


-J'y pense, Edgar, elle connait les questions qu'elle doit poser?
-Bien sûr. Une fois qu'elle aura la réponse aux deux, elle pourra s'éloigner d'eux.
-Et c'était quoi, ces questions?
-Alors, euh, d'abord elle doit leur demander pourquoi ils emploient des immigrés alors qu'ils euh, ben ils veulent pas d'eux, et qui est leur chef à, ben de la Milice.
-Merci Antigone. Du coup, ça pourrait lui prendre des jours, voire bien plus, non?
-Peut être. Ou peut être cinq minutes, répondit Edgar.


De son côté, Midori commença à poser les questions. Elle demanda pourquoi le groupuscule employait des efsanais, alors qu'ils ne veulent justement pas de leur présence. Ils étaient situés aux abords de la ville. Devant eux, il n'y avait plus que quelques piteuses maisons en bois, plongées dans l'obscurité de la nuit, éparpillées n'importe comment, et avec des semblants de clôtures pour séparer les champs. Après se situait la campagne. Et à leur droite se trouvait justement un creux de terre qui servait de lit au fleuve de la Cassise.


-C'est pas dur, les Efsanais qu'on recrute, ils font le boulot de merde. C'est pour ça qu'on les récupèrent, répondit un des recruteurs.
-Et comme toi tu nous a dis être d'ici, alors y'a pas de problème, tu seras d'office une supérieure! rajouta le second.
-Ah bah chouette! D'ailleurs, c'est qui le chef suprême?
-Eh bien, on ne le connait pas. En fait, même le deuxième chef ne l'a jamais connu.
-Ouais, le seul truc qu'on sait, c'est qu'il se fait appeler Fafnir.
-Fafnir? Je crois avoir déjà entendu ce nom dans une légende ou deux, déclara Midori.
-Fafnir, dans le langage viking, c'était un géant transformé en dragon qui gardait l'or du Rhin. Comme le Velanais est inspiré à la base de cette langue, ça ne m'étonne pas que le chef se le soit attibué.
-Il doit être très cultivé, rajouta le second.


Et bien, ça aura été rapide. En une minute, elle aura eu la réponse attendu aux questions du journaliste. Comme elle n'avait plus besoin d'eux, et avant qu'ils ne puissent la déclarer comme inscrite au groupuscule -Malgré la fausse identité donné-, elle dénuqua le premier qui regardait ailleurs. C'était aussi le cas du second, qui fut tué de la même façon avant qu'il ne puisse comprendre quoi que ce soit. Une fois fait, elle en souria. Par contre, quand elle entendit son prénom dans une voix haute et assez coléreuse, elle sentit qu'il y avait un problème.


-Vassili? Mais qu'est-ce qui se passe?
-Je peux savoir qu'est-ce que tu viens de foutre, bordel?? lança-t-il sévèrement.
-J'ai eu la réponse aux questions, je n'ai plus besoin d'eux, c'est logique non...?
-Je ne te parle pas de ça. Pourquoi tu les a tués?
-Mais parce qu'ils sont dangereux!
-C'est absolument faux! Tu ne connais rien de leur histoire personnelle, tu ne savais pas s'ils étaient réellement dangereux!
-Tu sais bien à quel groupe ils appartenaient, ils l'étaient forcément!
-Non, non, non et non. Le monde ne marche pas aussi simplement, Midori.
-Ben oui, t'as raison, ils allaient recruter encore d'autres gens, pour faire exploser encore d'autres bombes, mais tout va bien, c'est ça?? Et en plus je devrai les aider tant qu'on y est, non?


Après avoir dit ça, elle choisit de partir vers la ville. Ayant assisté à la scène sans avoir eu le temps de dire quoi que ce soit, Edgar partit rejoindre sa meilleure amie pour essayer de la calmer. Comme à son habitude, Vassili croisa les bras et soupira dans les moments de ce genre.


https://www.youtube.com/watch?v=Q7EVCuK7ZqM


-Tu sais, sa réaction est plutôt normale, déclara Antigone qui était toujours là.
-Je sais bien. C'est ce qui arrive quand on a des opinions contraires, ça fini par clasher.
-Il faut aussi savoir qu'elle est occultée par une vision assez binaire du monde. Appartenir à ce groupe, ça signifie dans son psychisme que tous ceux qui sont dedans font partie du Mal. Oh mais euh, je suis désolée de parler aussi techniquement!
-Je crois comprendre où tu veux en venir.  C'est souvent qu'on "diabolise" tout ceux qui sont du côté opposés. Enfin...
-Ne t'inquiètes pas, je la connais très bien, elle et Friedrich. Demain matin, elle lui en parlera, il sera du même avis que toi, et elle s'excusera. Si tu veux pour cette nuit, je te propose d'aller chez moi au lieu que, euh, ben, qu'elle te mette à la porte?
-Tu ferais ça? Eh bien...Merci.


Ils se mirent alors à marcher sous la direction de celle-ci. Ils étaient assez éloignés de son domicile, c'est à dire pour une demi-heure de marche, pendant laquelle ils discutèrent. Tout du moins, il essayait d'établir une intéraction, car c'est une dame relativement timide. Mais comme il connaissait son centre d'intérêt, c'est à dire la psychologie humaine, il lui posa deux/trois questions à ce sujet. Et là, c'est elle qui se mit à parler tout le long, sans qu'il puisse en placer une.

Ils marchaient sur le plus grand pont de la ville, le "Cartney's Bridge", quand un petit son se mit à retentir. Alors que Vassili se stoppa net, Antigone continuait de marcher et d'expliquer la "projection" selon Freud. Ce bruitage venait du hayonne, plus précisément que ce dernier avait trouvé un point de connexion à internet. En effet, depuis son arrivée il y a quelques mois, il n'avait pas désactivé la wi-fi, et donc l'engin cherchait continuellement des points de connexions, ce qui etait vain étant donné le pays où il se trouve.

L'hayonne lui indiquait que l'accès provenait à deux-cent mètres sur sa gauche. En regardant vers cette direction, il aperçut une tour, qui était situé en face du fleuve, juste après que l'on sorte du pont. Elle lui demanda ce que signifiait ce bruit. Il ne lui expliqua pas exactement ce que c'était, puisqu'elle ne connaissait pas les réalités de l'Extérieur, mais il lui raconta à la place que l'appareil avait détecté quelque chose de "rare" dans la tour. Puis il lui demanda ce qu'était cette infrastructure.


-Tu sais ce qu'est cette tour?
-Celle-ci? C'est la "Tower" de 1803. Tu vois la grande grande antène qui est, euh,  tout au dessus? C'est grâce à elle qu'on reçoit toutes les infos du monde!


Toutes les infos du monde, certes, mais truquées. Une chose qu'il avait remarqué à propos des médias, enfin, des journaux, c'est qu'ils faisaient passer l'Extérieur comme un monde entièrement brutal et détruit depuis 1918. A l'exception des Etats-Unis (Faudrait aussi trouver un nom) qui est au même niveau que Velentgrad et Asheland, est considéré comme seul pays digne d'être appelé "civilisé". Bref, cette Tower pourrait être une clé de compréhension totale à certaines questions.


-Et donc, tout le monde fait confiance à cette tour? A tout ce qu'elle dit?
-Il y a tout un système derrière qui vérifie, euh, je crois bien, que ce ne sont pas des mensonges.
-Certes, oui, railla-t-il
-D'ailleurs, il y a une pièce auquel seul une personne est autorisée à rentrée. Et de temps à autre,  la porte est gardée par, euh, attends, son nom va me revenir...Ah oui, miss Julia Behelith!
-La grande soeur adoptive de Midori?
-Voilà! Tu l'as déjà rencontré pour t'en souvenir, non?
-Oui. Enfin, tu es censée ne pas l'oublier non plus, c'est la Médiatrice Royale tout de même, la seconde hiérarchiquement.
-Ah euh, oui, c'est vrai...On peut rentrer?
-Bien sûr.


Elle vivait dans un des nombreux immeubles d'un quartier pas mauvais, adjacent au quartier marchand de la ville. Tout du moins, les façades extérieures sont belles. A l'intérieur, ça reste quand même assez piteux. Notamment le fait que tout était en bois, ou qu'une grosse flaque d'alcool était présente dans le hall d'entré. Mais bon.


https://www.youtube.com/watch?v=2Wj5iVhof3U


Le lendemain matin, vers neuf heures, quelqu'un se mit à marcher sur le plancher en bois, craquant à chaque pas, et ouvrit les rideaux verts miteux d'un seul coup, laissant passer la lumière. Vassili, qui dormait sur le canapé -Pas très confortable-, ne comprenait strictement rien à ce qui se passait, puisqu'il était complètement ébloui. Puis la personne vint s'asseoir, ou plus précisément il s'écrasa sur les jambes de celui qui dormait. Cet inconnu n'était ni plus ni moins que Zirael, le chef des Médiateurs en personne. Avec une magnifique fleur sur l'oreille car il revenait de "réunion".


-Alors, mon gars, vous vous êtes bien amusés hier soir??
-Oh bordel, grogna-t-il en essayant de se relever, c'est quoi cette fanfarre?
-Je passais par là, vois-tu, et j'avais envie de savoir quel était ton vrai boulot. Je ne passe pas trop tôt, au moins?
-Oh non, pas du tout, lança ironiquement Vassili pas du tout réveillé. Comme par hasard, vous saviez que j'étais ici et non pas chez Midori comme à l'habitude?
-J'y étais, et j'ai su que tu étais là, simple non? Bon alors, c'est vrai que tu dois brosser un portrait de cette belle nation??
-...Oui.
-Et que tu dois aussi savoir pourquoi des Efsanais viennent ici?
-Oui. Friedrich ne vous l'a pas dit, pourtant?
-Je voulais te l'entendre dire par toi-même. Et il m'a dit que dans ta profession, tu devais être le plus objectif possible, un peu comme les Médiateurs. C'est pas beau ça?!
-J'en suis parfaitement ravi.
-Je le sais! Allez Antigone, on veut les cafés!
-Hein? Ah euh..Oui...Oui oui! disait-elle en se précipitant dans sa cuisine.


Maintenant qu'elle était éloignée, le chef des Médiateurs, après avoir donné une démonstration pour le moins surprenante, lança la fleur sur la table, se leva et croisa ses bras. C'était déjà plus rassurant de le voir comme ça.


Fin du thème.


-Hier, vous avez appris que le chef de la MOL se faisait appelé "Fenrir", et que personne ne l'avait vu dans son groupe. Est-ce que ce nom te dit quelque chose, Vassili?
-Non.
-Il est le chef également du clan des Hollandais Volant. Tu as déjà entendu parler d'eux?
-Non plus.
-C'est normal. Ils ne sont déclarés que comme étant une légende urbaine. J'ai déjà eu affaire à eux à plusieurs reprises, et je peux t'affirmer qu'ils sont réels. Quand bien même, les journaux réfutent leur existence, toujours.
-Ah oui?
-Oui. Je n'ai jamais su pourquoi. Ce chef agit depuis cinq bonnes années, c'est à dire depuis la première apparition du groupe, en janvier 2016. Ce sont des chevaliers en armures lourdes, de même pour leurs chevaux. Même si les armes à feux sont capables de transpercer leurs protections, ce sont de redoutables combattants au corps-à-corps. Si jamais vous veniez à tomber sur eux, je ne dirai pas que vous êtes fichus, mais vous n'auriez que peu de chances.
-Eh ben, c'est rassurant tout ça.
-Je sais bien, il fallait juste que je te prévienne car il parait que ce chef, ce Fenrir, tu l'aurai déjà vu sous un autre nom. Bon allez, je suis occupé, j'ai encore un rendez-vous. A plus! lança le chef en prenant la sortie.
-Quoi? Que je le connais? Mais par rapport à qui? Et comment vous pouvez savoir que-Ah bordel, fit-il en se rasseyant sur le canapé.


C'était un bien étrange discours qu'il venait de tenir. Un gars qui est apparu il y a cinq ans avec une armée, que les médias ignorent totalement, et qui se battent en armure. Mais rien de tout cela n'était plus étrange que la déclaration même de Zirael; "Tu l'aurai déjà vu". Comment peut-il affirmer ça? Comment il connait ça, et jusqu'à où vont ses connaissances?

Bref, en plus de tous les mystères posés par la Tower, et maintenant ça, ça faisait beaucoup de trucs bizarres. Décidément, ce pays est vraiment très spécial. D'un côté, Vassili devait faire en sorte de na pas perdre son but de base. C'est à dire l'étude et la description de cette société, et tout ce qui va avec. Mais d'un autre côté, il était de plus en plus tenté de comprendre ces problèmes "fantômes", auquel personne ne semble être inquiété. Lui qui comptait partir définitivement à la date prévue, c'est à dire le 5 janvier 2023 et ne plus jamais revenir y foutre les pieds, il était actuellement en train de se remettre en question. Pourquoi ne pas revenir pour justement lever tout ça?

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Un jour comme un autre, dans un pub comme un autre.


Edgar: *Assit à un table* 'Tain tu tombes bien Vassili, j'ai trouvé un truc sympa auquel j't'avais vaguement parlé, je crois 8D
Vassili: *S'asseoit* Ah ouais?
Edgar: Une BD bien d'ici et super connue qui s'appelle "Les Forumeurs"
Vassili: Mais nan?
Edgar: Si si, regarde moi ça 8D *Lui passe*
Vassili: *Ouvre* ...
Edgar: Alors? C'est eux? Balance moi un truc qui confirme
Vassili: ...Damn Mais c'est vraiment eux en plus, ils sont reconnaissables, sauf...L'espèce de monstre en couverture avec ses tentacules, on dirait...Buichi femme
Edgar: Nan, c'est la gardienne méchante qui les emmerdent souvent car ils respectent pas la loi. Lina si je ne me trompe pas.
Vassili: ...File moi ton manteau.
Edgar: ... *Lui passe* Ok?
Vassili: *Recouvre son bras avec* Je le scanne avec l'hayonne, je dois absolument l'envoyer à quelqu'un. J'espère juste qu'il en fera pas un trop mauvais usage. Je vais te raconter après cette histoire.
Edgar: ...Ok 8D


Pendant ce temps, à l'enterrement de Lina le 3 avril 2027.


Clésé: *Colle la photo sur la pierre tombale de Lina* A la base je voulais la sortir pour votre mariage, mais t'as voulu m'emmerder jusqu'au bout en mode Final Countdown :/
Priam: *Arrive 5 minutes après et prend la photo* LYON, LYON REGARDE


L'auteur tient à souligner que ce passage est non canon et que Fan ne doit pas le reproduire pour son fragment, merci *tg*




Chapitre 5: L'accueuil des migrants




  A dix kilomètres de la capitale se trouvait ce qui devait être auparavant une jolie grange, paumée en plein milieu de la cambrousse. Tout en bois, elle devait très certainement faire la fierté de la famille à qui elle appartenait.
Pourtant, aujourd'hui, elle était abandonnée. Il y avait même une dizaine de cadavres qui jonchaient le sol, tout autour de la structure. Point important à noter, la plupart avaient un manteau bleu. Et comme s'il n'y en avait pas assez, un autre corps, enflammé cette fois-ci, passa à travers une fenêtre, fracassant entièrement le verre, ses bris accompagnant ce tas de chair en barbecue.


https://www.youtube.com/watch?v=sk8myIRfQ6E


A l'étage supérieur de la grange, deux des hommes de la Milicia of Liberty se prirent en même temps un violent coup de hallebarde, les envoyant s'écraser contre un mur. Deux autres couraient dans les escaliers afin de s'attaquer à elle. Levant son épée pour la faire retomber, Midori bloqua le coup avec sa hampe et flanqua son pied sur le ventre adverse pour le repousser. Elle s'abaissa pour éviter de se faire trancher la gorge par le second, et profita de l'ouverture pour lui planter le bout de sa lame d'acier dans le poumon gauche.

Alors que le premier revint à la charge, elle le repoussa très violemment grâce à un puissant souffle, l'envoyant débouler dans les escaliers. Le chef de ce détachement, caractérisé par un manteau gris, prit soin d'éviter son subordonné pendant qu'il rejoignait l'étage. Une fois là-haut, il pointa son fusil sur la Médiatrice, qui fit un pas pas de côté pour éviter le tir, puis leva son imposante arme pour tuer l'ennemi. Cependant, il eut le réflexe d'utiliser la baïonette à son canon et de lui planter dans l'épaule. Puis son hallebarde se fracassa sur le crâne du tirailleur.


https://www.youtube.com/watch?v=JlmBeLoFoCM&list=PLNYGWOAZQ3KUItN24WZHxZAaJtX5q9kzG&index=13


Bléssée, elle retira elle-même la fine lame de son corps, puis la lança par terre. Elle jeta un coup d'oeil  tout autour de la pièce pour s'assurer que tout le monde était mort, puis elle entendit quelqu'un monter les escaliers. Ce n'était que Vassili qui, comme elle, avait son arme ensanglantée. Mais il n'était pas blessé, lui.


-Alors, mon cher, t'en as eu combien?
-Quatre, il me semble.
-J'en ai eu quinze, donc même blessée, je te bats!
-Ce n'est pas un jeu. Et ça va s'infecter si tu ne fais rien.
-Je sais, je sais, répondit-elle plus sérieusement, je ne pensais pas du tout qu'on se ferait avoir comme ça. Pour une fois que je me réjouissais à faire une quête pour tuer du monstre, et ben non, guet-apens de ces connards de la milice. Tu y crois à ça??
-Bien sûr que j'y crois, puisqu'on vient de se faire attaquer comme des merdes.
-Merci bien...Bon, on rentre pour que je puisse soigner ça.
-Bien sûr.


Quelques heures plus tard, ils étaient rentrés chez elle. Elle put soigner cette vilaine blessure qui avait tout de même frôlé son poumon. A table, avec Vassili et son mari, ils lui racontèrent ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Il ne pouvait pas en vouloir à sa femme, car c'était un des dangers du métiers. La base. Par contre, il insista bien sur le fait qu'elle ne devait rien faire pendant trois semaines.


-Trois semaines sans rien faire? Mais tu veux que je meure??
-Allons, je sais déjà que tu as au moins prévu de passer tout ce temps avec ta fille. J'ai bien raison?
-Oui! Mais à presque un an, elle a pas grand-chose à me dire, mais bon...Oh et du coup Vassili, je suis désolé, mais tu devras faire des quêtes un peu tout seul. C'est pas très...Grave?
-Au contraire, je vais en profiter pour bosser sur le deuxième point que ton père m'a demandé, répondit-il en faisant des mouvements avec sa fourchette.
-...C'était quoi déjà?
-La raison des migrants Efsanais de venir dans ce pays.
-Ah oui, je voulais justement te demander, déclara Friedrich, comment comptes-tu t'intégrer sur le terrain?
-Eh bien, comme je ne connais personne, je vais sur le terrain, j'analyse à ma façon, et je trouverai bien comment m'y intégrer. Je pense justement m'occuper de ce quartier pour commencer, celui des osteuriens.
-Je pensais en fait que tu pourrais t'adresser à quelqu'un pour te trouver des contacts, l'inspecteur Adellanos.
-Lui? Ah mais il est génial, cet homme! répondit Midori.
-Qui est-ce?
-Un haut gradé de la police de la ville. Il y a encore deux ans, il était en charge d'un des postes qui reçoit les migrants efsanais. Ca ne m'étonnerait pas qu'il connaisse non seulement pleins de choses qui pourront te guider, mais surtout, je suis sûr qu'il a gardé des relations avec des immigrés qui habitent différents quartiers.
-Oh. Et bien, merci Friedrich. Ca devrait effectivement m'aider.
-Alors voilà ce que je te propose, Vassili, lança la Médiatrice. Demain, on reste ici se reposer un peu, et en milieu d'après-midi, on va chez lui un peu avant qu'il ne rentre. Comme ça tu pourras lui demander ce que tu veux, puis on reste là-bas la nuit!
-Tu t'invites chez lui comme ça, toi?
-Faux. Cet homme est tellement bien qu'il va forcément nous inviter à rester, et s'offusquerait si on refusait, c'est dire!
-Eh bah très bien, on fera comme ça alors.


La repas se termina tranquillement, et la nuit qui suivit fut tout aussi calme. Le lendemain, vers quinze heures, il faisait plutôt chaud pour une journée d'avril. Les deux étaient en train d'attendre sur un banc en pierre situé sur le passage piéton. Plus précisément contre la maison de l'inspecteur qu'ils attendaient. C'était un beau quartier, d'ailleurs. Pas sale, pas de bâtiment délabré. Ca change.


https://www.youtube.com/watch?v=ADyZzGqwpHU


Une demi-heure plus tard, ils attendaient toujours quand un homme affolé sortit d'une ruelle et se précipita vers eux. Il se contenta de dire qu'ils fallaient qu'ils interviennent pour stopper un combat, puis il y retourna.  Ils se rendirent donc dans cette ruelle, dans laquelle trois personnes, dont celui qui jouait les affolés, les attendaient avec une arme blanche chacun. Et trois autres hommes vinrent bloquer l'entrée, pour prendre les deux Médiateurs au piège. Puis, celui qui semblait être le chef s'avança vers eux.


-J'vous ai eu, mes cocos!
-Bravo, disait Midori en applaudissant. Franchement bravo, il faut un sacré courage pour prendre un Médiateur à seulement six.
-Tu fais la maligne, mais ton pote a peur, lui!
-Moi? Non, j'attends juste que ça se passe pour que j'aille me rasseoir, répondit Vassili.
-T'inquiètes pas, j'ai pas oublié, je dois d'abord tenter d'ouvrir le dialogue, pas les tuer directement, c'est ça? demanda-t-elle.
-Ouais.
-Cool!
-J'vais te saigner, connasse!
-Et là j'attaque que s'il m'attaque?
-Ouais ouais.


Alors qu'il tenta à lui seul de l'attaquer, elle se contenta d'éviter le coup de dague, de sortir la sienne du fourreau et de la planter dans le cou du bandit. Il s'effondra. Puis elle s'amusa à créer un petit souffle de feu dans sa main, qui ne faisait pourtant que quatre-vint dix degrés, dans le seul but d'impressionner ses copains qui étaient restés sur place. Ils s'enfuyèrent comme des petits lapins.


-Légitime défense, tu étais en droit de les tuer.
-Merci Vassili, mais j'avais compris, ça...Hey, mais j'y pense, tu ne les as jamais rencontrés ceux-là?
-Hum...Non?
-Ce sont des membres de la bande des "Tupperwares", ou Tupe. Malgré le nom débile, c'est la plus puissante bande de toute la capitale, et qui s'intéressent à la politique. Ca, et ils ont toujours des épées.
-Je vois. Et c'est quoi, leur conviction politique?
-Que l'on arrête la politique migratoire. Comme pour la MOL. D'ailleurs, on en parle souvent d'eux, dans les journaux. Ah, et selon cette bande, les Médiateurs bloquent le débat sur la migration, et empêchent la fin migratoire. Donc ils ne nous aiment pas quoi.
-Il serait vraiment temps que je m'intéresse plus aux journaux et à la politique. Je sais même pas comment marchent les lois, par exemple.
-Mais t'inquiètes pas, t'auras le temps! Bon, je vais vérifier s'il fait bien parti du gang, retourne t'asseoir au cas où il arrive.
-Tu vas lui piquer son argent?


Elle fit un "tss" en réponse à sa remarque ironique. Le dreandalais retourna s'asseoir sur le banc, et bailla. Lorsqu'il regarda de nouveau, il vit que la jeune dame sur le passage piéton d'en face le fixait. Elle se mit à regarder en face d'elle, puis de nouveau vers lui, pour finalement traverser le passage piéton.
Elle avait de longs cheveux châtains noués en une tresse qu'elle mettait sur l'avant, qui s'accordait bien avec sa grande robe verte, même si ce vêtement était recousu sur trois endroits. Elle avait même un sac-cabas avec quelques légumes qui dépassaient, sûrement une ménagère. Une fois qu'elle termina de traverser, elle prit la parole.


-Euh, excusez-moi...Vous connaissez le monsieur qui habite ici?
-Pour ma part, non, mon amie qui devrait arriver, si. Pourquoi donc?
-Oh euh...Rien...Bonne journée! fit-elle en s'en allant.
-Attendez, l'interpella Vassili, vous avez un léger accent ressian quand vous parlez. Vous en être originaire?
-Moi? Oh euh...Non, je suis née breskimienne à la base, mais de la région qui parle justement le ressian.
-Eeet...Vous voudriez bien me parler de quelques petits trucs?
-Euh...Mais bien sûr, oui!


Elle semblait un peu plus confiante, d'un seul coup. Vu qu'elle faisait un peu penaude à première vue, et qu'elle avait cet accent de la Ressia, Vassili sentait qu'il pourrait l'approcher assez facilement. Il avait un certain but en tête; Se servir d'elle pour s'intégrer au terrain, se trouver des contacts parmi les migrants. Il ne comptait pas la jeter dès qu'il n'aurait plus besoin d'elle, mais au moins, il pourra enquêter au sujet de sa question. Puisque "s'intégrer" sur un terrain, ça consiste à se faire accepter par ceux qu'on étudie, et qu'elle pourrait servir de point d'entrée.

Elle vint se poser à côté de lui, posant son cabas juste à côté, puis le regarda en souriant. Pas de doute, elle avait prit confiance. Et quand il se mit à la regarder, une question inhabituelle lui vint; Qu'est-ce que c'est que ces yeux? Autant, c'était un détail auquel il se fichait complétement d'habitude, autant là, il ne pouvait passer à côté. On ne passe pas à côté d'un vert brillant de cette qualité. Mais il se reprit très vite.


-Oui, donc euh...Pourquoi est-ce que vous avez décidé de quitter votre pays pour euh...venir ici?
-Eh bien...Je ne l'ai pas choisi, mes parents ont fait ce choix pour fuir le pays en guerre, en fait.
-La fameuse crise breskimienne, c'est ça?
-Voilà...Mais ils ont été tués juste avant qu'on ne quitte la frontière. Par chance, un groupe a stoppé la fusillade. Je ne me souviens après plus que du voyage en bateau. Mais j'étais tellement mal suite à la perte de ma famille que j'ai vomi, vomi...En clair, je n'ai rien mangé de ce qu'ils proposaient en arrivant ici.
-Je vois. Désolé d'avoir eu à vous demander ça.
-Oh, ce n'est pas grave, c'était il y a longtemps, vous savez. J'ai justement quelque chose à vous demander...On me prend souvent pour une folle, mais quand je croise d'autres immigrés efsanais, et que je leur dis que l'Extérieur a une bien meilleure technologie, ils se fichent de moi...J'ai raison ou je suis juste....Folle?
-Pas du tout, c'est justement le cas. Si je vous dis smartphone, ultra-connecté, Facebook, google, avions, voitures...Ca vous dit quelque chose?
-Mais oui! Je me souviens encore de tout ça! Mais alors pourquoi est-ce que tout ceux qui viennent de l'Extérieur ne savent plus tout ça? demanda-t-elle.
-Je cherche à y répondre, et j'aimerai bien trouvé.
-C'est pas vrai, j'y crois pas!


La personne venant d'arriver était Midori qui avait terminé  sa mini-enquête. La jeune dame qui était assise sur le banc se leva et la prit dans ses bras. Pas de doute, elles se connaissent très bien.


-Midori, pas trop fort, je suis enceinte!
-Et moi blessée, mais je suis tellement contente de te voir par ici, par pur hasard! Vassili, je te présente Klara!
-Quoi? Tu veux dire que c'est lui Vassili, et je me suis même pas rendu compte? Mais c'est magnifique! déclara la brunette.
-Eh bien, enchanté qu'elle vous ai déjà parlé de moi, mais je ne peux pas en dire autant, je crois.
-Mais tu rigoles, Vassili? C'est chez elle que je dépose ma petite Kana chaque semaine, tu n'as pas oublié ça quand même?
-Si.
-Tss!
-Et du coup, vous attendez monsieur Adelannos, c'est ça? demanda Klara.
-Oui, Vassili a besoin de le voir, apparemment.
-Je vois, vous lui direz bonjour de ma part, hein?
-SInon, reste avec nous, ça fait presque un an qu'on a plus trop passée de temp ensemble! proposa Midori.
-Je dois rentrer, déjà que j'ai demandé à ma voisine de garder nos enfants, je ne vais quand même pas la faire attendre plus que ça, non?
-Tu as raison, allez, à plus!


Elle reprit son sac-cabas, et s'en alla en les saluant. Midori reprit sa place, puis soupira un coup.


-Je suis déçue que tu ai pu l'oublier, c'est ma meilleure amie quand même.
-Tellement ta meilleure amie que je ne l'ai jamais vue jusqu'à présent. C'est dommage, je l'aime plutôt bien.
-Bon, il est vrai qu'en ce moment, on ne se voit plus trop. Mais tu la reverras régulièrement, puisqu'elle gardera ma petite jusqu'à...Ben pendant longtemps, je crois.
-Ouais. Evite juste qu'elle ne devienne pas sa mère de substitution, non plus.
-Mais non, t'inquiètes, je fais gaffe. Et plus elle a un fils presque du même âge, si ça se trouve, ma petite l'épousera plus tard, t'imagines? Holalala...


Alors qu'elle s'excitait à moitié en pensant au futur, il la "patpata" pour la calmer. Enfin, c'était une vaine tentative qu'il essaya car on ne sait jamais.


Fin du thème


Une heure plus tard, ils attendaient toujours sur le banc, ce qui devenait plutôt agaçant à la longue. Surtout avec la pluie. Puis un groupe d'une dizaine de personnes vint pour les encercler. Ils n'avaient pas l'air très content, ça, c'est sûr. Ce n'était pas très dur en les regardant qu'ils faisaient aussi partie de ce fameux gang des Tupperware, ou Tupe. Tellement que l'un deux dégaina sa lame.
En réponse à cela, la Médiatrice plaça sa main devant eux et utilisa un pouvoir qui fit dégager les assaillants autour d'eux. Elle se leva subitement et prit son hallebarde avec ses deux mains, mais se stoppa net quand un coup de feu se mit à retentir.
__________________________________
Pour le bonus d'aujourd'hui, nous nous retrouvons quelques jours plus tard *Truc qui tue un peu le suspens, mais bon*. Pour pouvoir avoir un meilleur témoignage, Klara avait invité Vassili chez elle pour lui en dire plus. Il lui posa différentes questions sur l'époque où elle vivait encore en Breskima, et elle, à son tour, lui demanda certains points de son pays natal dont elle ne se souvenait plus. Voire sur le monde.


Klara: Et je m'en souviens encore de ce jour, quand y'a eu le groupe d'intervention. Dire que j'aurai pu mourir comme mes parents
Vassili: C'est la guerre, vous avez eu quand même beaucoup de chances pour avoir survécu à un champ de bataille, vous savez. J'en connais qui ne l'ont pas eu, cette chance.
Klara: En parlant de chance, vous avez peut être croisé ce fameux groupe, non?
Vassili: Plusieurs même, mais si vous auriez des informations pour m'aider à savoir lequel précisément
Klara: Je n'ai plus le nom en tête, ça devait être "Zolo", enfin, un truc bête...Je me souviens d'une femme qui s'était endormie sans raison
Vassili: Hmm...Mouais (Dormir sur un champ de bataille, nan mais sérieux...Remarque, pourquoi pas si c'était Merry et une de ses crises narcoleptiques passagères)
Klara: Ils avaient aussi un homme très bizarre, qui avait du sang partout...C'est normal en guerre, mais il disait aussi que certains soldats devaient avoir bons goûts. Je sais pas s'il prenait ça au...Au sérieux
Vassili: Ah oui quand même. J'espère ne pas l'avoir connu, celui-là =/ (Priam déguisé en humain, ça saute aux yeux ça).
Klara: Y'avait leur chef qui était super grand aussi, et qui passait son temps à gueuler sur les autre. Je ne sais pas pourquoi, mais mon mari lui ressemble énormément, ça me fait froid dans le dos rien que d'y penser
Vassili: Il faisait son boulot de chef, entre autre. (Je me demande ce qu'il est devenu lui, ce sac à merde de Sebastian).
Klara: Et enfin, il y en a un qui faisait des missions suicides, c'est dangereux, mais il avait de ces cheveux rouges, et...Ce groupe vous dit quelque chose?
Vassili: Hum...Je ne suis pas trop sûr, je crois (Ok, c'était l'équipe Zoulou, et elle les a croisés. Et moi, comme par hasard, je la croise ici. C'est beau quand même.)
Klara: Ah, c'est dommage...J'aimerai tellement le revoir, il était tellement beau, et gentil avec moi
Vassili: Et bien, désolé, mais ils ne me disent rien (Nan nan nan, je ne lui présenterai jamais Clésé. Elle serait extrêmement déçue, la pauvre).


Pendant ce temps, dans le Burgondie, en 2045.


Klara: *Lit tranquillement*
Clésé: *Arrive discrètement et fait exploser un ballon* ET BAM
Klara: GAAAAAAH
Clésé: J'en étais sûr, frilleuse va *S'en va*
Klara: ...Et dire que j'ai été amoureuse de cet abruti =/

_________________


"Oh I feel your presence
You'll never leave here
But did you leave me anything?
You're the Phantom of my past..."


Il faut qu'on se suicide, c'est un pari sur l'avenir, et je le prends, parce que je suis un homme en COLERE
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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 29 Jan - 4:19

Et on commence en beauté avec un beau combat.


"Les sens poussés de cette dernière fit qu'elle l'avait entendu arriver, et bloqua le coup sauté de son attaquante." Enfoiré, j'ai lu "seins" , oui machin, les seins sont tellement longs qu'elle dépasse sa tête et qu'elle la voit sans même regarder. *TG*


"-Te fatigues pas, Rupert, tu sais bien que les trois-quarts de la population ne sait pas lire." On est tellement évolués


"Jouer les grosses abruties en prétendant ne même pas savoir lire. C'était très bien joué de sa part" J'ai rien dit *TG*


"-Vassili? Mais qu'est-ce qui se passe?
-Je peux savoir qu'est-ce que tu viens de foutre, bordel?? lança-t-il sévèrement.
-J'ai eu la réponse aux questions, je n'ai plus besoin d'eux, c'est logique non...?
-Je ne te parle pas de ça. Pourquoi tu les a tués?
-Mais parce qu'ils sont dangereux!
-C'est absolument faux! Tu ne connais rien de leur histoire personnelle, tu ne savais pas s'ils étaient réellement dangereux!
-Tu sais bien à quel groupe ils appartenaient, ils l'étaient forcément!
-Non, non, non et non. Le monde ne marche pas aussi simplement, Midori."
Vassili: Le monde est une pute, cake is a lie mothafucka! *TG*


"-Trois semaines sans rien faire? Mais tu veux que je meure??" Elle est tellement dévouée -elle a besoin d'argent- *TG*


La discussion de fin m'a mit un peu l'eau à la bouche. Et qu'est-ce qu'on a après?
Un moment que Fan ne copiera pas, non...quoique si on fait une parodi- *TG notre univers est déjà une parodie* c'est pas faux


Le chapitre d'après, pas grand chose à dire du début.


"-Il serait vraiment temps que je m'intéresse plus aux journaux et à la politique. Je sais même pas comment marchent les lois, par exemple." On est deux mon pote.


"-J'vous ai eu, mes cocos!
-Bravo, disait Midori en applaudissant. Franchement bravo, il faut un sacré courage pour prendre un Médiateur à seulement six." J'adore sa répartie et son sarcasme. Mon modèle de vie (en fait, toute la team est mon modèle ) /PAN/


Je pensais que c'était l'inspecteur Adellanos qui allait être introduit, mais la meilleure amie de Midori marche aussi.


Un soutien spoilers, GG

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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Dim 29 Jan - 9:52

... je m'étais fait chier à écrire un long pavé sur portable, tout ça pour que mon doigt glisse sur une putain de connerie *explose de rage*

De ce que je me souviens je disais que Vassichou était un bg pour avoir fait la morale à Midori, ensuite que le bonus était interdit (en bien, bien sûr) et que si Lyon voyait ça il les aurait renié*tg*

Après y'a un truc qui m'avait posé problème c'était Fafnar (c'est Fafnar que j'préfère, la Fafnar). C'est dit du coup que Vassili pourrait connaître sous un autre nom, mais le Fafnar/Fenrir c'est quand même fait exprès ?

Et le dernier bonus tout autant épic que le premier, j'aime Vassili qui fait mine de rien (et Clésé dans toute sa splendeur aussi)

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Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate


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MessageSujet: Re: Les Médiateurs [Fiction]   Lun 6 Fév - 21:54

Suite du chapitre 5





  Tout le monde s'arrêta net quand un coup de feu retentit. Les hommes regardèrent alors en direction d'où provenait le bruit. Le tireur était entièrement recouvert d'un imperméable marron, une main dans une poche, et le chapeau qui va avec, lui donnant des airs d'inspecteur. Son doigt glissa une munition dans la tourelle de son revolver, vu qu'il venait d'en gâcher une.

Même si à eux tous, ils auraient pu le tuer, les gars du Tupperware préfèrerent s'en aller en courant, car les pertes auraient été énormes. Surtout que l'un d'eux s'est prit le tir en plein genou, et boitait ridiculeusement en s'enfuyant. L'arriviste rangea alors son revolver, et fit quelques pas vers la Médiatrice qui rangeait à son tour son imposante arme.


-Regardez-donc qui voilà, miss Midori en personne. Et qui a obtenu son poste, à ce que je vois!
-Et voilà l'inspecteur Adellanos, que je dois auss féliciter pour sa récente augmentation, bien entendu!
-Aller, assez gamberger, rentrons, déclara-t-il en ouvrant la porte de sa demeure.


Une fois à l'intérieur, on pouvait effectivement dire qu'il vivait dans le luxe. Même avec le peu de lumière fournit par l'extérieur, la pièce principale possédait des tons de couleurs chauds mélangées au bois. Et ce sans oublier la moquette rouge, bien entendu. Ce n'était pas très grand, mais semblait très confortable. Le propriétaire quant à lui, enleva couvre-chef et manteau.

Il était vraiment grand, certainement dans le mètre quatre-vingt dix. Son visage était assez banal, un peu carré, ce qui montre bien la force du personnage. De plus, il était vraiment élégant, comme le signifiait ses cheveux châtains foncés bien coiffés.


-Alors, que me voulez-vous?
-Tout d'abord, lança-t-elle, je voudrai vous présenter Vassili, un chercheur qui aurait besoin d'informations concernant votre ancien poste à la frontière. Vous n'y voyez pas d'inconvénients?
-Aider un chercheur? Bien sûr que non! disait-il en serrant vigoureusement la main du sociologue. Vous avez déjà lu Campagne et ville. La frontière des normes ?
-Non, lâcha-t-il laconiquement.
-Euh oui, il est de l'Extérieur, veuillez pardonner mon manque de précision, disait-elle gênée.
-Encore mieux! Passons au salon, ce sera mieux pour discuter, vous verrez.


Le salon n'avait quant à lui rien à envier à l'entrée. La décoration faisait dans le même style, aux couleurs chaudes, et les meubles en bois s'inscrivaient tout aussi bien dans la pièce, tant ils faisaient "riche". Une fois installé, la discussion put reprendre. Vassili débuta pour expliquer le but de son enquête.

-En plus de décrire votre société, je dois aussi savoir pourquoi les migrants de tout Efsane décide de venir habiter ici. Et comme vous aviez un poste privilégié dans l’accueil de migrants, on m'a dit que vous me seriez vraiment utile.
-En effet, j'ai côtoyé les migrants qui arrivent ici. J'ai débuté en août 2012, c'est à dire quand le pays a décidé d'ouvrir ses portes aux migrants. Bien que le gouvernement parlait de sa "générosité à accueillir les pauvres et réfugiés de l'Extérieur", il s'agissait surtout de repeupler la population.
-Il y a eu un problème?
-Oui. Le sept juillet 1997 eut lieu la Troisième Piteuse Révolution, puis le douze janvier 2012 la Quatrième. Comme on a perdu beaucoup de personnes, il fallut faire appel aux migrants.


Bien qu'il nota ces informations banales dans un coin de sa tête, un truc bloqua le chercheur. La Troisième Piteuse eut lieu deux jours après sa propre naissance *Oui Just, un jour après toi *. Simple coïncidence, le lendemain correspond aussi à l'arrivée de Midori dans ce pays. C'est assez singulier, mais bon, le hasard peut être marrant, des fois...


-En clair oui, je connais bien les immigrés du pays. Ces pauvres gens sont venus pour fuir une vie difficile. Il y en a même plusieurs que je revoie régulièrement, maintenant qu'ils habitent cette ville. Cela vous aiderait si je vous mettais en contact avec certains d'entres eux?
-Vous voudriez bien faire ça? demanda Vassili. Je vous avoue que ça me faciliterait bien ma tâche.
-Je verrai quand je pourrai.
-Hey, tu vois ça? Je te l'avais dis! déclara Midori. De plus, il a été adoubé très récemment par le Roi en personne pour bons et loyaux services. Tu peux vraiment lui faire confiance, tu regretteras pas.
-Effectivement, ce n'est pas indéniable. D'ailleurs, le Roi du pays, il est...Utile ou il ne sert que de symbole? demanda Vassili.
-Vous ne connaissez pas encore l'organisation politique du pays? demanda l'inspecteur Adellanos.
-Pas vraiment. Pour l'instant, je connais surtout les conditions de travail ouvrier, voyez-vous.
-Alors, je vais vous expliquer, ce ne sera pas long.


L'hôte lui expliqua donc comment fonctionne la politique du pays. Tout d'abord, il y a le pouvoir exécutif, c'est à dire ceux qui appliquent les lois. Le premier ministre est élu par le peuple, au suffrage direct avec un mandat de cinq ans. Ayant les pouvoirs les plus importants, il nomme ensuite un vice-ministre, ainsi que les secrétaires principaux. L'actuel Roi du pays, dénommé Tamriel de la lignée de Foxhound, a eu son pouvoir par héritage. Il possède certains droits, comme bloquer une loi qui ne lui plait pas, ou même d'en proposer.
Vient ensuite le pouvoir législatif, c'est à dire ceux qui créent et choisissent les lois. Il n'y a qu'une seule chambre, trois-cent cinquante-deux élus pour quatre ans. Plus que de proposer et de voter des lois, ils peuvent aussi destituer le premier ministre de ses fonctions en cas de vote. Trois-quarts des élus doivent s'exprimer pour la motion de censure afin que la procédure d'expulsion s'enclenche.
Le troisième et dernier pouvoir est le pouvoir judiciaire. Celui-la est un cas un peu particulier puisque qu'il n'agit pas vraiment dans la politique. Il n'existe qu'une seule cour qui peut agir dans ce domaine. En effet, le Conseil Constitutionnel vérifie les lois, et peut les bloquer si l'une d'entre elle va à l'encontre de la Constitution du pays.


-Alors? Vous vous faites une idée? demanda l'hôte.
-Bien sûr, répondit Vassili. Je connais deux ou trois pays de l'Extérieur qui ont une organisation politique similaire.
-Ainsi, il y a d'autres nations qui connaissent la démocratie? Intéressant. D'ailleurs, avant que je ne vous parle des migrants efsanais, j'aimerai avoir votre réponse à cette question. On est bien d'accord que tout ce que vous avez vu jusqu'ici dans notre pays, c'est une civilisation globalement bien plus supérieure par rapport à l'Extérieur?
-Bien entendu!


Vassili venait de mentir, complétement. Mais bon, mieux valait le conforter dans sa réponse plutôt que d'avoir à lui expliquer que c'était en fait l'inverse. De plus, ça pourrait peut être mener à un affrontement inutile. Le propriétaire des lieux reprit la conversation avec sa puissante et calme voix.


-Tant mieux! Justement, il m'est arrivé quelques fois de tomber sur des migrants qui m'ont affirmés que la technologie moderne leur manquera. Je n'ai jamais osé leur demandé qu'est-ce qu'il entendait par là. Quand bien même, ceux qui me disaient ça ne le pensaient plus après.
-Ah? Et vous leur avez déjà demandé pourquoi? demanda l'invité.
-Non. Je me suis toujours dis qu'ils ont revus leurs propos après avoir vu notre beau pays.
-Et vous sauriez dire à quel moment précis ils reviennent sur leurs avis?
-Peut être quand ils ont vu le luxe de nos bâtiments. Et après manger aussi.


Le luxe des bâtiments, mais bien sûr. Même un préfabriqué sur un chantier vend plus de rêves que leurs bâtisses en bois et aux fers rouillés. Enfin, le pays semblait vraiment offrir l'illusion d'être ce qu'il y a de mieux dans le monde pour ceux qui n'avaient rien connu d'autre. Bref, Vassili posa enfin la question auquel la réponse allait être une belle avancée à ses recherches:


-Si vous ne leur avez pas demandé ça, vous leur avez au moins demandé leur raison de venir migrer ici?
-Le recueuil de leurs raisons était justement ma première tâche. Et je l'ai continué pour voir si les mêmes réponses persistaient. Ce qui était effectivement le cas, j'ai même un ami qui continue cela pour moi.
-Et?
-Et bien c'est simple; Ils recherchent une meilleure vie. Tous ces migrants sont là pour ça. Après, ils fuyaient deux choses différentes. Certains la guerre, d'autres l'économie de leur pays qui était bien trop désastreuse. Tous ont été attirés par notre pays par une chose en particulier, c'était la publicité vue sur "internet". Vous savez ce que c'est, Vassili?
-Il s'agit de prospectus qui font de la publicité pour diverses choses.


Encore une fois, il lui mentit. En même temps, il n'allait pas dire que c'était un navigateur générée par des lignes et des lignes de codes et d'un peu d'électricité. Déjà que dans ce pays, ils considèrent l'électricité dans tous les ménages comme étant le plus grand progrès de l'humanité, et exclusif chez eux, alors internet...D'ailleurs Midori avait bien détecté le mensonge, puisqu'elle pouffa bêtement pendant sa prise de notes.

Mais sinon, il existait justement sur internet des publicités qui promettaient en Asheland une bien meilleure vie pour les intéressés, et ce depuis février 2014. A l'époque, elles avaient fait parler d'elle dans l'Extérieur, puisque c'était la première fois que le pays faisait parler de lui. Et comme effectivement, des efsanais quittaient leurs pays pour y aller, c'était assez inquiètant -Je ne ferai pas de parallèle avec l'Etat Islamique, c'est pour la partie trois 8)-. Des gens ont même dit qu'ils y allaient pour enfin voir comment était le pays, mais on ne les a jamais revus.


-Et tous les migrants ne viennent que pour ça? Fuir la guerre ou l'économie?
-Ils ne donnent que ces raisons. Ca doit être bien maigre pour vous, mais je peux vous donner les critères d'acceptation des migrants, si vous le désirez.
-Ils sont précisés sur internet. Être un efsanais bien apparant, donc ne pas être noir, par exemple. Avoir moins de 25 ans et parler un minimum l'anglais aussi.
-Voilà, c'est exactement ça, conclua l'hôte.


Ils continuèrent leurs discussions sur d'autres choses, plus légères. Le temps passa, la soirée arriva. Et comme Midori l'avait prévu, l'hôte insista absolument pour qu'ils restent jusqu'à demain matin.
Dans la nuit, un bruit de verre fit éclat. Ne dormant toujours pas car cogitant sur ce qu'il a entendu aujourd'hui, Vassili se leva immédiatement pour aller voir ce que c'était. Quelque chose de sûrement pas très net. Il utilisa la lumière produite par son hayonne pour ne pas se manger tous les coins de murs. Il descendit les escaliers, puisque le fracas provenait certainement d'en-bas.

Arrivé au salon, il éteignit l'intense lumière émanant de l'appareil, puisque la pièce était déjà éclairée. Les éclats de verres au sol et l'alcool abreuvant la tapisserie rouge prouvaient que c'était l'origine du bruit. Puis il observa la personne complétement affalée sur le fauteuil. Leur hôte.
Cela faisait peine à voir. Cet homme qui respirait la classe et la grandeur il y a quelques heures était là, complétement saoul et affalé. Vassili fit quelques pas lents, en prenant soin d'éviter de marcher pieds-nus sur les morceaux de verre, et s'asseya sur le fauteuil d'en face, puis fixa celui qui était bien alcoolisé.


-C'est pas la meilleure image que puisse donner un représentant de l'ordre haut gradé, vous savez.


Ayant tout de même une once de culpabilité, l'inspecteur se remit en place de manière un peu plus correcte, et enfonça sa tête dans ses mains, complétement désespéré. Le sociologue qui observait la scène comprit qu'il ne devait pas être un alcoolique juste pour l'alcool, mais qu'un certain événement devait être lié à ça.


-Je ne veux pas rentrer dans votre vie privée, mais c'est tous les soirs comme ça?
-Presque, depuis...Quelques temps...
-Vous ne pouvez plus vous en passer, en quelque sorte?
-Non, c'est pour essayer...D'oublier, voyez-vous...


Honteux de son propre comportement, il passa sa main sur son visage comme pour essayer de se désaoûler, en vain. Pour quelqu'un qui avait déjà descendu deux bouteilles, les cadavres figurant sur la table, il avait l'air de bien tenir l'alcool.


-Qu'est-ce que vous voulez oublier? Un événement en particulier?
-Vous voyez, quand on est un vrai policier, on doit...On doit intervenir, pas vrai?
-Normalement, oui.
-Il y a une fois où je n'ai pas intervenu, et...Et je ne suis qu'une horrible merde, voyez-vous...
-Vous avez dis une fois, c'est le genre de manquement qui peut arriver. Ce n'était pas si grave, vous êtes un être humain, on est pas à l'abri e toute erreu-
-C'était un viol.


Et le silence se fracassa dans la salle. Le seul bruit qui se produisait était celui de l'horloge en bois, rendant compte de chaque seconde qui passe. Quels étaient longues, ces secondes là. Le chercheur se mit à dévisager la pendule qui rendait la situation encore plus sinistre.  Bien qu'alcoolisé, l'inspecteur reprit là où il en était.


-J'ai regardé une fois un viol, et je n'ai pas réagi. Vous trouvez ça normal, vous?
-Pas du tout. C'est même un acte assez grave. Mais au moins, ce n'est pas vous l'agresseur de cette histoire.


"Vous n'êtes pas l'agresseur". Cette phrase le fit légérement rire, sombrement, rapidement. De son point de vue, c'est faux, il est tout aussi fautif que si c'était lui qui l'avait commit.


-Vous êtiez jeune, non? demanda Vassili.
-C'est le 27 mars 2019, il y a deux ans. Donc non, absolument pas...A l'époque, je fus promu et relocalisé en ville. Une connaissance m'a donc invité à un repas, et c'est là que...Bref, je ne rentrerai pas dans les détails. C'est hors de question. Le plus horrible dans tout ça, c'est que cette jeune fille, je...La voit régulièrement. Au moins une fois par semaine. Vous vous rendez compte?
-Je le comprend bien, disait-il en se levant. Retournez vous coucher. Ce n'est pas l'alcool qui vous aidera à oublier, il va juste vous aider à vous sentir mieux l'espace d'un instant. Et rien ne changera.
-Il vaut mieux un peu que jamais, non?
-Cet événement ne s'effacera pas. Il est fait, et restera à jamais la réalité. Aller, bonne soirée.


Et il retourna dans sa chambre d'invité. L'hôte, quant à lui, lâche un profond soupir et planta de nouveau sa tête dans ses mains. Rien ne pourra faire oublier cet événement, mais au moins, ça faisait du bien d'en parler. C'était la première fois depuis ce tragique moment. Il se retourna finalement dans sa chaise pour interpeller celui qui venait de jouer les psys.


-Monsieur Leschy?
-Quoi? fit-il en s'arrêtant.
-Le gouvernement nous ordonne de mettre un certain produit dans la nourriture que nous offrons aux migrants en guise d'accueil. Celle sur les bateaux qui les ramènent. On ne sait pas ce que c'est...Mais je pense que ça leur fait oublier leur ancienne vie.
-Merci. C'est un bonne piste.


En remontant les escaliers, Vassili se mit à réfléchir sur cette possibilité. Serait-ce ce produit qui ferait oublier aux migrants la réalité de l'Extérieur? Ce serait trop facile. En rouvrant la porte de sa chambre, il se rappela d'un truc. Plus tôt dans l'après-midi, Klara lui avait dit qu'elle était tellement malade le jour de son arrivé qu'elle n'avait strictement rien mangé. Hors, elle se souvenait parfaitement de l'Extérieur.
Mais alors, il viendrait d'où, ce produit?



____________________________
Le final d'aujourd'hui s'est déroulé un peu plus tôt, au moment d'aller se coucher. En effet, partageant la même pièce pour cette nuit, Midori lança son hayonne vers Vassili.

Midori: Tiens, comme tu as la table de chevet, j'te le confie
Vassili: Evidemment *L'attrape* ...C'est toi qui a gravé ça?
Midori: Tu veux parler du coeur avec écrit au milieu "A+P"? Bien sûr que non, moi j'aurai mis "F+M" :o
Vassili: C'est pas faux. Enfin, c'est écrit 1986 juste en dessous, certainement à tes parents
Midori: Non plus, ça aurait été "A+Y". Quand tu me dis que c'est un appareil alien, je pense que ça devait être à l'ancien proprio qui a...Qui a écrit sa trace d'amour
Vassili: Qui a peut être fait l'amour avec, aussi.
Midori: ...Ah ben bien. On te parle alien, tu penses direct à ça :/
Vassili: En même temps, je n'en connais qu'un, je fais pas des apéros tous les soirs sur leur planète. Ah, et cet unique représentant nous racontait lui-même ses positions favorites. Pas que à moi, mais pendant ses cours d'amphi. Donc oui, je pense à ça en premier :/
Midori: ...
Vassili: ...Bon, le deuxième truc essentiel que j'ai retenu aussi, c'est que bien qu'ils soient moins complexés que nous sur la nudité et la sexualité, ils détestent les habits serrés. Ca te va?
Midori: Ah mais je comprends, je suis pareil Pour les habits, pas la nudité :/
Vassili: Bien évidemment

_________________


"Oh I feel your presence
You'll never leave here
But did you leave me anything?
You're the Phantom of my past..."


Il faut qu'on se suicide, c'est un pari sur l'avenir, et je le prends, parce que je suis un homme en COLERE
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